Incursions dans une vie antérieure avec retours sarcastiques sur des errements sociopolitiques plus actuels,
Salutations, marques de respect, normales ou obséquieuses, de soumission, voire de servilité, en temps de guerre... ou en temps de fallacieuse paix et de trahisons vraies.
A des époques, pas si lointaines, même les "Grands de ce Monde-là", grands vassaux, princes et ambassadeurs observaient bon gré malgré, l'étiquette qui voulait qu'au-devant du Grand Seigneur-et-Maître, leur Bon Suzerain, avant de présenter leurs requêtes, ils devaient au mieux, se casser en deux en une courbette plus ou moins gracieuse; et au pire, s'affaler à ses pieds, à genoux, la tête au sol, les fesses en l'air et le souffle bloqué, attendant l'autorisation de se relever...
Je ne sais de quelle "nature exacte" était cette marque, je me refuse à l'examiner à travers le prisme de la "modernité" de nos jours de paix travestie; et de liberté, claire obscure...
C'était une autre époque; et ni vous ni moi ne pouvons aujourd'hui la qualifier et encore moins nous octroyer le droit d'en décréter subjectivement, l'exacte nature ...de la simple politesse de Cour à la bassesse de la plus vile des basses-cours, la palette des choix ne serait guère facile à déchiffrer...et les diverses poules à plumer...
Nous pouvons encore moins dire, si nous vivions cette époque, si oui ou non, nous nous y serions pliés, ou si nous aurions essayé de fanfaronner en la refusant...Souvenons nous tout de même, que même en temps de paix, des soldats-huissiers en armes étaient souvent là, pour plaquer, violemment au sol, ceux qui y hésitaient... et qu'en état de guerre, la question pouvait bien, à travers quelques têtes trop hautes, être, très vite tranchée...
A une époque, un peu moins éculée et moins barbare, le baisemain était d'un usage courant...les rois, les émirs et les beys en bénéficiaient et les princes et notables s'y pliaient naturellement; à leur tour ils en bénéficiaient aussi, de la part de leurs propres enfants et proches parents...
Personne n'y voyait une marque de servilité...sauf bien sûr, les esclaves quand il y en avait, (sachant bien qu'il y en a encore aujourd'hui, même s'ils s'ignorent...ou s'ils sont bien masqués); et aussi les domestiques parmi ceux qui n'ont pas été "intégrés" à la famille pour leur ancienneté et loyaux services; et qui eux, s'assimilent aux proches et aux parents pauvres...
Souvenons nous que, pour la génération qui nous a précédés, nos vieux encore vivants (et pas seulement dans les campagnes) se saluaient, en se tenant mutuellement la main droite serrée, que dans un aller-retour répété, à tour de rôle ils s'embrassaient pour de vrai, à la différence du baisemain protocolaire qui lui, n'est que simulé, esquissé, et presque toujours inachevé qu'il était; souvent esquivé par le monarque, qui parfois le stoppait...
Nos anciens d'hier ne voyaient en ces salamalecs,(salam-3aleïk), aujourd'hui dépassés, aucun folklore; pas plus que ceux d'aujourd'hui n'y voient que salut normal et mutuel respect...
Aucune trace de soumission déshonorante (au contraire...) et encore moins de honte, de peur ou de servilité... du moins en temps de paix.
La "soumission", quand elle n'est pas "vraie foi", est générée par la peur ou la terreur, en même temps que par l'impuissance devant quelque chose ou quelqu'un, jugés impénétrables, horrifiants et tout-puissants, munis d'une force ou d'un pouvoir exorbitants...
Divers éléments de la nature déchaînée ou incompréhensible, ont servi d'abord à l'homme primitif de dieux terrifiants et inexpugnables, auxquels il s'est soumis, en leur exprimant tour à tour, ou simultanément, ses peurs et ses prières éperdues...
Soleil, Lune, Vent, Mer, tremblements de terre, éclairs, tonnerres et parfois même certaines bêtes féroces ont ainsi représenté, pour cet homme primitif, des dieux adorés, tout en étant craints ou implorés selon les circonstances... il allait jusqu'à leur soumettre des "offrandes" matérielles ou animales et dans les cas extrêmes, humaines en enfants ou femmes, sacrifiés sur un autel sanctifié par leur sang...le plus souvent innocent..
L'homme ignorant craintif et barbare les adressait ainsi à Dieu, (ou à ses "dieux pluriels"), ou encore à des animaux féroces déifiés pour l'occasion, voire aux armées conquérantes et dévastatrices, qu'elles soient régulières ou formées de religieuses milices, prétendant combattre pour la gloire de leur "dieu particulier", noir, rouge, jaune ou blanc, juif, chrétien ou musulman, et dont elles vont même jusqu'à s'arroger le droit d'être, les seules, et contre tout et tous, à le représenter...voire, pour leur gourou suprême, à l'incarner sur terre, à l'intérieur de sa soutane particulière, quelle que fut sa coupe ou sa couleur...
La tentation de servilité, voire son obligation s'installe lorsque, top faible ou manquant de courage, incapable de faire face, en se rebellant d'une manière ou d'une autre, mais refusant de se soumettre à son destin (la mort ou la perte de pouvoir), un homme choisit de se soumettre à ce(lui) qui est face à lui, tout puissant et menaçant..) attitude qui consiste alors à "tout offrir" y compris son honneur à ce(lui) qui menace et domine... pour espérer survivre au danger de mort imminent...
