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1 mai 2016 7 01 /05 /mai /2016 13:45

Il y a quelques années, ce devait être en 1995 ou 96, un grand Cheikh ministre d'Etat m'a invité en son pays pour donner des cours de méthodes d'éducation active, dans une grande université des Emirats Arabes Unis.

Accueilli en grande pompe à l'aéroport flambant neuf et majestueux, puis conduit en limousine noire avec chauffeur en uniforme blanc immaculé, je fus logé royalement dans une suite d'un hôtel 5 étoiles presque, aussi pompeux...

Le lendemain de bonne heure, la limousine et son chauffeur m'attendaient pour me conduire à l'Université où un jeune et beau Doyen m'attendait sur le perron en compagnie d'un véritable comité d'accueil, gros bouquet de fleurs magnifiques et invitation à prendre le thé à "la british way", SVP, ...(pendant mon séjour, on m'en fit consommer à tout bout de champ)....

Ma première conférence eut lieu dans un magnifique amphi bourré d'étudiants élégants, propres, attentifs et respectueux, parmi lesquels aucune fille ne figurait... Je compris que cette université n'était fréquentée que par des garçons...

Je me trompais en fait, car le chef de département des sciences de l'Education, présent à mes cotés sur la chaire que j'occupais, me félicita chaudement à la fin de l'entretien que je provoquai avec les étudiants pour contrôle et feed-back, et me pria de "bien vouloir prendre le thé en son bureau, avant de refaire ma conférence pour une présence féminine"...je ne pipai mot, mais je n'en pensai pas moins concernant cette discrimination doublée de perte de temps et d'énergie...

Une demie heure plus tard je me trouvais dans un autre amphithéâtre, face à un aréopage exclusivement féminin en tenue blanche immaculée, aux visages totalement découverts, des yeux d'une beauté étrange et des cheveux partiellement recouverts de beaux foulards chatoyants...

Et avant de rééditer ma conférence, je pris la liberté de m'étonner de cette étrange discrimination entre les deux sexes dans un Etat "moderne" dont les routes, immeubles et jardins fleuris à tous les nombreux ronds points, feraient pleurer de jalousie, nos plus belles villes de Tunisie, où pourtant la mixité à tous les niveaux était de rigueur...(c'était bien avant que l'astre luisant (sic), ne nous grimpe sur le dos; tala3a al badrou 3aleina)...

A la fin du cours qui eut grand succès, je fus assailli par mes étudiantes d'un jour qui voulaient absolument tout savoir sur la mixité scolaire tunisienne...et qui voulaient surtout que j'en parle à leurs doyen et directeurs de départements... Je n'en avais aucune envie...et je n'en eu nul besoin, puisque le lendemain mon amphi était miraculeusement mixte... quoique les rangées de ses pupitres étaient occupées à droite par les filles, à gauche par les garçons, la direction de l'institution ayant eu vent de mon étonnement de la veille, et satisfaite de mes prestations pédagogiques, avait décidé de me faire une fleur...

Encouragé par cette petite ouverture, tout souriant, je menaçai mon auditoire de ne plus ouvrir la bouche avant de voir quelques garçons, muter de leur rangée; et quelques filles de les imiter, en allant s'asseoir dans la rangée des garçons...et devinez quoi ? Après quelques secondes d'hésitation, c'est une dizaine de filles rigolardes qui se rua sur l'autre rangée, où les garçons figés de stupeur hésitaient encore... Il fallut une minute de plus, pour que "ma petite révolution" ait lieu et que j'obtins des rangées mixtes, qui du coup devinrent moins figées, plus souriantes...et à peine moins attentives à ce que je débitais sur les méthodes d'animation des cours... de formation de formateurs...

Je m'attendais à ce que mon séjour dans cette université soit écourté aussitôt que mes frasques fussent connues en haut lieu...il n'en fut rien, je continuai à dispenser non seulement des cours magistraux, mais aussi quelques travaux dirigés et d'autres pratiques, avec des garçons comme étudiants cobayes, ayant pour enseignantes stagiaires des filles enthousiastes et débridées, sous mon contrôle permissif...

Je ne sais pas si ce "greffon" de mixité estudiantine, donna des bourgeons après la fin de ma mission ponctuelle (cela m'étonnerait quand même un peu), mais je m'en serais voulu de ne pas avoir essayé de déranger cet esprit rétrograde au moment où j'en avais eu l'opportunité... Ce qui confirme mon scepticisme quant à la prise de greffe, c'est que contrairement à ce qui était prévu, on s'abstint de m'inviter de nouveau dans les universités de ce pays...

Entre nous, je le regrette à peine...la discrimination sexuelle nous a rejoints ici, nous n'avons presque plus rien à envier aux Pays du Golfe, en dehors de leurs routes et autres nombreuses infrastructures exceptionnelles...

Quant à leurs tares, elles sont ici, en voie d'assimilation quasi-générale...en ce nouveau Tunistan./.

J

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1 mai 2016 7 01 /05 /mai /2016 13:40

Divagations du crépuscule...

Macaque "je" suis et demeure, mais ce n'est pas la modestie qui m'étouffe pour autant...

Divaguons, si vous voulez bien, sinon vaquez à autre chose... *********************************** Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau (et long) voyage et qui, fatigué de guerroyer, a fini par retourner à Ithaque, pour Pénélope et la paix, espérer y retrouver...

Heureuse et valeureuse, Ellissa-Didon qui, fuyant son tyran de frère, a fait un long et houleux voyage, avant d'accoster sur nos paisibles rivages... et Carthage y fonder...

Heureux et valeureux Hannibal, fils non pas de Baal, mais des Barca et de Carthage qu'il a, au prix de sa vie, défendus et honorés...

Heureux qui, comme Bernard Pivot a laissé tomber, sans le vouloir son bac et n'a pas jugé bon de se baisser, pour le ramasser mais... Qui, s'accrochant au Livre, a inspiré d'autres grands érudits qu'il a par la suite, via milliers de livres parcourus, fait connaître... et honorés...

Le Livre, c'est la clé....(ceux fatigués déjà de me lire, peuvent ici s'arrêter...)

*********************************** Avec les autres, divaguons encore...un peu ou jusqu'au bout, ce sera selon...selon votre volonté.

Heureux celui qui, à travers les livres, avalés au kilomètre, voulait comme moi retrouver le temps...ce temps qui n'ayant pu s'arrêter, s'est noyé dans le lac de Lamartine, celui qui n'a jamais pu le sauver.... quoique eût, après, et en son temps, prétendu Proust, qui lui aussi, l'aurait de nouveau retrouvé et perdu, sans jamais vraiment le retrouver...

Heureux ceux qui, tous ont roulé leur bosse... voulant rageusement démentir l'adage qui faussement prétend que, "pierre qui roule, jamais de mousse n'amasse"... cet adage que je suis bien placé pour, avec force, infirmer...

Les voyages forment la jeunesse comme le dit un autre proverbe, mais, ils ne forment pas ‪#‎que‬ la jeunesse.. et on ne voyage pas ‪#‎seulement‬ "avec" voiture, train, bateau, ou avion, le livre est bien meilleur compagnon...et il forme encore mieux et plus profond...

En roulant dans les livres, j'ai récolté, péniblement, bien des choses et bien des pierres, encore plus précieuses que joailleries et clinquants bijoux, que l'argent permet (facilement) aux ignares d'amasser...

Ce n'est pas la modestie qui m'étouffe, je suis prétentieux, je le sais, mais je crois avoir trouvé..."Eureka" ou presque...

J'ai, depuis mon enfance, été un excellent nageur et même un bon chasseur des profondeurs marines, sans toutefois essayer de trop, mes limites, dépasser... Un amateur peut plonger en apnée, au delà de 30 mètres, à condition de bien s'entraîner...à défaut, il peut crever la bouche ouverte, comme un poisson asphyxié, des profondeurs océanes rejeté...et ce que je dis là, n'a rien d'un coq à l'âne...respirez un bon coup; et réfléchissez...on peut dans un (trop seul) livre, se noyer...

On dit toujours autour de moi, que le moi est haïssable, mais moi, je ne suis ni sadique ni maso; et j'aime bien mon ego, et donc, je reviens souvent à moi... J'ai beaucoup plongé dans les eaux poissonneuses, mais mes meilleures pèches, c'est dans les livres que je les ai, depuis ma prime enfance, cherchées et trouvées...

Je suis prétentieux mais j'ai appris bien des choses, j'ai même acquis sur le tard, un diplôme, très supérieur et très officiel dit de "sociologie de la Connaissance et des Idéologies", s'il vous plait, ...mais en fait, c'est juste un tout petit phare... Il me permet à peine de percevoir que tout ce que l'on sait, ce n'est jamais que ce que l'on croit apercevoir, avec des yeux myopes... et du bord du rivage de l'immense... et encore inabordable océan du savoir...

N'empêche qu'en digne macaque humain imparfait et incorrigible, "je" demeure un éternel prétentieux qui croit tout savoir... Et en plus, que vous le croyez ou pas, que ça vous plaise ou pas, en petit macaque humain, (moi ou mon alter ego)... en plus d'être prétentieux, impertinent et agressif, "je" suis, fort stupide...et ça me plait...

On est bien peu de choses, mais on croit en savoir des choses et des choses...

Quant à moi, j'ai même l'impertinence d'affirmer que pierre qui roule, à force de rouler s'érode, s'épuise, se consume et s'émousse, mais qu'à jamais elle laisse le sillon de sa trace...et que..., Les moussaillons du grand Océan du Savoir deviendront un jour, de bon mousses... et que d'autres, deviendront aussi capitaines au long cours et... Et qu'un jour lointain, d'autres ex-macaques, seront mieux armés pour aborder ce qui est encore aujourd'hui inabordable, ces profondeurs infinies du secret de la mort...et mieux armés, non pas pour partout la semer, mais pour, la vie, recréer et donner...

Non pas cette vie de macaques prétentieux et ignares, qui n'arrêtent pas de se prétendre les hommes les meilleurs, mais... Mais, celle de l'Homme apaisé... qui se contentera de vivre et de laisser les autres vivre ...et mourir en paix...

"Je sais" que pour cela, la voie c'est le livre, mais le livre pluriel et varié... ce sont les livres qui me l'ont soufflé,... je sais que seul l'amour des livres, sauvera l'humanité...

Pour le moment, "je" suis un petit macaque humain, imparfait, guerroyeur et prétentieux, mais quand "je" saurai lire et relire des centaines de différents livres, à la place d'un seul , (livre seul ou avec ses dérivés) , "je" pourrai quitter ma peau de macaque ivre; et enfin ‪#‎muter‬...pour vivre et laisser les autres choisir de vivre...ou de sombrer.

La clé est dans la confrontation des livres, livres sacrés ‪#‎et‬ profanes, mystiques #et scientifiques, lyriques #et satiriques...voire sarcastiques,... les meilleurs à mes yeux... Et ça, sarcastiquement ou pas (mais sans guillemets cette fois), je l'affirme et vous dis... avec le risque de pondre une tautologie nouvelle et en boucle inversée, "je le sais, parce que je (le) pense et parce je l'affirme, et que donc, je le sais".

Moi, j'ai voté pour LES livres... et vous, c'est pour quand ?

Je sais que certains préféreront toujours le narguilé aux livres...

Soit, si c'est au nom de la liberté de vivre, en éternel illuminé, endormi, simili éveillé./.

Merci à ceux qui ont réussi à supporter le voyage et m'ont accompagné sur ce nuage, jusqu'au bout de ces divagations crépusculaires...

La Marsa, fin avril 18h40.

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5 avril 2016 2 05 /04 /avril /2016 10:34

Moi qui n'ai vraiment jamais porté ce despote éclairé dans mon cœur, me voici obligé de faire semblant de le défendre contre des enfoirés...

Allons y ‪#‎tristement‬...

I- De "grosses pointures universitaires" publient sur certains médias du dimanche, (en bons chercheurs du dimanche, un peu comme les marcheurs ou les sportifs du même jour) des recettes, que dis-je ‪#‎la_Recette‬ ....par laquelle ils vont nous sortir du marasme dans lequel nous pataugeons depuis parait-il 60 ans....

Oui, nos "éminents" chercheurs, ont parait-il tellement bien cherché, qu'à la fin, ils auraient "découvert" ...que ‪#‎Bourguiba‬ se serait trompé de bataille et surtout... de ‪#‎décolonisation‬...

Bourguiba se serait occupé des seules "décolonisations des militaires" et des "propriétaires terriens français", mais, non content de s'être fâcheusement gavé de leur culture de ‪#‎koffars‬ (mécréants)...et nourri de son véhicule privilégié, (cette "maudite langue ‪#‎françaouie‬"), il s'est astreint à l'‪#‎inoculer‬, pendant des années aux nombreuses générations "bourguibiennes", ...

Soit, on inocule bien les virus, et on achève bien les chevaux.... et donc #Bourguiba nous aurait foutu dans la merde, sans même le savoir, toujours selon nos sauveteurs autoproclamés...

Ainsi, au lieu d'interdire l'usage du français dans l'enseignement et donc réaliser la ‪#‎seule_décolonisation‬ qui vaille à leurs yeux très heuristiques (sic), il se serait attelé à son développement au détriment de ‪#‎notre‬ langue arabe et de #notre culture musulmane...

Ce n'est ni le temps ni l'espace pour rappeler à ces tristes sires, (qui devraient d'ailleurs le savoir, mais tant pis pour eux car ils ne le savent pas) ...qu'avant d'être colonisée par les ‪#‎Français‬, cette terre d'‪#‎Ifriqiya‬ a connu bien d'autres langues et bien d'autres cultures.... qu'elle les a successivement digérées et diversement assimilées... Citez les leur, si vous en avez envie, ....(il y aurait pour vous y aider une photo circulant sur FB qui les égrène les unes après les autres: et qui stipule clairement "je suis ceci je suis cela, je suis aussi et aussi...et qui conclue... je suis Tunisien, ‪#‎ouvert_et_‬tolérant).

Mais je prendrai le temps de leur rappeler que l'arabe a été développé #autant et aussi bien que le français, dans l'école des ‪#‎Beys‬... que dans celle de #Bourguiba qui en prit la relève ...

Et que ce dernier n'a, jamais au grand jamais, "minoré" cette langue et qu'il a même chargé ‪#‎Mahmoud_Messaadi‬ de lui donner un statut privilégié, ce qui l'amènera à tenter de faire enseigner les sciences exactes par son biais, (ce qui d'ailleurs a été un beau fiasco et un grand gâchis...) et que l'Education nationale (du temps de Lamine Chebbi) interdisait aux‪#‎Sadikiens‬ que nous eûmes le privilège et le handicap d'être, de passer le bac français pour nous obliger à nous farcir le bac tunisien qui était autrement plus difficile à obtenir, avec un arabe classique à "coefficient 3", aussi fort que celui des maths et sciences physiques, pour certains...(ce qui était une autre aberration).

Je rappellerai surtout à ces chercheurs qui n'ont rien trouvé du tout... que si l'arabe est aujourd'hui la langue "constitutionnelle" de ce pays, comme l'ont décidé pour lui des Constituants débiles autant qu'avaient été par trop précautionneux, leurs illustres prédécesseurs de 1959,... ce n'est pas la seule langue que les Tunisiens parlent et écrivent, (majorité et diverses minorités confondues), ...et cela fort ‪#‎heureusement‬... pour le plus grand bien de nos enfants.

Je rappellerais aussi à ces illustres imbéciles qui, par opportunisme essaient de plaire à qui vous savez, (aux ‪#‎khouanjias‬, ou #frères pour ne pas les nommer) en même temps qu'à ces derniers, que ceux qu'ils croient devoir imiter, (les Chameliers du Golfe),... que ces adorateurs du ‪#‎dollar‬ et du‪#‎shekel‬ évitent, comme la peste d'envoyer leurs précieux Princes au‪#‎Djihad‬, autant qu'ils évitent, comme le choléra, de les inscrire dans des Universités qui ne soient pas américaines...

Je rappellerai en passant que les ‪#‎pères‬... de ces princes américanisés, parlent l'arabe dans leur grande majorité, aussi bien que notre 6ème Calife parle le français, ...c'est à dire pire qu'une vache espagnole, serait-elle andalouse....

Je signalerai aussi à toutes fins utiles et encore une fois, à ceux qui veulent nous faire retourner au Moyen-âge, que si l'‪#‎anglais‬ est la langue utilisée dans les publications scientifiques de plus de 80 % des chercheurs (y compris arabes); et que le français est la langue scientifique véhiculaire d'un pourcentage conséquent de ces publications, l'arabe n'y représente objectivement qu'un taux insignifiant, à peine décelable...

II-Je conclurai cette tirade sarcastique par un appel plus sérieux au ministre actuel de l'éducation nationale (que j'ai entendu dire il y a quelque temps, qu'il avait l'intention de redonner la place qu'elle mérite à la langue arabe)...

Monsieur le ministre, si vous voulez vraiment être utile aux générations tunisiennes futures et éviter de plaire aux "nouveaux princes" en menant les carrières en devenir de nos enfants, à un cul de sac inévitable,... créez des sections ‪#‎OPTIONNELLES‬ d'arabe classique pour ceux désirant étudier volontairement la ‪#‎poésie_arabe_antique‬ et même pourquoi, pas la langue et la culture de ‪#‎Chanfara‬ et autres poètes préislamiques disparus...

Mais ne faites pas perdre leur avenir à ceux qui veulent aller de l'avant et obtenir pour cela les outils et diplômes utiles, nécessaires et suffisants...faites enseigner en priorité, l'anglais, suivi du français, de l'arabe, ainsi que d'autres langues étrangères #optionnelles nourricières en culture générale et en divers mode de ‪#‎Vie‬...

Prévoyez des formations techniques et technologiques futuristes, le peuple en devenir vous en sera comptable...et reconnaissant!

Mais évitez, comme la peste, de #forcer nos enfants à une culture exclusive du passé, en les #obligeant à se farcir, #malgré_eux, une indigestion d'études lourdes et inutiles, voire conduisant à une véritable "culture de la mort..." le peuple d'aujourd'hui et ses enfants, actuels et futurs, ne vous le pardonneront jamais.

Monsieur le ministre, vous êtes cultivé et savez ce que sociologie des idéologies veut dire,... ayez le courage de VOS idées...ne vous laissez pas dicter celles de passéistes à la limite de la nécrophilie, serait-elle, seulement intellectuelle...

#NB à l'attention de mes amis fidèles: Oui je sais, j'ai promis hier ou avant-hier, de m'abstenir au moins pendant deux semaines.... mais je n'ai pas pu m'empêcher de me mêler de ce qui me regarde...je ne sais pas si je dois m'en excuser.

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4 avril 2016 1 04 /04 /avril /2016 13:23

Bonjour, bonsoir et bonne nuit,
Si je vous fatigue ne lisez pas, mais si ce que je ponds d'habitude vous agrée, lisez... cela risque de vous plaire, ou au moins un tant soit peu, vous intéresser

Ce que je reproduis ici, n'est ni à moi, ni de moi, mais m'inspire...
j'aurais pu l'écrire, je m'en suis déjà donné la preuve en écrivant d'aussi longs et d'aussi beaux discours... quelque peu fatigants à pénétrer par les cerveaux fatigués des têtes évidées comme il y en a tant et tant par les temps qui, à reculons et à pleine vitesse, courent...

Ce que je reproduis là appartiendrait à ‪#‎Sabine_Raillard‬, une chercheuse qui touche à tout, en matière de sciences humaines dans leurs formes multiples; mais qui semble même apte à bien nager dans "ma propre piscine " de la sociologie des idéologies religieuses autant que de l'idéologie tout court...

Ce que je copie et colle ci-après, sans aucune intention de plagiat, appartient à quelqu'une ou à quelqu'un, puisque même #Sabine_Raillard n'a pas l'air de l'avoir vraiment signé, là où je l'ai piqué,... au hasard de mes pérégrinations d'internaute du jour...

Alors reproduisons le, tel quel... tel que je l'ai trouvé ...et que César, s'il existe encore quelque part, se le réapproprie....ou alors Dieu qui reconnaîtra les siens, s'en chargera au cas où cela l'intéresse un peu plus que ce qui se passe...ici bas, parmi cette humanité qui part... en "morceaux épars", ...pour rester poli...

Ce que j'aurais pu, moi-même, écrire et lui donner pour titre, "divagations en eaux profondes"...le voici, lisez à votre rythme, par morceau, si vous ne pouvez d'une seule traite..et respirez là où vous trouverez mes pointillés ..............................................................................................

Le discours du maître est le discours du pouvoir
pouvoir d'inventer des armes
pouvoir de les manier
pouvoir de torturer
pouvoir de tuer
de sang-froid...

Le discours de l'esclave est le discours de l'homme enchaîné
devoir d'obéir
devoir de prendre les armes pour obéir
devoir moral de torturer pour obéir aux ordres
devoir moral de tuer pour obéir à ses chefs
devoir de mourir
de sang-froid...

Le discours du fou est le discours de l'arbitre de chaîne
pouvoir d'arrêter la chaîne par choix pouvoir de déposer les armes par choix
ou de les prendre, c'est selon,
risque d'être torturé par choix
risque d'être tué de sang-froid
avec refus de déserter
en toute liberté
et refus de se rendre
de sang-froid...

Le discours de l'esclave est le devoir de la masse
devoir de suivre la troupe
avec prime de primauté de l'obéissance
sur le refus d'obéir
privilège de la soumission sur la réflexion pour s'en remettre aux ordres
et les exécuter...

Le discours du fou est le discours de l'innocent
pouvoir de manier le tournevis
pour bloquer la machine
pouvoir de contester les ordres
et d'être exécuté
pour non-exécution des ordres
dans le refus d'obtempérer...

La résistance du fou est son privilège
son innocence sans appel
son appel une prière.

Le discours du maître est un ordre de mise à mort
il est l'ordre des mots
pouvoir de faire plier l'esclave
pouvoir de tirer dans la masse
pouvoir d'achever le fou au choix
pouvoir de donner la mort avec les armes
pouvoir d'exécuter d'un mot en agenouillant l'esclave
le fou ne s'agenouille pas le maître ne le sait pas.

Le discours de l'esclave est mortel
mortel d'exécuter
mortel de torturer
mortel d'obéir aux ordres
mortel d'agenouillement
mortel d'imitation
éternel de soumission
immortel de dérision.

Le discours du fou est éternel
il est écrit dans les Ecritures
il est écrit dans les ailes des papillons
il émane du ciel
il émane de la montagne
il émane de la voix qui parle dans les rêves...

Le fou a été réformé
pour avoir lu l'avenir
dans l'interdit d'aller dans les écoles
où l'on apprend à faire la guerre
et à briser le sabre de l'innocent
pour le dégrader...

L'innocent a été humilié, publiquement,
comme un agneau conduit à la boucherie,
comme devant les tondeurs et n'ouvrant pas la bouche, son aspect était défiguré...

Le discours de l'innocent est immortel
il émane de l'origine
il émane des anges
il émane du temps
il émane de l'histoire
des ruches avec leur miel
il est la manne du ciel
la pluie du soleil
la résistance essentielle
il fonde la dignité
le fou ne le sait pas,
son sabre le sait...

Le discours de l'esclave reflète celui du maître
il émane du pouvoir
il dispense de penser
il exempte d'avancer
il introduit la sécurité dans les foyers
il fossilise délicieusement
selon qu'il est écrit
tel maître, tel valet
car il fut un valet qui était venu de nuit demander un bon conseil au fou...

Le discours de l'esclave est copié dans les livres du maître
dans les plans du maître
dans les plans des armes à feu
dans les modes d'emploi des armes à feu
et des armes blanches
selon qu'il avait été écrit
elle portait un sac sur les reins
se vêtait d'habits de deuil
et jeûnait tous les jours de son veuvage

Le discours de l'esclave est dicté par le Maître des Ecoles
sur les places dites d'Armes
de Tien An Men ou de la Paix
dans les écoles dites spéciales
dans les écoles dites Interarmes
dans les écoles de mort des morts au tableau
selon qu'il est écrit
pas de tableau,
pas de commandement, cette année
pour celui qui a trop navigué
sans se montrer dans les Etats-Majors...

Le discours du fou est récité de cœur
car il n'est pas appris par cœur
le fou a été réformé
le fou a été dispensé de baccalauréat
pour discours non conforme
à la norme...

Le fou a été exclu de l'école
pour non adéquation à la norme...

Le fou s'est mis en réserve à l'arrière
car seul un fou monte à l'assaut
Il sait qu'il montera seul
le fou n'a pas choisi sa part de mystère
personne ne songerait à la lui ôter
surtout pour se l'approprier...

Le fou ne sait pas qu'il fut écrit une histoire pour lui
par celui-là même qui était venu de nuit lui demander
un bon conseil de maître...

Alors le fou s'écria ce qui fut écrit dans les grimoires inconnus dans les écoles et les collèges :

"Notre loi condamne-t-elle un homme sans qu'on l'entende et qu'on sache ce qu'il fait"....

La maîtrise du discours du maître
est celle de sa couardise secrète
arme de celui qui brandit son artifice
devant le silence tonitruant
de l'être qu'il n'a pas humé
des êtres fous qui confondent
déments et démons
armes et artifices
larmes et maléfices
bandits et banderilles
guérilla et terrorisme...

La maîtrise du discours du fou
appartient de droit et de fait
au fugitif armé de l'aube blanche de fer de roc d'acier
dans l'ondoiement des blés
requis pour le dissimuler selon qu'il fut écrit quand tu pries fais-le dans le secret...

La maîtrise du fou
est dans la maîtrise des blés
qui brandissent leurs épis
dans le vacarme vociférant
d'une traîtrise humée le temps d'un seul printemps
et respirée de la levée du grain à la moisson d'automne
ainsi s'accomplit pour lui la parole qui disait
Isaïe voyait les Séraphins,
chacun avait six ailes et rien à cacher

La maîtrise du fou
est dans la maîtrise du vent
qui couche les blés
plus efficacement
que le fer le roc l'acier le sang
que les images idolâtres du Pazuzu de Babylone
qui n'avait que quatre ailes...

La maîtrise du fou
est dans la maîtrise des papillons blancs
qui volent deux par deux
le plus souvent
dans la splendeur des étés incandescents
selon la parole d'un inconnu
ils l'avaient reconnu
mais il avait disparu de devant eux...

La maîtrise du fou
est dans les silences des grands chênes
de la Sente au Loup dans la forêt d'Andenne
qui virent arriver les chevaux de l'Ankou
sur les pierres glacées d'effroi par la charge qui passait
dans le vent murmurant une note tenue
il adviendra que le temple sera établi au sommet des montagnes...

La maîtrise du fou
est dans la complainte de la nuit
entendue de l'aveugle
dans la lumière des ténèbres
sous les pieds du pèlerin
à travers les silex du chemin
qui parlent en lui montrant la voie du doigt :

Béthanie se trouve au-delà d'une barre montagneuse
infranchissable par le char d'Ezékiel...

On respectera le discours du fou
car le discours du maître ne dispose du titre de maîtrise d'hume-être
que s'il est énoncé par un homme agenouillé devant le fou
selon qu'il fut écrit
tout genou fléchira

Alors on se souviendra du passé :
le maître ne peut s'autoriser du discours d'hume-être que s'il s'autorise de son effacement devant l'ombre de l'enfant qui s'allonge et qui grandira devant lui

C'est de lui qu'il fut écrit
il faut qu'il advienne et que je diminue...

On reconnaîtra le discours d'un maître à la vision qu'il aura dans le regard à savoir que le maître est maître à l'instant où il respecte ce qu'il voit et qu'il avait respecté de tout temps avant même d'avoir vu
selon qu'il fut écrit
tu n'exigeras rien au-delà de ce qui fut fixé...

L'essence d'un maître reste de ne savoir ce qu'il cherche
selon ce qu'il a appris à lire dans l'écriture
celui qui tient en sa main la pelle à vanner pour nettoyer
son aire recueillera le blé dans son grenier...

L'essence du fou est dans son ‪#‎êtravec‬ avec le maître.
Elle est fondue dans la parole de son regard qui annonce le dire du maître que lui, fou, rencontrera dans les yeux du maître quand son regard à lui, lecteur fou, l'aura croisé
selon qu'il fut écrit
le soir tombe et déjà le jour touche à son terme...
sur l'heure, ils partirent et revinrent à Jérusalem...

On se souviendra à jamais du discours du fou :
l'essence de son être est dans le savoir qu'il possède sur l'‪#‎êtrensemblavec‬, savoir dont il fait don au maître pour lui conférer un titre de maître sur les secrets des fous, secrets à précipiter en savoir de maître, savoir dont il n'a que faire lui, fou, afin que fut entendue la parole :
il n'a pas moissonné et pourtant...

On entendra dans le discours du fou :
le savoir du maître est objet de désir,
la vérité du maître est dans la vérité à advenir du fou, dans sa reddition de maître au discours du fou
selon la parole
il pansera les cœurs meurtris
il annoncera aux captifs la délivrance...

On lira dans le regard du fou :
Le maître est homme de désir, l'objet de son désir lui parvient gratuitement sans être gratuit pour autant par conséquent :
l'homme de désir est maître silencieusement
son désir est plus grand que lui
selon la parole
je ne prendrai pas un chemin de grandeurs
ni de prodiges qui me dépassent...

On gardera en mémoire
que le fou est l'enfant du désir qui seul parle d'amour, que le discours du fou est un discours d'amour et que parler d'amour est un désir fou selon l'énigme de son origine :
il était le narcisse de Saron
la fleur des vallées,
il fut fait dans le secret
au plus profond de la terre...

Le discours du fou engendrera le discours du maître à naître
car le maître à naître n'est pas né.
Il verra le jour
dans le lit du silence de l'été qui s'enfuit
dans la source du feu du printemps de l'été
dans les vignes de l'automne du printemps
dans les chardons étoilés d'une complainte d'hiver
selon qu'il fut écrit:
les hommes ne connaîtront
ni le jour, ni l'heure
le jour les conduira là où
ils ne veulent aller...

Le maître à naître dira le temps des graines
et le temps des bêtes
le temps du ciel
et le temps de l'outil
le temps du souvenir
et le temps de l'oubli
le temps d'un homme à être
et d'un esclave émancipé...

Et l'homme à être entendra l'air du fou
il dira le temps de taire les airs de maître
il donnera au temps un air de silence
il intimera le silence au silence
en traçant son aire dans l'air du temps...

Un maître à être a-t-il jamais connu
le temps du silence à réfléchir avant que de parler
le temps du silence après l'avoir parlé...

A-t-il jamais trouvé le murmure du temps perdu
dans le souffle du vent glacé de l'eau ?

L'homme à être qui connaîtra le temps du silence
sera un maître du désir
parole de l'oracle
le maître de la mort enlacera
celle qu'il désigna d'un seul regard.
Car elle avait lu dans l'écriture des Ecritures
Malheur à vous, scribes,
qui transcrivez des sentences perverses
refusant justice aux indigents...

Le moissonneur de l'être-avec, le squelette à la faux,
l'Ankou, le trépas qui surgit dans la ruelle
celui dont le nom n'est jamais prononcé,
apparaîtra à l'aube pour mieux séduire la belle
et enlever à jamais la malédiction posée sur elle.

Le cocher de l'Ankou mourra de misère
pour n'avoir jamais quitté sa carriole
tel l'ouvreur des barrières
qui mourra d'abondance
pour avoir trop prêté sa clef.

Le silence du trépas fut celui de l'être de silence,
qui, en son attente de vie,
pleurera le silence du désir interdit devant lui.

Telle une brebis, il avait obéi au berger
qui avait prêté sa voix à l'Ecriture...
Il fit venir son fils et parla ainsi :

Quand je mourrai, enterre-moi comme il convient.
Et quand ta mère mourra, enterre-la auprès de moi.
Et puis, pars le jour même, entoure tes beaux-parents de respect et d'attention.
Et il les enterra sans que personne en sache rien...

Le silence du trépas est la récompense de la fin avec fin,
se console sans peine le m'Etre fou,
race de ceux qui conservent la parole sacrée
celui qui touchera au plus petit d'entre les miens
périra par le glaive le feu la géhenne
qui de tout temps furent réservés
à ceux qui oublient le sacre du feu...

Les enlèvements et les déportements signeront le bruissement redoutable des ailes
de l'ange nocturne dans le cri de l'essieu mal graissé de la carriole qui, dit-on,
dissout les boyaux de celles qui par leurs artifices ont échappé une
nouvelle fois à la malédiction passante...

Le rire du maître est semblable à celui du fou
à la pensée première près, qui revient de droit au maître.

La pensée du fou garde le bénéfice de la métaphore,
conservée dans le secret au cœur même de l'alliance.
Le rire du Maître est celle de l'hume-mort
selon le dicté d'un acte de parole :

Laissez les morts enterrer leurs morts,
he that is able receive it, let him receive it,
Silence du Temps, du passé et du futur.

On écoutera le fou silencieusement
car de toute éternité
il a dit la vérité
la sienne présente
celle du maître-fou
présent devant lui
afin que s'accomplisse la parole
de l'annonce d'une parabole :
le peuple qui marchait dans les ténèbres voit une grande lumière,
sur les habitants du sombre pays, la lumière rayonne sur eux.
Le silence du fou annulera le libellé de ses adversaires...

Sa jeunesse lui appartiendra,
il a bu au torrent pendant la sentence,
c'est pourquoi il relèvera la tête,
il recevra dans ses pupilles
la marque de son existence.

Et le silence du Temps
contera l'Histoire
pour mettre les faits en vérité
en fondant La Mémoire....

Ici prend fin, ce que j'aurais pu écrire, ce que j'aurais voulu écrire...

Ici s'achève aujourd'hui ce que j'avais, comme propos, à dire...

Prêtons encore à Ghannouchi le maître de ces jours, ce qui n'appartiendra jamais à Khriji, le vrai faux esclave de demain...

Et empruntons à la fin,
sans plagiat ni scrupule aucun
à ‪#‎Aboul_Kacem‬, l'anti- khriji de toujours,
ce qui dorénavant et pour toujours, nous appartient:

Car demain, si le peuple le décide,
il fera jour...
le ciel ou le destin, devra bien s'y faire... et révéler, dès demain, le nouveau jour,
pour la Tunisie de toujours...