C'est ce sentiment que ressentent ceux qui, vaincus face à des ennemis plus féroces, renoncent au combat guerrier en même temps qu'à leurs armes et qui, préférant le déshonneur à la mort, se jettent aux pieds de leur vainqueur, lui jurant fidélité à la vie et à la mort....et dans ce dernier cas encore, je ne sais s'il faut toujours parler de soumission avec (l'honneur préservé) ou de perte d'honneur dans la servilité ...ce sera à chacun de se faire sa propre idée...du moins quand il s'agit de se soumettre ou de s'avilir en tant que simple guerrier vaincu; ou de simples soldats défaits, les armes à la main jusqu'au dernier moment...
Mais, quand il s'agit d'un chef de tribu en guerre, ou de chef d'Etat, même en "temps de paix", sachant que les Etats sont toujours, comme les tribus originelles, en état de guerre de survie, serait-elle seulement financière ou stratégique de position, il en va tout autrement...
Il ne s'agit plus alors se s'avilir en s'aplatissant aux pieds des Puissants du jour, en tant que simple personne, mais bien d'humilier et d'avilir toute la Tribu... ou toute la Nation.
Qu'il s'agisse d'un Obama, cette parenthèse-alibi noire, ou des Bush ou Clinton révolus ou à venir, et même d'un Trump "révolutionnaire" ("un éléphant (même roux et jouant au fou) ça trompe énormément"), ces chefs, toujours les mêmes, représentants du même sempiternel Us White Power pseudo-triomphant à genoux...Ou qu'il s'agisse ailleurs d'un Hollande s'aplatissant, autant que les précédents nominés, devant la Finance Nazisioniste, La Vraie Suzeraine et ses esclaves courroies de transmission, Buveurs de pisse de Chamelle, allumeurs de guerres associés, terrorisant la planète entière et dont tous ces pseudo-grands s'engagent à servir les intérêts particuliers et barbares, à l'encontre même de l'intérêt général du Citoyen américain ou français...
Qu'il s'agisse d'un hurluberlu, coopté par le hasard de circonstances bizarroïdes en qualité officielle de "président", minus sous qualifié et insignifiant aux yeux hagards, qui se laisse humilier, devant tout un peuple, par un prince hilare, un "turban" ignare, "puissant" seulement par l'argent du pétrole de son pays, exploité au bénéfice exclusif de sa famille tribale et utilisé, sans scrupules aucuns, pour fomenter des guerres civiles fratricides et avilir davantage au passage, en les achetant, ceux capables de vendre au diable leur âme noire et vile, contre leur maintien dans un fauteuil doré, rendu puant à leur seul contact fessier...
Qu'il s'agisse d'un autre président à l'ego vieillard, ou de n'importe quel député (plutôt #dépité) de la Nation, expressément élus par le peuple, pour sortir le pays du marasme idéologique obscurantiste et rétrograde dans lequel il a été plongé et qui, pour des raisons encore obscures (dans tous les sens du terme), renoncent à ce projet et remettent le manche à balai de l'Avion Tunisie ainsi que ses boussoles, à ceux qui ne sont familiers qu'avec les rênes du bourricot ou avec le manche à balai des sorcières, fussent elles princesses ou reines...
Ou qu'il s'agisse d'un Premier ou d'un dernier ministres, désignés pour tourner le dos aux gourous marchands de religion malfaisants et qui se mettent, ipso facto, à leur manger dans la main, en se bousculant si besoin au portillon, pour courber, devant eux, piteusement le dos...leur laissant en pâture tout le pays dont ils savent qu'ils vont, en émirats, le morceler selon les desiderata "du Plan" de loin manœuvré dont ils ne sont que les esclaves masqués ou mains d'œuvre... qualifiées juste, pour être manipulées, par des "espions experts", en "serviteurs conseillers", déguisés...
Qu'il s'agisse de ceux-ci ou de ceux-là, il n'est plus question de tourner autour du pot et de choisir le plus petit des maux des mots, ou le moins virulent des "faux leaders"...il s'agit de tout un peuple trahi, il s'agit de traîtrise, de haute trahison, ainsi qualifiée par la Justice; et sanctionnée jadis et aujourd'hui encore, par l'horrible "haut et court, jusqu'à ce que mort s'en suive"...de la sentence de pendaison, fatale, mais juste...
On peut donc dire, avec et sans jeu de mots, qu'au bas mot, Obama, Hollande et tous les autres grands et petits maux et gourous réunis, qu'ils aient été de principaux rouages ou de simples huiles de graissage, l'ont tous échappé belle...ils échappent oui, mais jusqu'au réveil des Justes, un jour peut-être...
Car la haute trahison, si elle a bien un prix, toujours éphémère, elle n'a par contre aucun recours, aucune caducité ni prescription aucune; ni encore aucune date de péremption; comme la vengeance, elle se bonifie, quand elle est froide et humaine...à défaut, Dieu reconnaîtra les siens...
Autrement dit, leur maléfique fauteuil, "ils ne l'emporteront pas au paradis", c'est vers les épouvantes des géhennes et les affres sombres des enfers, qu'inexorablement, il les conduit./
En option, on pourra ajouter..."piètre consolation".