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16 mars 2016 3 16 /03 /mars /2016 18:12

Bonjour,
Cela fait plusieurs jours aujourd'hui qu'une bande de malfrats a coupé et volé des centaines de mètres des câbles de téléphone en cuivre dans plusieurs quartiers de la Marsa et de Carthage...ce qui explique mon absence depuis sur ‪#‎facebook‬, absence que mes amis ont peut-être remarquée...
Le retard accusé par les services télécoms pour remettre en service les lignes de téléphone et les connexions internet, m'aura au moins servi à revisiter la mémoire de mon ordinateur et à y retrouver un texte à mes yeux important, que je vais m'empresser de publier sur ma page, sur celles regroupant les amis de ‪#‎Nabeul‬, ainsi que sur mon compte ou blog personnel ‪#‎overblog‬ sur internet...
Il s'agit d'un brouillon de scénario concernant le "‪#‎Zhar_ou_fleur_de_bigaradier‬" que j'avais commencé à écrire à la demande de ‪#‎Anis_Lassoued‬ au tout début de l'année 2004, et dont l'élaboration s'était poursuivie jusqu'en mars de la même année ...
Ce projet de scénario qui, contrairement à celui des‪#‎Poupées_de_Sucre_de_Nabeul‬ qui a connu un succès mondial, n'a pu être concrétisé, faute d'accord avec le producteur... ce qui est certainement dommage à plus d'un titre...

C'est pourquoi, et pour éviter que les précieuses données que j'ai pu amasser grâce à des recherches, sur ouvrages historiques spécialisés autant que sur Internet et auprès de professionnels, de connaisseurs et d'industriels et autres commerçants du Cap-bon ne se perdent pour tout le monde, j'ai décidé de les diffuser et de les porter à la connaissance de celles et ceux auxquels elles pourraient être de quelque utilité... mais également, à la disposition et à titre ‪#‎gracieux‬, de tout metteur en scène ou producteur intéressés par la finalisation de ce que j'avais entrepris, il y a déjà plus de 12 ans ..Dont acte....

A la fin de ce brouillon, le lecteur trouvera des notes que j'avais alors enregistrées en vue de finir d'élaborer le scénario d'un court métrage consacré à "la fleur de bigaradier", à son histoire antique et moderne ainsi qu'à ce que l'on en fait aujourd'hui... et aux sentiers possibles que l'on pourrait lui faire emprunter demain pour mieux pérenniser ses arts millénaires et multiples qui se perdent... en rentabilisant, davantage et mieux, leurs divers commerces et industries...

LE FRUIT AMER... du bigaradier, arbre aussi précieux qu'encore méconnu.

PRINTEMPS / Cap-Bon :
NABEUL/HAMMAMET/DARCHAABANE/BENIKHIAR…

Séquence 1 Belle matinée de mars /Jardins de bigaradiers en fleurs.

La caméra se promène dans diverses plantations de bigaradiers en fleurs qui s’étendent à perte de vue à travers le cap-bon.
Le narrateur fournit une partie des données relatives à l’histoire du bigaradier et à sa culture ( voir le texte de base) et dans le même temps, c’est une symphonie en vert, oranger et blanc, qui s’offre à la vue du spectateur : Un véritable tableau vivant de milliers d’arbres dont les branches, garnies d’une multitude de feuilles d’un vert luisant, plient jusqu’à terre sous le poids de fruits juteux couleur orange, sont littéralement assiégées par des nuées de magnifiques boutons d’une blancheur rendue encore plus éclatante par la rosée matinale.

Certaines de ces propriétés sont clôturées de murs en torchis passés à la chaux, d’autres sont encadrées de conifères touffus ou de ‘tabias’, haies vives de figues de barbarie; d’autres encore sont grillagées de fils barbelés ; ce sont là quelques-unes des plus belles plantations de la région qui prennent place à Hammamet, Nabeul, Soliman, Bénikhalled, Darchâbane, BéniKhiar…ces villes et villages bénis où s’est réfugiée une partie des milliers de familles mauresques chassées d’Espagne notamment entre le 13ème et le 16ème siècles, tout le long de la reconquête des principautés arabes par les Espagnols Cordoue (1236), Jaén (1246), Séville (1248) et Cadix (1250) ... Grenade résistera encore pendant deux siècles et connaîtra une civilisation à nulle autre pareille au cœur de l’Europe du Moyen-âge.
Mais la reprise de Grenade en 1492, par Ferdinand II d’Aragon et la très catholique Isabelle de Castille, sonne le glas pour les anciens conquérants musulmans, qui malmenés par l’inquisition, émigrent en masse vers l’Afrique du nord, accompagnés par les Juifs, ces compagnons de leur fortune, comme de leur infortune, tout le long de ces siècles de grandeur et de décadence.

Les derniers à partir seront les morisques ; chassés définitivement d'Andalousie en 1610 ; et dont plusieurs vagues vinrent s’installer entre autres, dans les régions fertiles de la Tunisie et notamment au Cap-bon, cette presqu’île en pointe sur la carte de la Tunisie, au sommet de l’Afrique, et qui a l’air de s’élancer vers l’Europe, comme pour signifier son regret, voire son rejet de la déchirure des plaques tectoniques qui l’en ont détachée, il y a de cela quelques millénaires….
Les morisques, en s’implantant au cap-bon, y ont tout naturellement implanté leur culture, leur mode de vie et leur savoir-faire, agricole, artisanal et artistique, ainsi que leur organisation sociale si particulière qui intègre sans problème majeur, des familles juives dans les quartiers musulmans et vice-versa...

Ce sont précisément ces morisques qui commençant dès le 9° siècle, à quitter les foyers étincelants de la culture islamique de l’Andalousie conquise et reperdue et qui, revenus s’installer massivement en terre d’islam, entre le 10° et le 17° siècles, y plantèrent les premiers ‪#‎bigaradiers‬... ceux-ci auront vite fait d’envahir toute les régions ensoleillées et bien arrosées et même de les déborder, par-ci par-là ; ce sont ces mêmes morisques qui, là où ils se sont installés, ont développé entre autres us et coutumes, cet art sublime de la distillerie des fleurs, et notamment celles du bigaradier, art qui a traversé sans encombre plusieurs siècles jusqu’à nos jours…

Il y a encore trente ans, il n’y avait pas une seule famille dans les villes et les villages du cap-bon qui n’ait son propre alambic artisanal pour procéder elle-même à la distillation des fleurs d’oranger, des fleurs de jasmins, des bouquets de menthe, de nessri et autres plantes odorantes ...
Aujourd’hui cette tradition ancestrale commence cependant à disparaître des grandes villes ...et seules les familles des villages les plus retirés continuent de la pratiquer couramment ; dans les villes de cette région du cap-bon, et surtout à Nabeul sa capitale, ce sont les usines de traitement de fleurs qui ont pris le relais et qui achètent massivement ces fleurs et autres produits du bigaradier pour en extraire plusieurs huiles essentielles et notamment le néroli qui vaut son pesant d’or dans le marché mondial de la parfumerie de luxe.

Séquence2 Extérieur/Jour/ Entrée d’une usine de traitement de fleurs à Bénikhiar à 10kms de Nabeul

Nous sommes au début du mois de mars, monsieur Mohamed KACEM est arrivé devant l’usine qu’il a fondée depuis quelques années à l’intérieur même d’un ensemble de vergers dans la campagne de Bénikhiar, pour faciliter entre autre l’approvisionnement en fleurs, et ce après avoir été longtemps le gérant d’une des plus vielles usines de Nabeul ; il est en pleine discussion avec son fils Farouk et leur chef d’approvisionnement ; il leur apprend que plusieurs courtiers internationaux ont déjà confirmé leur volonté d’acquérir de grosses quantités d’huiles essentielles et notamment du ‪#‎néroli‬ en quantité maximale durant cette saison ; le tout à des prix très avantageux pour l’usine...
M. Kacem et son équipe ont déjà depuis de nombreux mois, pris contact avec les propriétaires de grands vergers et signé de nombreux contrats d’achat de leur récolte ‘‘sur pied’’ ; mais considérant le manque de pluie de ces derniers mois, il craint que ces récoltes ne soient insuffisantes ; il recommande donc d’accroître les achats de fleurs, de fruits, de branches et de feuilles, par leurs collecteurs habituels qu’il faut mandater auprès d’autres propriétaires, et s’il le faut, même sur les marchés locaux de la région ; il rappelle par ailleurs qu’il faut se dépêcher de recruter nombre d’ouvriers occasionnels et instaurer des équipes travaillant sans interruption 24h sur 24h, car la saison ne dure en gros, que trois semaines, et elle démarre bientôt…

Délaissant l’entrée de son bureau qui donne sur la cour et dont la porte est largement ouverte, le gérant s’engage à l’intérieur de la distillerie, puis, toujours accompagné par ses principaux collaborateurs, il se met à arpenter les allées et les recoins de la distillerie en procédant à l’inspection minutieuse des appareils et des tuyauteries…

Séquence2bis /Extérieur Jour/ Cour extérieure d’une vieille usine de traitement de fleurs à Nabeul.

A quelques kilomètres de là, dans une belle avenue menant à la plage de Nabeul, Monsieur Chédly Belkhoja, nouveau propriétaire de l’une des plus vielles usines de cette ville, usine dont monsieur Kacem était précisément le gérant, est également entouré de ses collaborateurs ; ils sont dans la cour centrale de l’usine dont les murs ont été fraîchement passés à la chaux ; les portes et les fenêtres ont, elles aussi, été repeintes ; cette grande cour centrale, ombragée par d’immenses palmiers quasi centenaires, a été soigneusement nettoyée ; là aussi l’on est en pleins préparatifs de la campagne de fleurs dites d’oranger ; Monsieur Belkhoja et son ingénieur conseil, qu’il a fait venir de sa distillerie de Tunis, sont en train de faire à leurs collaborateurs, les mêmes recommandations de maximalisation d’achats de produits de bigaradier ; M. Belkhoja qui est devenu depuis des années l’un des plus grands industriels tunisiens en matière de traitement de fleurs et autres plants odorants et qui s’est rendu dans tous les pays d’Europe, d’Amérique et d’Asie, est bien placé pour savoir que le bigaradier est un arbre béni qui peut générer des fortunes ; en effet, une fois traitées, les fleurs du bigaradier, mais également ses feuilles, ses branches et ses oranges amères peuvent rapporter de l’or ; aussi, ayant appris que cette usine de Nabeul était à vendre, cet industriel de Tunis, s’est-il dépêché de l’acquérir pour agrandir son patrimoine et se rapprocher davantage du Cap-Bon, centre de production de cet arbre dont même les Nabeuliens ne connaissent pas vraiment tous les avantages et mérites…

Séquence3 Matinée ensoleillée de fin mars
/Jardin de bigaradier à BENIKHIAR (à 6 km à l’est de NABEUL)

Dans un grand jardin comptant des centaines d’arbres fleuris, une équipe de femmes est à la tâche ; elles cueillent les fleurs de bigaradier ; elles ont étendu des bâches et des couvertures au pied des arbres pour empêcher que les fleurs ne se salissent au contact de la terre ; les ouvrières procèdent à la cueillette à la main.

Pour accéder aux branches les plus hautes, certaines ont grimpé sur des échelles doubles, d’autres sur de petits escabeaux ; d’autres encore sont debout au pied de l’arbre, ces dernières se chargent des branches les plus basses qui ploient sous le poids des fruits et des belles fleurs en boutons. Les ouvrières sont d’âge variable, les plus jeunes sont habillées de jeans et de pull-overs, les autres portent des robes en grosses cotonnades ; parmi les plus âgées, certaines portent même le Kadroune ou la Kachabia, vêtements traditionnels plus couramment portés par les paysans de sexe masculin ; les ouvrières sont très bavardes ; elles sont gaies, certaines chantent à voix haute, mais toutes s’activent énergiquement ; leurs doigts habiles cueillent prestement, mais toujours délicatement, les fleurs qu’elles laissent tomber en cascade sur les couvertures au pied de l’arbre ; de temps à autre, lorsque la quantité de fleurs cueillies devient conséquente, certaines ouvrières se chargent de les ramasser, de peur qu’elles ne soient piétinées ; pour ce faire, elles les rassemblent en petites pyramides au centre de chaque couverture étendue, puis en relevant les bords de la couverture pour en faire un creuset, elles vont les verser sur une bâche placée sous un hangar, avant de revenir rapidement étendre à nouveau la couverture vidée de son contenu à sa place, au pied du même bigaradier qu’elle un instant quitté ; entretemps, les autres ouvrières qui n’ont pas interrompu leur travail, ont évité de faire tomber leurs fleurs sur l’espace démuni de couverture.

Le travail des ouvrières est bien synchronisé, elles n’auraient presque pas besoin d’être contrôlées dans leur activité débordante, mais une femme contremaître est bien là ; elle veille énergiquement au respect de la cadence ; ‘‘il faut faire vite et bien’’, ne cesse-t-elle de répéter ; ce qui ne l’empêche pas de prendre part aux discussions et aux chants des ouvrières.

Sous un hangar, légèrement en retrait, deux ouvriers se chargent de ramasser les boutons de fleurs, à la main ou à l’aide de petites pelles en plastique ; ils les mettent ensuite dans des sacs d’emballage en toile de jute neufs, qu’ils alignent au fur et à mesure contre le mur en vue de leur transport vers le marché local, ou vers les usines de traitement ; en effet, certains courtiers et propriétaires d’usine, clients de longue date de la propriété, ont déjà acheté une partie de la récolte, voire toute la récolte sur pied, bien avant l’apparition des premiers bourgeons.

Séquence4 Extérieur Jour/Zone rurale d’EL MEHEDHBA / (à 18 kms au nord de NABEUL) Place du marché ( 8h30)

Dans cette séquence, on voit des paysans reconnaissables à leur Kachabias, Kadrounes et Burnous, déchargeant leur récolte de fleurs en sacs ; ils les déposent au bord de la route sur les bas côtés, dans la petite place de ce marché saisonnier et ouvrent le haut de leurs sacs pour exposer leurs belles fleurs cueillies la veille, ou le jour même à l’aube ; on voit également des revendeurs exposer leurs fleurs dans de grands couffins ou en tas à même le sol par dessus un sac de jute étalé sur le trottoir ; leurs vêtements les distinguent des agriculteurs, ils portent des pantalons et des pulls, ou bien des salopettes, ou encore de vieux uniformes kakis provenant des surplus de l’armée.
Sur ce marché d’une zone particulièrement rurale, les gens semblent très avertis et leur choix porte presque exclusivement sur les boutons de fleurs exposés par les paysans ; plusieurs clients achètent deux ou trois pesées, ce sont de simples consommateurs venus faire leur petite provision annuelle ; de retour chez eux, ils confieront leurs emplettes à leur femme ou à leur belle mère, qui se feront une joie de les transformer en eau de fleur d’oranger, cet ingrédient indispensable depuis toujours au confort et au bien-être de leur famille ; d’autres clients achètent les fleurs en quantité plus grande ; ce sont des bourgeois aisés et avertis qui ont des besoins plus importants pour leur usage familial ainsi que pour leurs amis citadins qui apprécient et attendent, chaque année, le cadeau d’une belle fiasque odorante ; ce sont par ailleurs des commerçants disséminés dans la foule des clients qui profitent de cette manne pour faire un commerce saisonnier d’eau de fleurs ; ils s’empressent de faire massivement provision de ces fleurs avant qu’elles ne viennent à manquer et que leur prix ne grimpe sensiblement ; ils s’empresseront aussitôt de procéder à leur distillation et à la vente de leur eau en touchant une plus value importante ; les bourgeois et autres consommateurs s’adressent exclusivement aux agriculteurs et évitent même de parler aux ‘‘revendeurs’’ qu’ils soupçonnent de pervertir le marché ; mais ces revendeurs ne chôment pas pour autant, ils ont suffisamment de métier pour attirer quelques consommateurs parmi les moins avertis ou parmi ceux dont les revenus sont plus modestes ; pour cela, ils le savent pertinemment , ils doivent ‘‘casser’’ leurs prix ; et ils le font d’autant plus volontiers qu’ils savent qu’ils vont surtout allécher les commerçants qui achètent les plus grosses quantités et qui tiennent surtout à faire le meilleur bénéfice sur la vente d’eau de ces fleurs, sans s’inquiéter outre mesure de savoir si elles ont été plus ou moins malmenées avant leur distillation...
Les agriculteurs vantent à tue-tête leurs marchandises, chacun y va de sa chansonnette, prétendant que ses fleurs sont les plus belles de la région ; ils citent fièrement la provenance de leur récolte et prétendent que cette année leur produit donnera la meilleure eau de fleur d’oranger ‘‘odorante et pure avec un doigt ‘‘d’huile’’ au sommet de chaque fiasque (feschka) ; il s’agit en fait d’une quantité infime d’essence brunâtre qui n’est autre que ce fameux #néroli…
Les revendeurs eux, mettent surtout l’accent sur les prix qu’ils proposent et sur leur intention déclarée de ‘‘vouloir tout liquider" ...sans faire de bénéfice sur le dos des gens modestes ( Zouawlias, en tunisien)’’.

Séquence 5 /Extérieur jour/NABEUL /Place du marché(9h30)

On assiste, dans cette séquence, ainsi que dans la suivante, aux mêmes scènes de vente des fleurs avec certaines différences de détails surtout au niveau des vêtements des vendeurs et des clients, les uns et les autres, généralement plus citadins à Nabeul, plus campagnards ailleurs.
Ce qui est également caractéristique de Nabeul, c’est que l’écrasante majorité des clients sont des clientes ; la vente se passe dans deux ou trois placettes adjacentes les unes aux autres, tout le long de la rue menant au marché central de la ville.
Le manège de certaines femmes est très révélateur de leur perspicacité ; on les voit monter et descendre la rue en faisant le tour de tous les étals avant de se décider à acheter ; elles n’hésitent pas à toucher à la marchandise en prenant de pleines poignées de boutons de ‪#‎Zahr‬ et en les portant à hauteur de leurs narines pour les humer goulûment ; les revendeurs les houspillent un peu, de peur de voir leurs fleurs abîmées par des contacts répétés, mais les femmes n’en ont cure ; nullement découragées, et pas du tout pressées, elles continuent de circuler, de palper les fleurs et de les sentir, en discutant âprement les prix ; et le plus souvent, elles finissent par obtenir de bien plus avantageux, que la clientèle masculine beaucoup moins agressive…

Séquence6/ Extérieur jour/ Dar Chaabane (à 1km à l’est de Nabeul)/ Place du marché(10h00).
Dans cette séquence répétitive que l’on peut démultiplier à Bénikhiar, Hammamet, Bénikhalled et Soliman, on retrouve des paysans portant Kachabias et Burnous déchargeant leur récolte de fleurs en sacs ; là encore on retrouve les mêmes procédés d’exposition de la marchandise au bord de la route sur le trottoir de la place du marché ; et les mêmes sacs ouverts qui laissent voir les belles fleurs cueillies à l’aube ; on voit également les inévitables commerçants revendeurs exposer leurs fleurs, apparemment moins fraîches, datant de la veille, ou de l’avant veille, mais ayant encore un bon aspect, probablement préservé par le froid du réfrigérateur où elles ont passé la nuit ; les revendeurs exposent leurs marchandises dans de grands couffins ou en tas à même le sol, par dessus les mêmes sacs de jute étalés sur le trottoir . A certains clients, peu familiarisés avec ce rituel de vente et d’achat des fleurs d’oranger, les paysans expliquent qu’il leur faut une ‘‘ouezna’’ ou pesée de quatre kilogrammes de fleurs, pour obtenir une bonne fiasque et deux bouteilles d’eau de fleur d’oranger suffisamment odorante et avec un doigt ‘‘d’huile au sommet de chaque récipient’’.

Séquences7/ Extérieur jour/Nabeul/Maison arabe du R’bat

Dans cette première scène de distillation, il s’agit d’une famille du quartier morisque de Nabeul, le R’bat ; on voit une grand’mère portant de beaux habits traditionnels, les yeux noircis au ‘‘khol’’; elle s’affaire à un alambic qu’elle a installé dans l’arrière cour de la grande maison arabe de sa fille aînée ; il s’agit là de la distillation à l’ancienne ; l’âtre est formé de pierres et de briques réfractaires placées en cercle autour du feu alimenté de bois d’olivier odorant ; un chaudron en cuivre ciselé, le bord bien ajusté au cercle de l’âtre, est en train de chauffer ; il contient de l’eau mélangée à une quantité précise de fleurs, quatre kilogrammes, dont l’artiste va extraire juste de quoi emplir une fiasque de deux litres dite ‘‘de tête’’, c.a.d. de la meilleure qualité ( ‘‘Rass’’, en arabe tunisien) ainsi que deux bouteilles de bonne qualité d’un litre chacune, avant de suspendre la distillation et de recommencer l’opération avec de nouvelles fleurs fraîches ; le haut du chaudron est recouvert par un grand plat en poterie épaisse ; ce plat est renversé par dessus le bord du chaudron ; les deux bordures ont exactement le même diamètre et la grand’mère prend soin de confectionner un joint hermétique entre celle du chaudron et celle du couvercle en poterie ; elle utilise pour cela des bandelettes de tissu qu’elle enduit de temps à autre de terre glaise pour maintenir l’étanchéité parfaite, et empêcher ainsi toute fuite de la précieuse vapeur ; sur le côté de l'ensemble en poterie, on voit sortir un conduit en zinc, en forme d’entonnoir géant, qui se prolonge en s’effilant à l’horizontale jusqu’à une grosse bassine, également en poterie locale, qu’il traverse de part en part pour plonger dans l’eau fraîche qu’elle contient ; ce dispositif artisanal ingénieux est destiné à conduire la vapeur d’eau de fleurs, évidemment brûlante, tout le long de ce cône, et à la rafraîchir assez brutalement, par la traversée de la bassine, ce qui va provoquer sa condensation ; en bout de course l’entonnoir qui s’est progressivement rétréci, n’a plus qu’un centimètre de diamètre ; il s’achève par un bec recourbé vers le bas qui vient s’ajuster au col d’une fiasque posée là, à bon escient par des mains expertes, pour recueillir le précieux goutte à goutte odorant ; la grand’mère est entourée d’une ribambelle d’enfants ; ses petits enfants et leurs copains sont à la fête et chahutent gentiment l’ancêtre ; celle-ci est aux anges, elle fredonne en souriant et en dodelinant de la tête mais, parfois on la voit gronder et menacer les chahuteurs de loin, avec une branche d’olivier qu’elle brandit la main haute; puis elle se rassoit sur sa chaise basse et se remet à contrôler attentivement le débit du goutte à goutte, veillant à éviter qu’il ne s’accélère ; aussitôt qu’elle y perçoit une petite accélération, elle freine l’ardeur du feu en l’aspergeant d’un peu d’eau, puis elle écope l’eau de la bassine devenue trop tiède et la remplace par de l’eau fraîche… Chaque fois qu’une fiasque ou qu’une bouteille s’emplit, la grand’mère pousse des youyous de joie en la retirant d’en dessous du bec de l’alambic et elle la remplace d’un geste synchrone par un autre récipient, sans perdre une seule goutte du précieux liquide parfumé… ; la maîtresse de maison, alertée chaque fois par les youyous de sa mère vient prendre livraison des contenants en s’empressant d’y accoler une étiquette indiquant la qualité du contenu de la fiasque (ras) ou de la bouteille (aakab) ; celles ci seront ensuite exposées au soleil pendant deux à trois jours pour faciliter l’agrégation du précieux néroli et sa remontée à la surface du liquide odorant, et en authentifier ainsi l’indéniable excellence…

Séquence8 /Intérieur jour/Villa d’un quartier cossu de NABEUL.

Là il s’agit d’une maîtresse de maison plus moderne, elle procède au rituel familial dans un local adjacent au garage de sa belle villa donnant sur le jardin dans un quartier résidentiel de Nabeul; ce local a été visiblement agencé pour servir de cuisine additionnelle durant les fêtes et les cérémonies de la famille et éventuellement celles des voisins ; la dame se sert d’un assemblage alambic tout en métal et utilise un grand fourneau en fonte alimenté au gaz butane pour chauffer sa mixture de fleurs d’oranger ; elle est légèrement maquillée et porte un jogging élégant ; plusieurs autres femmes vaquent à ses côtés ; deux d’entre elles finissent de préparer le déjeuner ; une autre dame portant un costume traditionnel avec de belles broderies en soie naturelle, les bras et la poitrine chargés de bijoux en or massif, est allongée sur une chaise longue recouverte d’une couverture en laine écrue ; elle déguste un café noir arrosé de quelques gouttes du ‪#‎zhar‬nouveau tout en vantant le cru 2004 de cette eau de fleur d’oranger ; il s’agit d’une riche parente à laquelle la maîtresse de maison a offert deux de ses meilleures fiasques habillées de satin et élégamment décorées de rubans.
Le matériau de l’alambic et le procédé de chauffage mis à part, le procédé de distillation est comparable à celui de la séquence précédente ; les experts prétendent que rien ne peut remplacer le feu de bois et le feeling d’une vielle grand’ mère pour obtenir le meilleur parfum ; mais cette maîtresse de maison rejette l’argument ; pour elle, il est plus facile de régler l’ardeur du feu par une manette de gaz qu’avec des projections d’eau sur l’âtre ; et elle assure ‘‘ne pas du tout être masochiste et n’éprouver aucune nostalgie pour la fumée de bois et aucun besoin de ses désagréments pour ses yeux et habits’’; par ailleurs, mettant à profit le calibre important de sa cuvette, elle utilise pour chaque ‘‘fournée’’, une quantité plus importante de fleurs à faire bouillir et ne se préoccupe nullement de marquer la chronologie de distillation et d’emplissage des ses récipients; dans cette scène, il n’y a ni enfants, ni cris de joie, et l’ambiance est quelque peu distinguée... sinon snob.

Séquences9 et 10/Extérieur/jour/scènes de rue.
Ces deux autres séquences de distillation, sont le fait de familles, plutôt villageoises de Bénikhiar, où la scène se déroule dans des quartiers périphériques, respectivement de la plage et de la campagne ; dans les deux cas, la distillation prend place carrément dans la rue, devant les maisons arabes modestes mais toujours proprettes ; l’ambiance y est également enjouée ; dans les deux cas, la maîtresse de maison, qui officie elle même, dans un cadre familial traditionnel, est apparemment heureuse d’avoir de la visite ; elle offre des gâteaux parfumés à l’écorce d’orange ou de la confiture de bigarade et du pain pétri à la main et cuit au four traditionnel ‘‘tabouna’’.
Dans les deux cas, ces femmes visiblement expertes en la matière, ne tarissent pas sur les différents aspects de cette tradition, sur ce qu’elles savent de son origine et sur les inestimables bénéfices tirés des différents produits et fruits du bigaradier, dans leur propre vie courante et celles de leurs voisines ; elles sont toutes détentrices de savoirs et de savoir-faire, transmis de mère en fille, depuis des siècles ; us et coutumes plus facilement préservés dans ces familles, modestes, mais très fières de leurs particularités, jusque là préservées des atteintes réductrices de la mondialisation et qui continuent à recourir aux recettes traditionnelles, et à profiter des multiples vertus culinaires et curatives du bigaradier :
Elles utilisent son eau de fleurs, non seulement pour parfumer leur linge après lavage, se parfumer elles-mêmes et se prémunir des coups de soleil de l’été, mais elles en servent également quelques millilitres dans leur café pour en atténuer l’effet quelque peu stressant pour le cœur des adultes et en font même boire aux bébés pour faciliter leur sommeil.
Elles mâchent les feuilles de bigaradier pour se rafraîchir l’haleine aussi bien qu’avec le meilleur dentifrice; elles utilisent le zeste de son fruit pour parfumer les différentes pièces de leurs maisons et en éloigner les mites et les vers ; elles utilisent ce même zeste pour soigner certaines maladies de la peau ; et le jus de la pulpe du fruit leur sert parfois à soigner les yeux de leurs enfants atteints de conjonctivite printanière ; sans oublier les multiples services que leur rend la peau pelée du fruit qui parfume les boissons; et qui est abondamment utilisée dans la confection de pâtisseries traditionnelles, tout comme l’écorce des autres oranges, mais qui donne un goût plus marqué, et un arôme légèrement pimenté…


Notes de l’auteur : Recommandation d’organisation des scènes suivantes avec la collaboration de l’association de sauvegarde de la ville de Nabeul ; la première pour mettre sur pied et filmer une exposition autour de cette tradition du Zhar avec tout le matériel et tous les ustensiles et différents contenants de l’eau de fleurs d’oranger, ainsi que des photos souvenirs ; la seconde permettra de mettre en scène une conférence causerie avec la participation de connaisseurs de l’histoire et des pratiques, ce qui nous donnera l’occasion de faire passer le maximum de ces données dans le texte du narrateur.

Séquence11 /Intérieur/jour/salle de conférence dans un hôtel de Nabeul.
Parmi les manifestations parallèles à la foire de Nabeul, l’association locale de sauvegarde de la ville a organisé une causerie pour débattre avec un public choisi, des différents aspects des traditions régionales en matière de culture et de traitement des fleurs et notamment celles du bigaradier ; cette causerie a lieu dans une salle de conférence très éclairée dans un hôtel de Nabeul, situé non loin des bâtiments de la foire.
Les conférenciers sont installés derrière une table semi-circulaire couverte d’une belle nappe brodée parsemée de fleurs de bigaradier, de brins de bouquets de jasmin et de petites branches de géranium ; légèrement en contrebas, l’espace réservé à l’auditoire est meublé de petites tables circulaires entourées chacune de trois à quatre chaises formant un demi cercle orienté vers les conférenciers ; ces petites tables sont également recouvertes de nappes blanches décorées des mêmes fleurs odorantes que l’on célèbre en cette occasion ...
Debout à côté de la table de conférence, le président de l’association organisatrice se charge des présentations d’usage ; il y a là un aréopage de qualité ; deux historiens, un chercheur agronome et un chimiste qui vont faire de courts exposés, puis animer les débats et répondre aux questions que posera le public composé de notables de la Région de Nabeul et de quelques invités de marque de Tunis et d’ailleurs.

Au cours de ces débats on apprendra en substance, que le bigaradier, dont les fleurs, les feuilles et les branches sont largement utilisées dans la région de Nabeul, pour la production de l’eau de fleur d’oranger et surtout celle du néroli et d’autres essences et extraits, descend directement du cédratier, arbre plusieurs fois millénaire, originaire de l’Inde et qui, bien avant l’ère chrétienne, a été remarqué pour ses multiples vertus culinaires et surtout curatives ; les feuilles mâchées du cédratier, rafraîchissent l’haleine et annihilent l’odeur désagréable de l’oignon et de l’ail ; le zeste de son fruit parfume l’espace et en éloigne les insectes et les mites ; mieux encore, ce zeste est utilisé pour soigner l’épilepsie et certaines maladies de la peau ; son enveloppe molle et crémeuse est consommée agréablement ; le jus de sa pulpe allège l’effet du venin, efface les taches d’encre et soigne même certaines conjonctivites ; ce jus blanchit par ailleurs le pain de froment et va jusqu’à gommer les taches de rousseur indésirables ; des pépins de son fruit, on extrait une huile qui soigne les piqûres de scorpion....

Il n’est donc pas surprenant que ce cédratier, véritable arbre-panacée, ait été recherché de tous temps, et acclimaté partout où cela a été possible, de l’Indus à la Méditerranée, en passant par la Perse, la Mésopotamie, le Yémen, les côtes orientales de l’Afrique, l’Ethiopie, l’Egypte, l’Afrique du nord et même certains pays du nord de la Méditerranée.
C’est ainsi que, Sumériens, Babyloniens, Phéniciens, Puniques, Gréco-romains ou Arabes, tous le plantaient, là où ils accostaient, pour négocier ou pour coloniser…
On raconte que le prophète Mohamed lui-même, avait un beau cédratier dans la cour de sa maison.
Et voilà que le premier descendant du cédratier, notre fameux bigaradier, se révèle être l'héritier de toutes les qualités du père, sans avoir à en assumer les défauts ; à titre d’exemple, les fleurs du père sont fades et leur parfum à la limite du désagréable ; celles du fils l’emportent sur toutes les autres par leur parfum, suave et pénétrant à l’envi….

Quand, précisément le bigaradier fit-il son apparition ? Et où ? On le saura peut-être un jour plus précisément ; cependant, des géographes arabes, nous apprennent par leurs ouvrages relatés ici, par M. Mohamed BOUDEN conférencier principal du jour, que du temps des Aghlabides (contemporains de Charlemagne), un jardin d’agrément comportait un millier d’orangers amers du côté de Kairouan ville tunisienne dont ils avaient fait leur capitale; ces bigaradiers ont vite fait de gagner les meilleures terres du nord de la Tunisie, de la Sicile et surtout de l’Espagne où ils ont grandement participé au développement de la civilisation et de l’art andalous, notamment en matière de fabrication de parfums.
C’est ainsi que le monde arabe, n’étant plus satisfait des méthodes d’extraction des arômes, anciennes, mais vétustes, inventa la distillation proprement dite.
C’est au 10ème siècle de l’ère chrétienne que, Al Razi, plus connu en Occident comme Rhazes (v. 864-v. 925) philosophe, grand médecin et non moins grand pharmacien et père de la chimie moderne, améliore le système de la distillation à peine inventé, ce qui lui permet de fabriquer les premiers alcools, (Al Kuhul), terme qui donnera notamment alcohol en anglais et alcool en français ) et ce, en distillant des produits sucrés ( fruits et autres) préalablement fermentés ...
Dès lors, de Bagdad à Kairouan, en passant par Alexandrie, Palerme ou Cordoue, les parfumeurs, et même de simples esthètes amateurs, se mettent à distiller toutes fleurs sentant bon, de la rose aux fleurs de bigaradier, en passant par le jasmin, le santal, la jonquille, le narcisse et le géranium.

Le Califat de Cordoue, fondé en 756, connaît alors son apogée et l’Andalousie devient le centre des civilisations sarrasine et mauresque ; Grenade, Cordoue, Séville et Jaén sont les foyers étincelants de la culture islamique ; mais au début du 11eS, le royaume cordouan se divise en plusieurs principautés mauresques indépendantes et ne vivant pas toujours en harmonie, et la décadence guette…
Les Espagnols reprennent successivement Cordoue(1236), Jaén(1246), Séville(1248) et Cadix(1250).
Grenade résistera encore pendant deux siècles et connaîtra une civilisation à nulle autre pareille au cœur de l’Europe du Moyen-âge.
Mais la reprise de Grenade, (1492), par Ferdinand II d’Aragon et la très catholique Isabelle de Castille, sonne le glas pour les arabes décadents, qui malmenés par l’inquisition, émigrent en masse vers l’Afrique du Nord emportant avec eux leur savoir-faire, et surtout leurs fleurs odorantes.... les derniers à partir sont les fameux morisques qui, chassés définitivement de l’Andalousie en 1610, s’installent dans les régions fertiles de la Tunisie et donc, entre autres, au Cap-bon.

De nos jours, Nabeul comprend encore un grand quartier moresque (le R’BAT), Dar-Châbane-El-Fihry, une localité proche a, elle aussi, abrité une forte proportion de mauresques dont les descendants continuent de s’illustrer par leur maîtrise des arts et le raffinement de leur vie quotidienne, tels que l’art culinaire et pâtissier, le jardinage et les techniques sophistiquées de l’irrigation, et bien sûr la distillation des fleurs et notamment celles du fameux Zahr de Nabeul ; la boucle est pour ainsi dire, bouclée : le bigaradier exporté de Kairouan par leurs ancêtres quelques siècles plus tôt, est ‘‘rapatrié’’ en terre maghrébine par les morisques exilés d’Espagne.
Avec ce ‘‘retour’’ des morisques, l’agriculture connaît un renouveau notoire et le commerce et l’industrie se développent à outrance dans le fameux triangle méditerranéen : Tunis, Marseille, Livourne, où s’installe une forte colonie juive originaire d’Espagne.
C’est justement quelque temps après que Anne Marie de Trémoille, épouse du prince de ‪#‎Nerola‬ découvre, vers 1675, un nouveau parfum : l’huile de fleur d’oranger, appelé depuis #néroli.

L’un des conférenciers nous apprend que, plus près de nous, c’est dans les années 1900, qu’un certain Jean-Marie VIAL, a commencé à extraire le néroli des orangeraies de Nabeul grâce à un bel alambic tout en cuivre, jalousement gardé de nos jours à Bénikhiar dans le bureau de M. ‪#‎Kacem‬.... pour la petite histoire, cet alambic aurait fait son premier voyage, de Tunis vers Nabeul, à dos d’âne, entre 1920 et 1925 ; et à partir des années 50, la Tunisie est devenue pratiquement le premier pourvoyeur de néroli au monde...
Il ressort des questions et réponses du débat que, dans ces années cinquante, des parfumeurs français de la ville de Grasse, ayant des difficultés croissantes à s’approvisionner en fleurs d’oranger, sont venus fonder, au cap-bon, une société pour le traitement des fleurs et autres dérivés du bigaradier local en vue de leur commercialisation en France ; puis au début des années 60, c’est la société GUERLAIN qui vient investir dans le secteur près de Nabeul ; J.P.Guerlain, lui-même présent dans la salle, nous rappelle que ses ancêtres fournissaient déjà, dès l’année 1854, l’eau de Cologne ‘‘Impériale’’, à forte composante de néroli, pour le bonheur des têtes couronnées de l’Europe du 19° siècle, et notamment pour le bonheur de l’impératrice Eugénie, épouse de Napoléon III qui en raffolait....
Guerlain certifie que la qualité du néroli tunisien est devenue depuis ces trois dernières décennies, bien meilleure que celle du néroli marocain ou égyptien ; il nous apprend également que le Cap-bon produit la quasi totalité des 400 à 450 kilogrammes annuels de néroli tunisien et que la nouvelle société qu’il vient de fonder avec un tunisien, en utilise chaque année entre 60 et 160 kilos, selon l’importance des récoltes annuelles.

A la fin des débats, le président de l’association de sauvegarde de la ville convie ses invités à le suivre pour la visite d’une exposition qui se tient dans un autre espace du même hôtel.

Séquence12/Intérieur/jour/hall d’exposition du même hôtel.

Description de l’exposition alibi d’une partie importante du texte : exposition autour de cette tradition du Zhar avec tout le matériel, tous les ustensiles et les différents contenants d’eau de fleurs d’oranger, ainsi que des photos souvenirs de tous genres d’alambics anciens et plus modernes de tous formats ; fiasques vides encore translucides, mais plus ou moins vieillies par le temps, fiasques ventrues, habillées de satin et garnies de rubans ; bouteilles multiformes de différents coloris contenant de vieux extraits d’eau de différentes fleurs de la région…Photos montrant les scènes de cueillettes de fleurs, des scènes de distillation des années 50/60 et d'avant
; des photos prises à l’intérieur des usines de traitement de fleurs, montrant le déchargement des produits des charrettes ou leur transvasement dans les bacs d’emmagasinage …description encore à élaborer….

Séquence13 /Extérieur/jour/Place de la Jarre/ Nabeul.

La place est décorée de banderoles et de drapeaux ; les armoiries de la ville de Nabeul aux couleurs orange et vert, flottent au vent à coté du drapeau national rouge et blanc ; certaines banderoles portent des inscriptions de bienvenue en arabe ; d’autres banderoles en arabe, en français et en anglais, explicitent l’occasion des festivités et annoncent la durée de cette foire courue par tous les Tunisiens qui vont en profiter comme chaque année, au courant du mois d’avril, pour faire provision d’eau de fleurs, d’oranger certes, mais également de roses, de nesri, de géraniums et d’autres plantes locales odorantes, sans oublier divers articles, comme les draperies, les ustensiles de toutes sortes et même les meubles et la vaisselle qui sont offerts à des prix défiant toute concurrence, sur les dix hectares de ses bâtiments.

Pour l’instant, la foule est amassée tout autour de la ‘Place de la Jarre’, cette grande jarre, qui trône au centre d’une grande place et qui est fameuse à travers le monde, par l’immense sapin qu’elle contient en son sein, comme un vase qui contenant un simple bouquet ; il y a là bien sûr des Tunisiens, mais également beaucoup de touristes étrangers ; des Français, des Allemands surtout, mais aussi quelques Anglais et même des Japonais et quelques Américains qui regardent, tous, le spectacle de la procession qui se prépare…
Des responsables sont en train de resserrer les rangs de plusieurs organisations de jeunesse et corps de métiers qui vont défiler avec la fanfare et autres orchestres locaux ; la tête du défilé est constituée par l’équipe locale de Basket-ball, foudre de guerre du championnat national et qui va participer aux rencontres de la coupe spéciale de la foire dotée d’une prime importante par la mairie ; suivent les majorettes de la ville de Sousse, les scouts de Nabeul, la brigade des anciens chasseurs avec leurs carabines traditionnelles ‪#‎Karabilas‬ à large canon qui vont cracher bruyamment des salves de poudre, de paille et de fumée acre; chaque groupe est précédé par son porte-drapeau qui exhibe une pancarte en contreplaqué peint, sur laquelle est mentionné le nom de sa formation ; un peu plus haut dans le défilé prêt à démarrer, on voit, derrière une banderole frappée du drapeau allemand et portant des inscriptions en arabe et en allemand, plusieurs coureurs de fond qui s’échauffent en sautillant ou en faisant, presque sur place, de courtes foulées rapides intercalées d’assouplissements ; un certain nombre de ces athlètes, hommes et femmes sont Nabeuliens mais d’autres, encore plus nombreux, sont Allemands ; ils appartiennent à des clubs des ‘Lands’ de Rhénanie et de Westphalie liés à la Région de Nabeul par une convention de coopération et d’échanges sportifs et culturels ; ces clubs participent, depuis des années, à un certain nombre de manifestations à Nabeul en y dépêchant des dizaines de jeunes et moins jeunes représentants.
Les athlètes s’apprêtent à prendre part à une course d’une dizaine de kilomètres, qui va se dérouler à travers les rues et ruelles de la ville et dont le départ est prévu dans quelques minutes, à la fin du défilé … ; l’ambiance est à la fête et l’on entend plusieurs personnes interpeller des amis, tandis que les enfants excités par la musique et le brouhaha, poussent des cris de joie.
Tout à coup, on entend des coups de sifflet, puis le bruit de sirène des motos de la police qui arrivent en trombe, suivies de près, par une imposante voiture officielle de couleur noire ; la voiture s’immobilise tout prêt de la jarre dans un espace relativement dégagé ; les portières arrières s’ouvrent pour laisser apparaître le Gouverneur de la Région, suivi l’instant d’après par le Ministre du tourisme et de l’artisanat tout souriant. La foule applaudit et le ministre la salue avec de grands gestes ; puis, à l’invitation du gouverneur, il se dirige vers un groupe de responsables, figés côte à côte en ligne, presque ‘’au garde à vous’’ ; il leur sert la main, adressant à chacun et à chacune, un petit mot de remerciement et d’encouragement.
Entre-temps, la voiture officielle est venue se ranger à la tête du défilé et le ministre, ayant fini de saluer le groupe de responsables, regagne sa voiture toujours accompagné par le gouverneur ; la voiture démarre en souplesse avec un dernier geste du ministre qui salue la foule ; le cortège des différentes formations s’ébranle derrière la voiture qui accélère ; le défilé va durer une bonne demi-heure sur l’avenue principale de Nabeul, le ministre et son hôte auront tout le loisir de déguster un bon café parfumé à l’eau de fleur d’oranger au siège du gouvernorat, situé à une centaine de mètres des bâtiments de la foire, avant de gagner la tribune officielle et assister au final du défilé…

Séquence14 /Extérieur /jour/ Tribune officielle à proximité des bâtiments de la foire/.

Sur une tribune couverte, installée pour l’occasion, à proximité des bâtiments de la foire devant lesquels va s’achever le défilé, ont pris place une cinquantaine de notables de la ville sur des chaises rembourrées ; la tribune est décorée de quantité de drapeaux et banderoles ; en son centre trônent quatre fauteuils en cuir noir destinés au ministre, au gouverneur, au maire et au secrétaire général local du parti au pouvoir ; on voit d’ailleurs ces derniers arriver ; deux voitures viennent de les déposer à quelques mètres de la tribune et ils parcourent le reste de la distance à pied ; le ministre et le gouverneur escaladent prestement le petit escabeau permettant l’accès à la tribune, suivis par le maire, puis par le secrétaire général du parti qui ferme la marche.

Un bref instant après, la tête du défilé apparaît sous les beaux ficus taillés en cubes de l’avenue Habib Bourguiba ; les formations probablement informées de l’arrivée des officiels sur la tribune, ont accéléré leur marche et avancent rapidement ; chaque association, parvenue à hauteur de la tribune, marque brièvement le pas en saluant les officiels qui l’applaudissent chaleureusement, puis continue rapidement vers le rond point de la plage, au bout de l’avenue ; là, les formations toujours alignées, vont attendre de voir la fin de la petite cérémonie d’inauguration de la foire qui va suivre, ainsi que l’entrée des personnalités invitées avant de suivre ce derniers à l’intérieur de la foire et de s’y disperser ;

Séquence15 /Extérieur /jour/Entrée de la foire.

La dernière formation ayant achevé de défiler devant le ministre, celui-ci, guidé par le gouverneur et suivi par le reste des invités officiels, se dirige vers l’entrée de la foire où se sont rangés les athlètes devant participer à la course de demi fond qui va se dérouler dans les rues de Nabeul. Le ministre auquel un responsable sportif présente un pistolet d’alarme, le prend en souriant et très à l’aise dans son rôle de ‘Starter du jour’, tend le bras vers le ciel et fait tonner le signal du départ ; les athlètes s’élancent dans une légère bousculade et le ministre s’avance vers l’entrée de la foire où l’attend un autre comité composé essentiellement de jeunes enfants impeccablement habillés et les cheveux soigneusement peignés ; au centre du groupe se trouve une bambine aux joues roses, portant une belle robe blanche décorée de broderies de Nabeul ; elle se tient droite, les jambes bien serrées, un coussinet exposé sur ses deux mains, les bras mi-fléchis légèrement tendus vers l’avant ; elle a été élue l’avant-veille en qualité de "plus belle fillette de Nabeul" et on l’a soigneusement préparée à la responsabilité, et à l’honneur, de présenter au ministre le beau coussin brodé sur lequel repose une paire de ciseaux en acier inoxydable décorés de deux rubans, oranger et vert ; sa première dauphine, tout aussi mignonne, est à ses côtés ; elle tient un grand bouquet de fleurs qu’elle doit quant à elle, offrir au ministre ; les deux fillettes sont visiblement intimidées, malgré les encouragements de leur entourage ; le ministre souriant, s’avance d’abord vers la dauphine qu’il embrasse sur les deux joues avant de la ‘‘débarrasser’’ du gros bouquet dont elle ne savait plus quoi faire, tant elle avait été désarçonnée par ce geste affectueux pourtant attendu ; le ministre se retourne pour tendre le bouquet à quelqu'un derrière lui qui s’empresse à son tour de le donner à un chauffeur ; le ministre toujours souriant, s’avance ensuite vers la toute jeune ‘‘miss’’ qu’il embrasse également sur les deux joues avant de prendre les ciseaux qu’elle lui présente gracieusement avec une profonde révérence très applaudie ; il s’avance d’un pas vers le cordon tressé de rubans verts et oranger qui barre la porte d’entrée de la foire et invite le gouverneur à cosigner avec lui, le coup de ciseau symbolique ; les deux hommes sont tout sourire, chacun tenant le ruban d’une main ; le ministre y donne un premier coup de ciseaux du côté tenu par le gouverneur et, en maintenant adroitement le ruban de sa main gauche, il y donne de sa main droite croisée, un deuxième coup de ciseaux et en recueille une bandelette d’une vingtaine de centimètres qu’il offre en souvenir à la fillette qui tient maintenant son coussin sous le bras, un peu comme s’il s’agissait d’un cartable.
Ce geste inaugural accompli sous les applaudissements nourris de la foule, le ministre s’avance alors à l’intérieur de la foire suivi de près par le gouverneur et le maire, puis par le reste du groupe officiel pour la visite d’un certain nombre de stands ; il y a là les stands français de parfums de Grasse et de porcelaine de Limoges, ceux allemands de broderies et de cotonnades, ceux pakistanais et chinois de magnifiques tapis faits mains…Au centre de la foire bien en vue il y a un grand kiosque devant lequel s’élève un énorme alambic de trois à quatre mètres....

Séquence17)19 Extérieur/ jour/Cour extérieure d’une autre usine de traitement des fleurs/Nabeul/Route de la plage.

Revoir cette séquence chute, peut être la placer en fin de saison au mois de juin, mois charnière de fin et de redémarrage de la saison ; on traite alors les écorces et la pulpe du fruit qui pourraient donner lieu à un nouveau marché de marmelade, de cire pour parquets et pourquoi pas de détergents ……….Nous sommes dans la cour extérieure de l’usine où sont aménagés de grands bacs en maçonnerie parmi lesquels certains sont déjà remplis de sacs de feuilles, d’autres encore de fines branches ; d’autres bacs enfin, sont remplis du fruit de bigaradier : de grosses oranges amères, de forme légèrement aplatie aux deux pôles ; la campagne de fleurs est finie depuis de longs mois et celle des feuilles touche à sa fin, nous sommes au début du mois de juin et le nouveau propriétaire de l’usine a tenu à la faire tourner le plus longtemps possible même au ralenti, surtout pour permette à la plus grande partie de son personnel de ne pas se trouver au chômage technique pendant trop longtemps ; il y a encore quelques années, les ouvriers de ces distilleries travaillaient pendant le seul mois de mars, la campagne était alors uniquement centrée sur le traitement de fleurs ; la floraison du bigaradier commençant au mois de février, la cueillette était finie durant la troisième semaine de mars et parfois la première d'avril; et fin mars, la plus grosse partie de la main d’œuvre, essentiellement saisonnière,devait chercher un autre travail ; avec le traitement des feuilles, des branchages et de l’écorce du fruit, le bigaradier est devenu ces dernière années source de travail quasi permanent pour des centaines d’ouvriers des deux sexes …
Des camions et des charrettes continuent d’arriver pour livrer leurs divers produits ; des ouvriers de l’usine sont là pour les recevoir et les guider vers les bacs appropriés. Un contremaître supervise les opérations de tri et de dépôt dans les différents bacs ; chaque fois qu’une livraison est achevée, le contremaître délivre un bon de réception que le livreur se dépêche d’aller présenter au bureau du comptable pour se faire payer ; la cour grouille de monde et chacun s’affaire à une tâche précise ; dans l’arrière-cour, une vingtaine de femmes sont en train de peler de grosses quantités de bigarades, ces oranges à la pulpe si amère ; Elles découpent la peau avec une dextérité étonnante en faisant parcourir à leur couteau un tracé en colimaçon qui permet d’obtenir une pelure en serpentin et en un seul morceau; cette découpe des pelures de bigarade est une activité qui connaît un regain d’intérêt auprès des industriels ; ceux-ci ont pris conscience qu’elle leur procure des rentrées non négligeables de devises et qu’elle peut s’étendre sur plusieurs mois de l’année alors que la campagne des fleurs ne dure qu’une vingtaine de jours ; non loin de là, on voit d’ailleurs une grande quantité de ces pelures accrochées à des étendoirs multiples d’un séchoir géant bien exposé au soleil et au vent et des centaines de sacs emplis de ces écorces séchées à l’abri d’un hangar prêts à l’exportation vers l’Europe et les U.S.A. ; un peu à l’écart, certains propriétaires venus avec leur chauffeur-livreur, observent la scène en discutant ensemble ; à leur mine, on peut deviner que les prix auxquels sont achetés leurs produits ne leur conviennent pas vraiment ; quelques-uns ont même l’air tout à fait furieux ; ils gesticulent en clamant haut et fort que ces prix couvrent à peine les frais qu’ils engagent pour la culture du bigaradier, les soins qu’ils y apportent, sans oublier ceux engagés pour la cueillette et le transport ; il faut dire que la nappe phréatique de la région n’est plus ce qu’elle était durant les années 60 à 80 ; et qu’au manque chronique de pluie, auquel les agriculteurs avaient jusqu’alors pu faire face par l’irrigation ponctuelle, est venu s’ajouter une surconsommation de l’eau de plus en plus difficile à contenir, avec la démultiplication des piscines et salles de bains des hôtels et des immenses villas cossues qui ont poussé comme des champignons durant les deux dernières décennies, dans cette zone de Nabeul-Hammamet, éminemment touristique. L’irrigation est ainsi devenue beaucoup plus problématique ; et les récoltes, d’année en année de plus en plus aléatoires, sinon de plus en plus maigres ; et les agriculteurs de fulminer contre les courtiers étrangers qui, disent-il, ‘‘ font fortune, sans se fatiguer, en se contentant de faire les intermédiaires entre les usines locales et le marché mondial des essences…’’ Ces agriculteurs sont conscients du fait que leur corporation produisait 2000 tonnes de fleurs, en moyenne durant les années 1970/80 alors qu’en 2002, il n’en a été produit et collecté que 800 tonnes ; ils savent pertinemment qu’ils vendent leurs produits à des prix ridiculement bas quand on considère, comme ils le font chaque année, que le kilo de néroli se vend bon an mal an, entre 2500 et 3000 dollars, et ils prennent conscience du fait qu’ils ne se sont peut-être pas suffisamment impliqués dans la gestion de leur patrimoine qui donne chaque année un nouveau produit à plus-value intéressante. De fil en aiguille, la discussion amène un noyau d’agriculteurs, à envisager sérieusement de fonder une deuxième coopérative ou une société anonyme privée pour exploiter jusqu’au bout leur patrimoine, à l’instar de la première coopérative fondée à Nabeul depuis l’année 1977 et qui est aujourd’hui florissante ; et comme certaines coopératives viticoles de la Région, qui ont été amenées à vinifier elles mêmes leurs récoltes pour maximaliser leur chiffre d’affaires ; les plus jeunes des agriculteurs présents semblent être les plus motivés, ils savent qu’il y a encore de nombreuses places à prendre dans l’industrie exportatrice spécialisée ; d’autant plus que la campagne de fleurs d’oranger que connaissaient leurs parents et qui ne durait alors initialement que trois semaines peut s’étendre maintenant pratiquement à toute l’année avec le traitement nouveau des feuilles et branchages et avec les techniques d’extraction qui produisent les essences, les absolues, les diverses absolues et concrètes sans oublier l’exportation des pelures ; ils se surprennent à sourire et même à se congratuler ; ils semblent enfin décidés à prendre les dispositions légales pour franchir le pas et créer leurs propres unités de traitement de fleurs et pourquoi pas exporter eux-mêmes les essences extraites de leurs produits. Ils sont convaincus que, diversifier leurs activités pour faire barrage à la razzia des intermédiaires de tous bords, éviter d’offrir à ces derniers les occasions de toucher, sans fatigue et sans risques, les plus grosses parts de plus-value des produits de base de leur patrimoine, est la seule voie de salut ; ils ne désespèrent d’ailleurs pas d’amener le reste des agriculteurs à leur emboîter le pas et envisager d’avoir à nouveau, ensemble ou séparément, des lendemains qui chantent ; des lendemains qui sentent bon la fleur d’un arbre qui, après leur avoir paru jusque-là quelque peu ingrat, semble vouloir leur distiller dorénavant, du moins ils l’espèrent, de véritables baumes à leurs cœurs meurtris et qui les rendront, peut être euphoriques ?.. et en tout cas, moins amers /.

Quelques notes pour la finition du texte Narrateur :

Interview de monsieur KACEM le gérant de l’usine
Entretien avec un ou deux agriculteurs
Interview d’un courtier local et de courtiers internationaux
Entretien poussé pour détails nécessaires au scénario.
Quelques questions à poser à Si Kacem et autres personnes ressources :
Le nom complet de Guerlain et ses associés ; depuis quand opère-t-il à Nabeul ; combien y a t il d’usines de traitement au cap bon et où sont elles précisément localisées? recueillir une description sommaire des procédures particulières d’obtention des différentes essences ; l’essence d’orange, extraite de l’écorce du fruit et utilisée comme agent aromatisant, Par qui et pourquoi l’essence du petit-grain, extraite des feuilles et des branches est utilisée en parfumerie comment et pourquoi, et bien entendu l’essence la plus prisée : le néroli dont quelques litres, voire quelques centilitres vaudront leur pesant en millions lourds pour quelques exploitants, les intermédiaires et les courtiers. Déterminer les prix de vente de chaque essence, le nombre et la nationalité des courtiers et intermédiaires ; savoir s’il y a des agriculteurs qui ont constitué des sociétés de traitement en coopérative et sinon pourquoi ? et si cela se faisait est ce que ce serait viable ou non.
Ne pas oublier la Recommandation d’organisation des scènes supplémentaires avec la complicité de l’association de sauvegarde de la ville de Nabeul... et de s’y prendre à temps : deux moins au moins avant la foire donc en février pour avril; la première pour mettre sur pied et filmer une exposition autour de cette tradition du ‘‘Zhar’’ avec tout le matériel et tous les ustensiles et les différents contenants de l’eau de fleurs d’oranger, ainsi que des photos souvenirs ; la seconde permettra de mettre en scène une conférence causerie avec la participation de connaisseurs de l’histoire et des pratiques, ce qui nous donnera l’occasion de faire moisson d'un surplus de données pour le texte du narrateur
Se faire préciser la date de création de l’usine de la route de la plage et le nom de son fondateur.
Retrouver le nom et l’historique de l’usine des Miraour…
Pourquoi le marché de la marmelade n’a pas été prospecté.
Pourquoi celui des détergents n’a pas été ébauché ?
Que fait-on exactement de la pelure de bigaradier avant et après son séchage ?
Quid de monsieur ‪#‎Slama‬ qui essaie d’innover et qui expérimente la distillation des feuilles de ‪#‎citronniers‬ et même celles des citrons doux (bigaradiers) et dont les résultats sont prometteurs puisqu’il aurait obtenu de nouvelles essences au parfum très délicat qui finiront par trouver acquéreur parmi le millier d’industriels spécialisés que compte le marché mondial ( 250 en Europe, 50 au Japon et 750 aux U.S.A.)....

NB; #Zhar est la prononciation tunisoise; Zahr est celle des Nabeuliens et Nabeuliennes...

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10 janvier 2016 7 10 /01 /janvier /2016 09:07

Bonjour,

Il y a un mois et demi, le #17_novembre_2015, j’avais publié une petite analyse où je disais en substance que #Da3éch avait encore de beaux jours devant lui, sauf s’il commettait l’improbable impair de vouloir s’attaquer à #Israël, l’un de ses protecteurs les plus engagés dans la #résurrection du défunt dogme du #Grand_Israël, qui couvrirait alors la presque totalité du Moyen Orient…

Cet impair n’a été commis que du ‘’bout des lèvres’’ par #Da3éch qui, bousculé par Poutine, a déclaré récemment ’’qu’Israël et l’Arabie ne seraient pas à l’abri de ses attaques meurtrières… #éventuelles…’’

Mais un autre impair, bien plus réel celui-ci, a été commis par ‘’#Kirdogan’’, le singe de l’Otan qui a cru devoir pouvoir, impunément, abattre un bombardier russe mais a déclenché une riposte fulgurante du #Grand_Ours qui s’est mis à déchiqueter les troupes #daéchiennes sanguinaires et néanmoins bonnes pourvoyeuses de pétrole syrien et irakien volé au profit d’Israël, via les camions citernes du fils du #Singe_Erdo....

La réaction de Poutine, s’attaquant réellement et massivement aux terroristes, a déclenché une série d’événements plus ou moins inattendus en forçant les USA, la France, l’UK et même l’Arabie à #faire_semblant de s’attaquer #plus_sérieusement à leurs protégés d’hier et de #demain, et ce à travers des #coalitions plus improbables les unes que les autres…

Toujours est-il que, les chasseurs russes à eux seuls ont forcé Da3éch à se délester de quelques territoires et à se retrancher en d’autres, notamment en Libye, où les avions de #Kirdogan les ont transportés, les mettant à l’abri des coups de boutoirs meurtriers et mettant du même coup à disposition d’#Usarël_et_Occident_Unis, le pétrole de #Gueddafi_Assassiné_à_DESSEIN…#Par_SarkoLévy …

Le décor du champ de bataille, délocalisé partiellement en Lybie, nous met directement, nous minuscule Tunisie, aux premières loges des bombardements massifs et mal coordonnés de l’Otan et de ses coalitions improbables et encore moins coordonnés avec ceux plus attendus et plus réels de Poutine qui a promis de poursuivre les terroristes da3échiens, partout où ils iraient se terrer, ‘’même jusques aux WC s’il le faut, pour les envoyer rendre des comptes au Bon Dieu…’’

Face à ce décor, réjouissant pour certains, le plateau de Meriem Belkadhi nous a offert hier un dialogue surréaliste entre d’un côté, un responsable de #terrain en la personne d’un haut gradé de la Garde Nationale, connaissant la situation et l’armement, plus que précaires, de ses collègues et subordonnés sur nos frontières qu’ils sont supposés défendre …et de l’autre côté, un ‘’responsable’’(sic) haut gradé militaire à la retraite, reconverti dans l’expertise stratégique à tout venant, beau parleur comme il se doit, soutenu à souhait et par téléphone, par la voix officielle du MI, en la personne d’un ex-magistrat chargé officiellement de nous rassurer contre tous les dangers… #Incha_Allah….

La thèse défendue par le représentant #actif de la Garde Nationale est que, Da3éch, dont la stratégie a été mise au point par les meilleurs experts de la CIA et du Mossad et dont l’efficacité sanguinaire a été expérimentée, notamment en Irak et en Syrie, représente un danger mortel pour notre pays, dont la #stratégie est encore inconnue (se trouvant encore dans la tête de nos ‘’experts’’) ; et dont l’armement défensif est bancal et doublement insignifiant en hommes et en matériels, avec en plus, un immobilisme pour le moins préoccupant de nos gouvernants, qui n’ont d’autres préoccupations réelles que celles, politiciennes de répartition de fauteuils… de gratifications et de pensions…

La thèse, très rassurante (sic) des deux experts en tout (et en rien) de nos deux ministères souverains, voudrait que ‘’tout serait prêt’’… que d’une part notre plan de défense stratégique sera #bientôt mis au point.…que la coordination nécessaire et réclamée à cors et à cris entre l’armée, la garde nationale et la police sera #bientôt mise au point …et que nos armements, vétustes et insuffisants (dénoncés par nos vrais experts depuis 3 ou 4 ans déjà) seront #bientôt remplacés et même renforcés par des hélicos et des avions de chasse… qui nous seront #bientôt livrés… bientôt, bientôt…d’où la répartie d’un sceptique qui a glissé à nôtre intention ‘’que ces armements nous viennent, tout doucement… ’’à pied’’ ; et surement sans trop se presser.

D’un autre côté, ce qui est encore plus rassurant (sic) aux yeux de nos néo-promus experts, c’est que #tout le peuple tunisien ferait bloc contre le terrorisme qui n’aurait (selon eux) ni assise populaire (mdr_mdr) ni protecteurs à l’intérieur du pays (mdr_mdr_mdr)…faisant ainsi allègrement l’impasse sur plus d’un million de votants pour les partis favorables à l’application intégrale de la chéri3a et sur plusieurs milliers d’adhérents des différents #Hararaks_Zoukiens_et_autres_Gardiens_de_la_Révolution_du_peuple_et_de_son_pétrole ; sans oublier les centaines de terroristes revenus récemment de Syrie …et qui tous, iront à la rencontre de Da3éch, en brandissant sa bannière noire dont ils possèdent des milliers de copies, pour en avoir déjà porté haut quelques centaines d’échantillons, lors de leurs manifestations #outdoor, dans l’Avenue Bourguiba; et #indoor au Palais de la foire …voire de Carthage…

Au Moyen-Âge, dans toutes les petites rues et ruelles d’Europe, il y avait des gardiens de nuit qui se baladaient en balançant à bout de bras une lanterne pour mieux assurer leurs pas mesurés, en criant tous les cents pas, dans la langue du pays : ‘’Dormez tranquilles, braves gens, les gardiens de votre ville veillent sur votre sommeil…

On pourrait dire à notre tour, en les périphrasant plus ou moins légitimement…

‘’Dormez bien tranquilles, braves Tunisiens de tout bord, les experts de votre pays les plus forts, veillent sur vous ; et ajouter en chuchotant ‘’qu’ils veilleront, certainement plus efficacement encore sur notre mort….’’

A défaut de gouvernants alertes et prompts à notre défense ou secours, il ne nous reste plus qu’à faire recours à l’assistance de #Sidi_Mehrez, Patron de la Ville de Tunis, et implorer par ailleurs celle des autres #Saints_Protecteurs de toutes les villes …et de tous les bourgs de Tunisie…

#Ameen.

La Marsa, Tunisie; décembre 2015

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10 janvier 2016 7 10 /01 /janvier /2016 09:01

Comment peut-on éradiquer #Da3ech quand la Turquie, l’Arabie Saoudite, Qatar, les USA, et même la France, l’UK ainsi qu’une partie de l’Europe veulent continuer à l’utiliser pour protéger leurs intérêts communs et particuliers (pour le moment convergents, malgré quelques apparences), pour accélérer la partition des pays arabes et musulmans ; et pour aider tous les ultras sionistes du monde, à réaliser leur projet du #Grand-Israël…

Quand #Erdogan se fait l’écho de #John_Mackein pour interdire qu’on touche ‘’à leurs gars, …à leurs boys’’ qu’ils soutiennent à coup de milliards de dollars, de milliers de cargaisons d’armes sophistiquées et de milliers de 4X4 dernier cri...

Quand les Wahhabites et autres #Khewnjistes_frèristes les déclarent comme étant leurs propres enfants, les protègent, avec les USA et l’Occident qui leur achètent le pétrole volé en Syrie et en Irak… et se refusent à geler leurs immenses avoirs en devises, déposés dans leurs banques au vu et au su de tous les financiers initiés et voraces, complices de leurs crimes…et qui en redemandent.

Il faudra beaucoup plus que deux ou trois, attentats meurtriers et plus que des milliers de victimes à Paris, Londres, Amsterdam, Copenhague ou même Istanbul, voire par miracle-non-sens, à la Mecque, pour que Da3ech, qui l’a bien compris, se mette vraiment en danger de mort…

Il faudrait que Da3ech commette l’irréparable en s’attaquant, par un coup de folie, à Israël et/ou à sa colonie Usa, qui ne forment tout-deux de fait, et depuis longtemps, plus qu’un seul Etat (#Usraël)… pour signer vraiment son arrêt de mort…mais, ‘’faut pas rêver’’…

Le #Calife_Islamistisant_Baghdadi, a été formé (par qui tout le monde sait) pour prendre la place du Calife des musulmans et il l’a fait ; la folie des grandeurs commence à prendre possession de lui, mais tout est prévu et bien réglé… Il n’est pas vraiment maitre de sa personne, ses faits et gestes sont suivis de près et en cas de coup de folie (possible mais improbable de par sa programmation), plusieurs de ses courtisans, ont été affrétés pour l’effacer et se mettre à la place du calife qui a pris la place du calife et ne s’en serait pas contenté…

Si le calife et même deux ou trois califes successifs pourront être éradiqués à la commande au sein de Da3ech , le Califat en lui-même, tant qu’il n’agira pas ‘’en bloc ‘’ contre les intérêts de ses maîtres, ne risque pas d’être éradiqué de sitôt, ses maîtres, leurs complices et leurs esclaves zélés seront là pour lui assurer de longs et beaux jours…faut pas rêver, #sauf …

Sauf retournements souhaitables, fortement souhaités et qu’on discerne peut-être à l’horizon… et qui forceraient ses maîtres à se détourner de #Da3ech, leur outil pourtant si utile…s’en détourner pour d’autres intérêts, encore plus #vitaux …

Quand on vous dit, ‘’la bourse ou la vie’’ il y a de fortes chances pour que vous optiez pour la survie, même si vous êtes les USA, même si vous êtes tout l’Occident uni…

Face à beaucoup plus fort, vous êtes vite désunis et soumis, vous n’avez aucun scrupule à lâcher vos amis,… en fait vous n’avez pas d’amis ; et vous avez encore moins de scrupules à lâcher, comme des kleenex vos viles esclaves qui auront simplement… pendant le temps d’un kleenex, servis./

Alors…. #Wait_And_See ?

La Marsa, Tunisie 17 novembre 2015

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27 novembre 2015 5 27 /11 /novembre /2015 14:52

Petite contribution à la réflexion générale débridée...

Certaines des dispositions arrêtées par le ‘’conseil national de sécurité’’, sont incohérentes et incompréhensibles, étant censées être prises, pour lutter contre le terrorisme.

En effet, à titre d’exemple, appeler la justice à ‪#‎accélérer‬ le jugement des (2000) prévenus arrêtés par la police, tout en sachant ne pas disposer de plus de 8 juges d’instruction pour examiner leurs dossiers, les interroger à fond et qualifier leurs crimes, avant de les soumettre à la décision de la cour compétente, est pour le moins incohérent.

Cela est d’autant plus incompréhensible que, décidant de recruter 3000 policiers de plus, qui vont en principe collaborer pour arrêter d’autres milliers de terroristes potentiels, ce Conseil National, ne se soucie pas de recruter les plusieurs dizaines de juristes supplémentaires, nécessaires pour collaborer à instruire leurs dossiers avec plus de sérieux et de‪#‎célérité‬ ; faute de quoi, l’embouteillage de ces dossiers va s’aggraver et se pérenniser, à tel point qu’on manquera de pénitenciers pour loger les prévenus, surtout si ce ‘’conseil national de sécurité’’ a vraiment l’intention d’assurer la sécurité du peuple, en faisant ‪#‎arrêter‬ et ‪#‎juger‬ les milliers de‪#‎daéchiens‬ qui fuient la vengeance de Poutine et sont en train d’affluer de Syrie et d’Irak, via la Lybie…et ce, a contrario du discours dominant de ceux qui font semblant d’être contre le terrorisme, tout en criant haut et fort qu’il faut accueillir les djihadistes de retour et attendre leur ‘’repentir’’…sachant bien que s’ils reviennent, ça ne leur coûtera rien de déclarer aussi haut qu’‪#‎On‬ le voudra, leur ‪#‎tawba‬… pour pouvoir ‘’tranquillement’’ continuer à tuer, égorger et exploser les Tunisiens…

Il y aurait d’autres incohérences sur lesquelles je reviendrais éventuellement plus tard, mais il y en a une que je ne peux pas ne pas soulever hic et nunc, ici et maintenant,… c’est l’‪#‎absence‬ de décision concernant les milliers d’associations dites-caritatives, qui ont vu le jour sous la ‪#‎troika_nahdhouie‬ et dont, des centaines au moins sous le couvert de leur dénomination humanitaire, servent de relais pour le financement du terrorisme, en exploitant la misère des jeunes, en les faisant soumettre à lavage de cerveau par imams ad-hoc, pour ensuite les recruter, les entraîner au maniement des armes et les envoyer aux champs de la violence et des massacres de populations innocentes, off-shore ‪#‎et‬ de plus en plus souvent, locales.

Cela est d’autant plus incompréhensible et inadmissible que l’une des dispositions de ce conseil national, ‘’marmonnée du bout des lèvres’’ nous dit ……vouloir,… mettre en place,…. un plan d’embauche… des jeunes dans les zones délaissées, situées à proximité des zones de turbulences terroristes : (mes points de suspension étant là, non pas pour l’effet esthétique discutable du texte, mais pour souligner quelques-unes des étapes successives de ce ‪#‎vaste_projet_flou‬ lancé un peu à la sauvette, et plus pour calmer les esprits, que pour être suivi d’effets réels immédiats, comme le voudrait l’état déclaré, de notre guerre contre le terrorisme...).

Ce projet qui risque de rester à l’état de ‘’vœu pieux’’ de gens coupables d’impuissance, pour se déculpabiliser à leurs propres yeux, alors qu’ils savent (ou pas) que ce sera long et compliqué, ce vœu-projet gagnerait à être remplacé par une décision plus radicale, moins délayée/diluée et plus facile à mettre en exécution, celle de commencer, tout de suite, à servir cette fameuse allocation de chômage à nos milliers de ‘’jeunes chômeurs’’ dont certains politiciens font un cheval de bataille, sachant que ces jeunes chômeurs, diplômés ou non, sont la cible privilégiée des recruteurs terroristes, zélés et patentés de ‪#‎Daech‬

Ces jeunes chômeurs sont connus, ils se situent dans ‪#‎toutes‬ les régions et y sont listés par leurs ‪#‎omdas‬, comme ils le sont aussi dans tous les centres d’embauche (où il n’y a plus d’embauche) ; et il ne faudra ni plan, ni recherche pour les secourir, alléger leurs frustrations et empêcher leur exploitation par le milieu criminel terroriste, puisque nous dit-on, nous serions ‘’en guerre contre le terrorisme’’.

Être en guerre contre le terrorisme veut aussi et peut-être surtout dire, assécher ses ressources, comme essaie de le faire Poutine en bombardant, outre les criminels, surtout leurs camions citernes de transport de pétrole, pour assécher partie de leurs sources de financement, au grand dam de ‪#‎Brother_Erdogan_And_Son‬...

Tarissons donc les ressources de nos propres producteurs de terroristes ; gelons leurs associations, examinons à la loupe leurs comptes financiers, bancaires et autres, arrêtons leurs gestionnaires en dépit de l’opposition connue de leurs protecteurs, faisons les juger équitablement, ceci pour l’aspect financier.

Mais les ressources du terrorisme et de ses producteurs pernicieux sont surtout idéologiques à la base ; et elles exploitent vicieusement les frustrations sociales des jeunes déboussolés et de leurs familles miséreuses…

Parmi les ‘’décisions’’ de notre Conseil National de Sécurité, il y a bien un autre vœu pieux, lui aussi murmuré du bout des lèvres…’’créer un fonds pour la lutte contre le terrorisme’’ qui restera aussi à l’état de vœu, au cas où son financement n’est pas prévu dans une loi de finance, complémentaire ou pas, et si des fonds de son propre financement ne sont pas clairement identifiés, dégagés, et visiblement affectés à cette lutte dans ses différents aspects nécessairement complémentaires, y compris dans sa dimension de lutte contre le chômage, potentiellement générateur de terrorisme…

Et ce qui serait fortement souhaitable, c’est que parmi les sources de financement de ce fonds pour ‘’la lutte contre’’ le terrorisme, qui va faire appel à la solidarité du Citoyen, les fonds occultes de ‘’financement de ce terrorisme’’, une fois gelés et confisqués, y soient ‪#‎aussi‬ versés, comme juste retour ironique d’un boomerang inique….

Il parait d’ailleurs que ces fonds terroristes, calamiteux et ‪#‎islamiteux‬,… sont faramineux.

Les utiliser pour les asphyxier, dans un juste retournement du sortilège, serait autrement pharaonique… et civiquement autant décisif, que fabuleusement, malicieux./

‪#‎Taoufik_Haouet‬ La Marsa Tunisie, suite au lâche attentat terroriste du mardi 24 novembre où sont décédés 12 policiers de la garde présidentielle et où des dizaines d’autres ont été blessés ; et suite à la réunion d’un ‘’conseil de guerre’’ qui ne s’est tenu ‪#‎que‬ plus de 24h plus tard et donné lieu à un artifice de décisions, faute d’avoir été capable de davantage de détermination et de mettre le feu à la maison terroriste fort connue, puisque, ayant, en principe, pignon sur rue.

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4 novembre 2015 3 04 /11 /novembre /2015 19:17

Ami lecteur …

Bonjour ou bonsoir et surtout, bon appétit.

Cet essai est assez long. J’ai été tenté de le découper et de te le servir en tranches. J’ai préféré finalement le publier en entier pour en préserver la cohérence… libre à toi de le lire par morceaux, en diagonale ou pas du tout, si jamais tu n’as pas l’appétit qu’il faut…

Quand on voit certains de nos ministres ou d’autres décideurs qui se disent experts en économie, en finances, ou encore en sciences politiques et sociales, et qui agissent, la plupart du temps, voire tous les jours, comme s’ils voulaient inféoder à l’ETRANGER, leur pays, leur peuple, leur terre, leurs sous-sols et leurs infrastructures générales, y compris sportives et/ou de télécommunications, et pire encore s’évertuer en toute conscience, d’aiguiller les choix politiques et les accointances diplomatiques selon des desiderata extérieurs, on a envie de les déclarer traîtres à la nation agissant contre les intérêts supérieurs de leur pays…

Ce faisant, on aurait à la fois tort et raison… je propose ci-après quelques éléments d’explication, pour tenter de mieux éclairer cette question-dilemme, de savoir dans quelle mesure ils sont coupables ou victimes ; ou encore tous les deux à la fois, victimes et coupables, thèse que je serais plutôt tenté de privilégier, quant à moi...

L’idéologie du ‪#‎néolibéralisme‬ accentue la transformation du monde entier, en produits de consommation et en divers commerces matériels et dit-virtuels (ou numériques) qui n’en sont pas moins réels, car produisant quantité de profits.

Cette transformation avait été déjà bien engagée par son petit frère, le‪#‎libéralisme‬ classique pour qui, tout était déjà négociable, à vendre et à acheter, y compris les pays, leur terre, leurs sous-sols... et leurs décideurs…

Mais la différence essentielle entre le libéralisme classique et son frère puis-né (néo), qui est autrement plus individualiste et plus agressif envers la ‪#‎société‬ dont Thatcher (que je cite de mémoire, disait (de cette société) ‘’qu’elle n’existe pas et qu’il n’y a que des individus responsables de leur situation et de leur devenir’’ (comprendre de leur pauvreté et misères multiples)… c’est que l’aîné, le libéralisme classique se satisfaisait d’un compromis entre la marchandisation du monde et le rôle de l’Etat dans sa composante d’Etat-providentiel ; alors que le néolibéralisme a pour but essentiel, d’effacer ce rôle (à connotation sociale quelque peu réparatrice des ‪#‎inégalités‬ dont Thatcher, la femme de fer, rejette la responsabilité) ;
Mieux encore, le néolibéralisme se donne pour objectif d’‪#‎effacer‬(symboliquement au moins ; et physiquement ‘’au mieux’’), cet Etat-National-Social, en le synthétisant en une nouvelle entité fantomatique facilitatrice de sa propre disparition ‘’librement consentie’’, et ce, à travers la suppression progressive légale de toute frontière devant la libre circulation du capital privé, et à travers l’accentuation/accélération de la ‘’privatisation’’ de tout le système public, via ce que, l’on ‪#‎veut‬ bien appeler, pour le moment et fallacieusement, ‪#‎équilibrage‬, voire ‪#‎coopération‬ du public et du privé, afin de mieux faire passer la pilule de la ‪#‎démission_stratégique‬(forcée, mais, en douce et de façon insidieuse) de l’Etat par la‪#‎privatisation_tactique_progressive‬, juqu’ à annulation de ‪#‎chacun‬ de ses secteurs :

*Enseignement (public) relayé par la crèche, l’école et l’université (privées), ce qui fait l’affaire des islamistes autant que celles des dits-progressistes.
*Santé (publique) où les cliniques privatisées, les maisons de retraites et les assurances, viennent suppléer/remplacer les hôpitaux, les hospices de vieillards et la sécurité sociale (CNAM et autres) d’essence publique et solidaire…
* Jusqu’à aboutir, pourquoi pas, à ce sacrilège rationnellement banalisé, de remplacement de tout ou partie, de la Défense et de la Police nationales par des milices privées, de type BlackWater qui commence à proliférer dans le monde occidental dit-civilisé, en fait de moins en moins patriotique et solidaire, de plus en plus indifférent, individualiste, déshumanisé.
*Jusqu’à aboutir, à fortiori, (qui peut le plus, peut le moins) à confier à un organisme étranger le plan quinquennal de développement d’un secteur donné, en faisant d’autant plus facilement abstraction des cadres autochtones censés réfléchir et décider de ces questions nationales, que la Banque Mondiale et le FMI, s’occupent déjà depuis belle lurette de nous suggérer/imposer ‪#‎tous‬ nos choix stratégiques ; et que cette pression énorme qui s’exerce sur nos choix stratégiques peut/va aboutir à la faillite de l’Etat, plus vite qu’on ne le croit… et à notre recolonisation économique totale et définitive…puisque, en définitive, le but du néolibéralisme est justement la prise de possession totale de la planète entière, essentiellement par le contrôle intégral du CAPITAL

Dans cette œuvre ‘’civilisatrice’’, du néolibéralisme qui prend, progressivement mais irrémédiablement, possession de chaque‪#‎compartiment‬ de notre vie sociale nationale, la ‪#‎Finance_Internationale‬, est une arme de choix pour diffuser l’idéologie néolibérale et inhiber toute velléité de résistance au ‘’progrès’’ (sic) qu’elle apporte à la planète, en l’imposant d’une main de fer,… pas toujours gantée de velours…

Cette arme est utilisée avec une efficacité terrifiante dans tous les pays de toute obédience idéologique, qu’ils soient catalogués, monothéistes, polythéistes, païens ou athées, les convertissant tous à la nouvelle religion unique/unifiée du ‪#‎profit_individuel‬ ; et les amenant plus ou moins insidieusement à se rallier à son seul, dieu-et-prophète, (deux en un), j’ai cité le néolibéralisme dans toute sa splendide horreur...

La finance internationale est la ‪#‎maison_mère‬ de tous les économistes, financiers et autres banquiers à travers la planète, y compris les fidèles nouveaux adeptes de son dernier avatar dénommé, ‘’finance_islamiste’’…
Dans chaque pays La Banque Centrale Nationale devient ainsi ‪#‎de_fait‬, l’une des filiales de cette finance internationale (#maison_mère) et ne fait qu'appliquer la politique financière visant au propre essor de cette finance internationale ; et par-delà celui de ses puissants gourous, nous y reviendrons...
La Banque Centrale Nationale de chaque pays, surtout dans les pays du tiers-monde, est ainsi souvent contrôlée directement à travers un cadre, petit-gourou de la maison mère (qui a en général son propre bureau au sein de la dite-banque centrale) et surveille de près, voire téléguide, l’exécution de la politique tracée.
Chaque Banque Centrale a pour objectif assigné (par la maison mère) de contrôler à son tour la politique financière du pays, de façon à ce que le gouvernement autochtone soit tenu, (en le sachant ou à son insu, peu importe), de préserver l'essor de cette maison mère, et peu importe si cela se fait aux dépens du peuple autochtone, comme c’est trop souvent le cas...
A leur niveau, Les banques locales dans chaque pays sont bien évidemment tenues d'appliquer la politique financière de leur Banque Centrale (politique dictée et contrôlée par la maison mère), maison mère, qui en retour, les protègera et ‪#‎obligera‬, chaque fois que nécessaire, le gouvernement local à ‪#‎renflouer‬ (recapitaliser) ces banques, c’est-à-dire chaque fois que celles-ci rencontrent des difficultés financières, pour diverses raisons, y compris par les malversations, les pots de vin, et la mauvaise gestion...

La finance internationale oblige les gouvernements à s’exécuter à sauver les banques et à exécuter la politique imposée, (en augmentant le désarroi économique de leurs peuples), au moyen de chantages financiers, tels que octroi/refus de prêts, octroi ou non de dons, mais aussi par ‘’classements’’, plus ou moins favorables de leurs économies et des risques d’investissements qu’elles sont censées représenter pour les capitaux, notamment étrangers...classements qu’elle se charge de faire concocter par l’une ou l’autre de ses propres agences de cotation, voire par plusieurs à la fois…

Le néolibéralisme se décline ainsi en organisation hiérarchisée et structurée en ‪#‎SECTE_TRANSNATIONLE‬, au sommet de l’édifice de laquelle se trouve une poignée de gourous usant de leur arme privilégiée et redoutable ; cette #finance_internationale à laquelle ils ont donné la forme d’une grosse turbine et qui fonctionne grâce à une infinité de dynamos (organisées en cascade) que sont ‘’leurs’’ organismes financiers internationaux, les banques nationales et les banques régionales et locales de divers pays ; turbine qui lui procure le carburant et/ou l’énergie nécessaires à la génération du….‪#‎profit_exponentiel‬

Pour mieux faire saisir le fonctionnement de cette structure complexe générée par le néolibéralisme afin d’exploiter les ressources de la planète à son seul ‪#‎profit‬, (en fait celui de ses gourous), comparons ce groupe réduit de gourous, à une poignée d’apiculteurs réunis à la tête d’une immense coopérative mondiale exploitant des centaines de milliers de colonies d’abeilles réparties elles-mêmes en des dizaines de millions de ruches et produisant ici, non pas du miel, mais du #profit, sous forme de plus-value exponentielle de l’exploitation de tout ce qui est exploitable, sous quelque forme que ce soit sur cette planète, en faisant fi des frontières et des profondeurs de la terre, à l’image des abeilles qui font fi, des barrières clôturant les champs et des profondeurs de la forêt où elles butinent frénétiquement et ‘’librement’’…

Rappelons maintenant que dans toute ruche, ‘’la reine est la SEULE femelle fertile, servie par tous, ***elle sécrète des substances odorantes (phéromones) qui assurent la cohésion et la discipline de la colonie ; elle est la mère de tous les membres dans la colonie et influence donc directement les performances de cette dernière*** (retenez bien ce qui est ici encadré par étoiles)…

Revenons maintenant à la finance internationale structurée à l’image de ruches plurielles supranationales et qui, quelles que soient leurs implantations (Chine, USA, Russie, Japon, Suisse, France et Autres…) font fi des frontières et obéissent à la seule loi du profit, c’est-à-dire le profit de leur(s) gourou(s)***à l’image de celui de la seule reine de chacune des ruches…

Je précise par parenthèse, qu’en qualifiant cette ‘’organisation
transnationale’’, de SECTE, je ne fais qu’expliciter en la prolongeant, la philosophie ou mieux encore l’idéologie dominante en cours, au sein de la FINANCE ; telle que véhiculée par son propre jargon interne …

En effet, quelle que soit sa nationalité ou sa personne (civile/individu ou morale/société/groupe), le propriétaire-individu, est quasi-systématiquement appelé ‘’le gourou’’ par le ‘’milieu financier’’ auquel il appartient ; qui lui appartient, étant ici plus conforme à la réalité des choses…
Et lorsqu’il s’agit d’une société ou d’un groupe de sociétés, c’est au Président du Conseil d’Administration que ce rôle de gourou (ou de reine-mère de la ruche) est dévolu … et il est alors (habilité à) et tenu de diffuser les fameuses substances odorantes (phéromones) qui assurent, la cohésion, la discipline et la distribution des tâches de chaque échelon de la sous-secte, ici supranationale.

Dans la ruche d’abeilles, les phéromones sont chimiques ; dans la ruche-finance, ce sont les primes de rendement de plus en plus motivantes tant qu’il y a produit conséquent… ou alors le licenciement-éjection de la ruche quand la productivité et la reproductivité sont jugées insuffisantes …
Vous me direz, ok, dans la ruche les ouvrières mortes d’épuisement cèdent leurs places à d’autres jeunes abeilles pour lesquelles elles avaient aménagé des alvéoles dans lesquelles elles les ont élevées et à l’intérieur desquelles elles ont été programmées via les phéromones de leur reine-gourou… mais dans l’Organisation Financière ?

Dans la FINANCE cela ne se passe pas très différemment :

Gardons à l’esprit que la religion de cette secte ‪#‎tansnationale‬ et de ses sous-sectes supranationales est le #profit ; et que le gourou de chaque secte ne prend en compte le bien-être social des propres membres de son exécutif, interchangeables et corvéables à merci, qu’à la condition sine-qua-non où ces membres récoltent le plus de profits maximisés et qu’ils soient, pour revenir à l’image de la ruche, le plus butineurs, récoltant encore et toujours le profit, toujours maximalisé, pour le gourou de cette secte …

Rappelons enfin que ce gourou particulier, local ou régional, a lui aussi un pouvoir éphémère, à l’image de la reine-mère dans la ruche; celle-ci, bien que sa vie et sa valeur soient supérieures à celles des faux-bourdons, qui dès qu’ils n’assument plus leurs fonctions de reproducteurs sont tués par les ouvrières, ouvrières elles-mêmes, remplacées, à la fin de leur courte vie, par d’autres jeunes ouvrières qu’elles avaient couvées dans des alvéoles, élaborées et façonnées sous l’influence chimique de la reine-mère de la ruche, à travers ses fameux phéromones qui téléguident littéralement leur comportement.

Pour le néolibéralisme qui n’est pas seulement supra, mais surtout transnational, dans la mesure où il entend supprimer de fait toute frontière, tout obstacle, devant la libre circulation de ‪#‎son‬ capital et des profits diversifiés et à valeurs exponentielles (c.à.d. ,toujours et tous les jours démultipliées) qu’il doit générer ; toutes ces ruches financières, toutes leurs reines mères et tous leurs gourous particuliers intermédiaires, ne valent que par les profits qu’ils butinent et amassent fidèlement,(dans le sens de religieusement), pour le seul compte du néolibéralisme, c’est à dire pour ses peu nombreux gourous planétaires.

Ainsi, à leur tour, les organisations financières et économiques, qu’elles soient internationales, régionales ou nationales et encore moins leurs gourous particuliers, grands ou petits, ne valent que par leur fidélité absolue et inconditionnelle au néolibéralisme ce nouveau dieu planétaire et à son avatar (dans le sens d’alter-ego, l’autre et en même temps le même) le profit propre de chacun des rares gourous planétaires qui diffusent leurs phéromones à travers les universités des ‘’sciences et techniques économiques et financières ou encore de sciences politiques et sociales (sic)’’, ces alvéoles de ruches particulières auxquelles est assignée la mission exclusive de formatage des cerveaux de leurs étudiants, des plus minables aux plus brillants, de façon à ce que tous, des plus opportunistes aux plus altruistes, croient dur comme fer servir les intérêts de leurs pays, en défendant passionnément les préceptes de leur religion et s’évertuent‪#‎fidèlement‬ d’exécuter littéralement ses techniques, ‪#‎quasi‬-prières-religieuses, comme elles ont été enseignées dans les alvéoles-universitaires fréquentées… et ce , sans avoir à aucun moment le sentiment, qu’en fait en s’enrichissant au passage eux-mêmes, peu ou prou, ils ne font que piller les richesses de leurs pays et de leurs peuples, au seul profit de leur idéologie, extrémiste s’il en est… ce profit des gourous suprêmes du néolibéralisme… au biberon de la religion duquel ces ‘’cadres nationaux’’ ont été systématiquement abreuvés, jusqu’au gavage !!!

Gardons à l’esprit l’image de l’#abeille, faux-bourdon ou ouvrière, programmé(e) par les phéromones de sa reine mère…

Gardons de même à l’esprit l’image du #membre de la secte religieuse ou scientiste, qui n’a nulle conscience du formatage de son cerveau par son #gourou ; et qui peut aller, en toute bonne conscience (sic) jusqu’à se suicider, ou à participer ‘’librement’’ à un suicide collectif, à l’exemple du suicide collectif du "Temple du Peuple" au Guyana en 1978 et de celui de la " Porte du Paradis" Heaven's Gate à Santa Fe en 1997 ; ou encore aller jusqu’à massacrer un membre de sa propre famille, ou plusieurs citoyens innocents…

A l’image de ces comportements suicidaires criminels, les #experts économistes et les divers #planificateurs_politiques, formatés dans l’une ou l’autre de ces Universités-alvéoles, sont toujours sincèrement persuadés d’être fidèles et sincères envers leur propre pays, sans jamais avoir vraiment conscience, de l’avoir été en fait surtout envers le nouveau #dieu_et_prophète, ce fameux ‘’deux en un’’ proposé plus haut, le sinistre #néolibéralisme et sa nouvelle religion suprême, magnifiquement structurée par ses gourous, scientifiquement enseignée par leurs cadres experts et fidèlement pratiquée par tous les apprentis experts de chaque pays de la planète, pour le #profit_exponentiel de ces gourous suprêmes…

Ce que je viens de rappeler ici est largement connu discuté et décrié ; diverses expertises le confirment et d’autres contre-expertises le réfutent totalement ou partiellement, mais je pense qu’il n’est pas nécessaire d’être expert en la matière pour se faire sa propre idée en étant bien obligé de constater, en le vivant plus ou moins douloureusement, que ce qui est décrit, s’il n’est pas la vérité vraie, il ne s’en éloigne pas de beaucoup…

Pour amorcer la fin de cet avis de non-expert économique, (mais sachant néanmoins, ce que sociologie de la connaissance et des idéologies veut dire), j’appelle tout un chacun qui en aura la possibilité, aujourd’hui, demain ou avant de mourir, (pour ne pas mourir idiot), à tapoter ‘‘Protocole des Sages de Sion’’ sur Google …

Pour aller vite, pour ceux qui n’ont pas le temps, disons que ce fameux protocole décrit minutieusement, via des procès-verbaux de réunions, la démarche à suivre pour la prise de possession de la planète par la colonisation économique de tous les pays au moyen de la diffusion (imagée) de ‘’phéromones scientifiques’’, hypnotisant leurs décideurs et téléguidant leurs comportements…

Les intellectuels de la planète sont partagés à son sujet.

Des milliers soutiennent que les procès-verbaux qui sont consignés dans ce protocole sont authentiques et l’ont été pour circuler en sous-main, et parvenir aux frères de ces Sages de Sion et à leurs descendants, afin de leur indiquer la marche à suivre et les moyens à utiliser pour devenir et demeurer les seuls maîtres du monde…
Des milliers d’autres, sionistes et autres serviles serviteurs de Sion de toutes confessions, crient en chœur et avec véhémence au scandale et au faux, usant pour le démontrer de syllogismes sarcastiques parsemés d’affirmations creuses et parfois névrotiques, en faisant de l’esprit au sujet du ‘’fameux complot mondial sioniste’’ ou sioniste mondial, peu me chaut…

Mais malheureusement, des milliards d’individus vivent à leur corps défendant, la réalité de cet hypnotisme de leurs décideurs et cette prise de possession, bien réelle, de leur terre et de leur vie par une volonté étrangère, sans avoir jamais entendu parler de ce ‘’pacte diabolique’’ de Sion….
Alors, en définitive, nous nous fichons bien de savoir si ce Pacte, est celui du Diable ou du Démon, s’il est authentique ou si c’est un faux, jailli du cerveau d’un génie antisioniste russe… surtout quand on s’aperçoit que toutes les étapes et tous les moyens qui y sont décrits, sont en train de se dérouler comme un mécanisme minutieux d’une montre suisse de qualité ; et de nous déposséder de notre pays et de nos rêves, en façonnant notre vie d’une drôle de manière (!) ; et d’en faire au final autant de cauchemars, personnalisés,…privatisés…,individualisés que de zombies individualistes… que nous sommes devenus...

Les zombies que nous sommes devenus, sommes déjà noyés dans les méandres de la ‘’novlangue’’, ce langage dénoncé par Georges Orwel dans son roman 1984 censé être de politique-fiction, mais aujourd’hui complètement intégré voire dépassé, tant nous avons été dressés pour accepter que ‘’La guerre, c’est la paix’’, (que nous vivons au quotidien) ‘’La liberté, c’est l’esclavage’’ (dont nous ‘’bénéficions’’ de plus en plus) et que ‘’L’ignorance, c’est la force’’ ;… (en fait, elle fait bien souvent la seule force, voyez nos milices, indifféremment islamiques ou laïques)…..
Les zombies que nous sommes devenus, sommes appelés maintenant à accepter, voire à célébrer l’arrivée sur ‘’#notre# marché mondial’’, (ne sommes-nous pas devenus depuis belle lurette et de fait, ‘’un village mondial’), une autre novlangue, encore plus alambiquée que celle d’Orwel, celle du néolibéralisme, cette idéologie libératrice des peuples(!) qui dénomme #égalité(des chances), les pires inégalités(réelles) et appelle #marché_concurrentiel, ce qui est de fait le monopole du Capital, monopole institué bon gré mal gré et qui transforme ‘’légalement’’ la propriété publique (celle de tout le peuple) en propriété à peine déguisée du Capital, en propriété privée de cette Ombre Noire dorénavant habilitée à acquérir, (sans état d’âme notoire du peule anesthésié), une infrastructure nationale, aujourd’hui sportive ou hospitalière, demain matin culturelle, (le musée du Barbo ou les Ports Puniques de Carthage-Salammbô ; et demain soir,(sous le couvert de la nuit noire), des infrastructures économiques et/ou douanières telles que le port de Rades, le Sahara ou le Cap-bon, pour le compte…de l’un ou de l’autre des descendants… d’un Sage…, de qui tu sais dorénavant ?

Quand tu sais (ou même si tu ne sais pas, c’est le même prix pour tous) que le congrès américain, c’est-à-dire le pouvoir législatif de la planète terre, est aux mains d’une horde de sénateurs sionistes #CHRETIENS, encore plus sionistes que #Nétan_démon_Yahu qui personnifie la quintessence même de Sion, et que ces sénateurs sont financés très grassement par LE Capital… et gavés, jusqu’à nausée, aux phéromones politiques des lobbies de Sion, sommes-nous à ton avis, dans un Vrai-Cauchemar… ou s’agit-il d’un Cauchemar-Vrai ?

À toi d’en juger …à toi de constater...et de subir, autant que possible ‘’librement’’.

Taoufik Haouet

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20 octobre 2015 2 20 /10 /octobre /2015 16:36

Messieurs les Gouvernants de la Tunisie, vous qui êtes loin d’être des barbares ignares, vous savez mieux que nous que la barbarie nous assiège et nous infiltre de toute part…

La Civilisation humaine s’est levée, comme le soleil… aux pays du soleil levant.. d’abord en Chine, au Japon, en Inde, en Egypte et au Soudan, en Perse et au Yémen, ces pays dont les frontières seront plus tard découpées selon les besoins de l’Europe, après son éveil tardif à cette civilisation… avant qu’elle ne s’y abreuve à sa manière… et bien avant que ‪#‎ses‬ brigands et escrocs déportés, n’infestent et ne colonisent les ‘’nouveaux mondes’’, qu’ils croient avoir découverts, cette Amérique et cette Australie, dont les autochtones furent laminés, avant que leurs survivants ne soient parqués dans des conditions inhumaines, par ces sauvages d’hier, ces envahisseurs de toujours… et pour toujours escrocs-manipulateurs des hommes, des pays et des ‪#‎valeurs‬… valeurs, humaines autant que fiduciaires…

D’autres barbares, encore plus ignares, mais aussi riches en trilliards de dollars, nous guettent et nous infiltrent aussi, vous le savez, qui sont encore plus vicieux dans leurs escroqueries, manipulant les âmes et les faibles esprits par l’arme, redoutable s’il en est, de l’idéologie religieuse ; et qui servent, le sachant ou pas, peu importe, leurs maîtres de fait, les puissants du ‘’monde occidental’’ ce monde qui veut phagocyter le Monde, pour le refaire à son image immonde…

‪#‎Bourguiba‬, que je n’aime ni ne haïs, en homme, aussi malin qu’intelligent, avait en son temps, trouvé la parade, à nulle autre pareille : jouer la carte des non alignés, cette carte qui, aujourd’hui délaissée, est pourtant la seule à pouvoir nous aider à nous en sortir, même en y laissant des plumes, s’il le faut…et il le faudra… pour sauver l’essentiel : notre histoire, l’âme de notre terre, cette Ifrikya tunisienne… et notre devenir !

La Russie essaie aujourd’hui de contrebalancer le pouvoir exorbitant de cet Occident super-dominant qui s’appuie sur des vassaux, serviles mais fort nantis en pétrodollars, leur jetant à ronger quelques os, de pouvoirs locaux, au mieux régionaux …

La Russie a d’ores et déjà, dans son camp, ou presque, l’Iran et la Chine qui veulent aussi, et qui peuvent surement, rééquilibrer les pouvoirs de ce monde, en les partageant… en les déconcentrant…

Vive la déconcentration des pouvoirs, jouons cette carte.

Nos ‘’amis ricains’’ et autres occidentaux, qui ricanent depuis trop longtemps dans notre dos, en nous prenant pour des idiots, montreront leurs dents, autrement qu’en ricanant… ils grogneront tout leur saoul et ça leur fera grand bien…
Sans en faire nos ennemis, rassurons les : qu’ils continuent donc à être nos amis ‪#‎privilégiés‬…en compagnie de leurs grands et petits satellites… mais privilégiés parmi ‪#‎tous_nos_autres_amis‬ , l’Inde, la Chine, la Russie et tous les autres antagonistes que nous saurons bien faire mariner dans notre salsa tunisienne …à défaut de pouvoir les marier…

Messieurs les Gouvernants de la Tunisie, nous savons que vous savez tout cela…vous qui êtes loin d’être des barbares ignares, mais vous êtes, nous le sentons, un tantinet frileux, devant le plongeon salvateur…

Alors, même si le bain vous parait trop froid, même si vous avez le vertige du bord du gouffre, plongez…plongez, mais en changeant de direction…nous atterrirons tous ensemble sur le deuxième plateau de la balance mondiale… et nous retrouverons probablement notre propre équilibre…

Si vous hésitez trop longtemps encore, nous sombrerons ensemble, avec nos enfants et les vôtres, dans l’obscurité d’un monde obscurantiste dont ni vous ni nous, ni nos enfants surtout, ne voulons… du tout…

Et si vous et nous, ne serons plus là, un jour très prochain, ces enfants, les vôtres et les nôtres, nous maudiront pendant longtemps, pour les souffrances qu’ils auront à endurer dans le noir obscur, par nôtre faute, en fait plus vôtre, que nôtre…mais nôtre aussi !

Messieurs les Gouvernants de tous les Tunisiens, le Général De Gaule aurait dit, ‘’je vous ai compris’’…

Nous n’attendons pas de vous que vous nous répétiez cette fameuse sortie… nous vous demandons de faire ce qu’il avait fait ; après ce discours, De Gaule avait pris ses responsabilités devant l’Histoire …

Messieurs Nos Gouvernants, à vous de jouer, vous n’êtes ni barbares ni ignares, entrez dans l’Histoire.

Si vous avez le courage de le décider, vous le pourriez !!

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