Incursions dans une vie antérieure avec retours sarcastiques sur des errements sociopolitiques plus actuels,
Bonjour, bonsoir et bonne nuit,
Si je vous fatigue ne lisez pas, mais si ce que je ponds d'habitude vous agrée, lisez... cela risque de vous plaire, ou au moins un tant soit peu, vous intéresser
Ce que je reproduis ici, n'est ni à moi, ni de moi, mais m'inspire...
j'aurais pu l'écrire, je m'en suis déjà donné la preuve en écrivant d'aussi longs et d'aussi beaux discours... quelque peu fatigants à pénétrer par les cerveaux fatigués des têtes évidées comme il y en a tant et tant par les temps qui, à reculons et à pleine vitesse, courent...
Ce que je reproduis là appartiendrait à #Sabine_Raillard, une chercheuse qui touche à tout, en matière de sciences humaines dans leurs formes multiples; mais qui semble même apte à bien nager dans "ma propre piscine " de la sociologie des idéologies religieuses autant que de l'idéologie tout court...
Ce que je copie et colle ci-après, sans aucune intention de plagiat, appartient à quelqu'une ou à quelqu'un, puisque même #Sabine_Raillard n'a pas l'air de l'avoir vraiment signé, là où je l'ai piqué,... au hasard de mes pérégrinations d'internaute du jour...
Alors reproduisons le, tel quel... tel que je l'ai trouvé ...et que César, s'il existe encore quelque part, se le réapproprie....ou alors Dieu qui reconnaîtra les siens, s'en chargera au cas où cela l'intéresse un peu plus que ce qui se passe...ici bas, parmi cette humanité qui part... en "morceaux épars", ...pour rester poli...
Ce que j'aurais pu, moi-même, écrire et lui donner pour titre, "divagations en eaux profondes"...le voici, lisez à votre rythme, par morceau, si vous ne pouvez d'une seule traite..et respirez là où vous trouverez mes pointillés ..............................................................................................
Le discours du maître est le discours du pouvoir
pouvoir d'inventer des armes
pouvoir de les manier
pouvoir de torturer
pouvoir de tuer
de sang-froid...
Le discours de l'esclave est le discours de l'homme enchaîné
devoir d'obéir
devoir de prendre les armes pour obéir
devoir moral de torturer pour obéir aux ordres
devoir moral de tuer pour obéir à ses chefs
devoir de mourir
de sang-froid...
Le discours du fou est le discours de l'arbitre de chaîne
pouvoir d'arrêter la chaîne par choix pouvoir de déposer les armes par choix
ou de les prendre, c'est selon,
risque d'être torturé par choix
risque d'être tué de sang-froid
avec refus de déserter
en toute liberté
et refus de se rendre
de sang-froid...
Le discours de l'esclave est le devoir de la masse
devoir de suivre la troupe
avec prime de primauté de l'obéissance
sur le refus d'obéir
privilège de la soumission sur la réflexion pour s'en remettre aux ordres
et les exécuter...
Le discours du fou est le discours de l'innocent
pouvoir de manier le tournevis
pour bloquer la machine
pouvoir de contester les ordres
et d'être exécuté
pour non-exécution des ordres
dans le refus d'obtempérer...
La résistance du fou est son privilège
son innocence sans appel
son appel une prière.
Le discours du maître est un ordre de mise à mort
il est l'ordre des mots
pouvoir de faire plier l'esclave
pouvoir de tirer dans la masse
pouvoir d'achever le fou au choix
pouvoir de donner la mort avec les armes
pouvoir d'exécuter d'un mot en agenouillant l'esclave
le fou ne s'agenouille pas le maître ne le sait pas.
Le discours de l'esclave est mortel
mortel d'exécuter
mortel de torturer
mortel d'obéir aux ordres
mortel d'agenouillement
mortel d'imitation
éternel de soumission
immortel de dérision.
Le discours du fou est éternel
il est écrit dans les Ecritures
il est écrit dans les ailes des papillons
il émane du ciel
il émane de la montagne
il émane de la voix qui parle dans les rêves...
Le fou a été réformé
pour avoir lu l'avenir
dans l'interdit d'aller dans les écoles
où l'on apprend à faire la guerre
et à briser le sabre de l'innocent
pour le dégrader...
L'innocent a été humilié, publiquement,
comme un agneau conduit à la boucherie,
comme devant les tondeurs et n'ouvrant pas la bouche, son aspect était défiguré...
Le discours de l'innocent est immortel
il émane de l'origine
il émane des anges
il émane du temps
il émane de l'histoire
des ruches avec leur miel
il est la manne du ciel
la pluie du soleil
la résistance essentielle
il fonde la dignité
le fou ne le sait pas,
son sabre le sait...
Le discours de l'esclave reflète celui du maître
il émane du pouvoir
il dispense de penser
il exempte d'avancer
il introduit la sécurité dans les foyers
il fossilise délicieusement
selon qu'il est écrit
tel maître, tel valet
car il fut un valet qui était venu de nuit demander un bon conseil au fou...
Le discours de l'esclave est copié dans les livres du maître
dans les plans du maître
dans les plans des armes à feu
dans les modes d'emploi des armes à feu
et des armes blanches
selon qu'il avait été écrit
elle portait un sac sur les reins
se vêtait d'habits de deuil
et jeûnait tous les jours de son veuvage
Le discours de l'esclave est dicté par le Maître des Ecoles
sur les places dites d'Armes
de Tien An Men ou de la Paix
dans les écoles dites spéciales
dans les écoles dites Interarmes
dans les écoles de mort des morts au tableau
selon qu'il est écrit
pas de tableau,
pas de commandement, cette année
pour celui qui a trop navigué
sans se montrer dans les Etats-Majors...
Le discours du fou est récité de cœur
car il n'est pas appris par cœur
le fou a été réformé
le fou a été dispensé de baccalauréat
pour discours non conforme
à la norme...
Le fou a été exclu de l'école
pour non adéquation à la norme...
Le fou s'est mis en réserve à l'arrière
car seul un fou monte à l'assaut
Il sait qu'il montera seul
le fou n'a pas choisi sa part de mystère
personne ne songerait à la lui ôter
surtout pour se l'approprier...
Le fou ne sait pas qu'il fut écrit une histoire pour lui
par celui-là même qui était venu de nuit lui demander
un bon conseil de maître...
Alors le fou s'écria ce qui fut écrit dans les grimoires inconnus dans les écoles et les collèges :
"Notre loi condamne-t-elle un homme sans qu'on l'entende et qu'on sache ce qu'il fait"....
La maîtrise du discours du maître
est celle de sa couardise secrète
arme de celui qui brandit son artifice
devant le silence tonitruant
de l'être qu'il n'a pas humé
des êtres fous qui confondent
déments et démons
armes et artifices
larmes et maléfices
bandits et banderilles
guérilla et terrorisme...
La maîtrise du discours du fou
appartient de droit et de fait
au fugitif armé de l'aube blanche de fer de roc d'acier
dans l'ondoiement des blés
requis pour le dissimuler selon qu'il fut écrit quand tu pries fais-le dans le secret...
La maîtrise du fou
est dans la maîtrise des blés
qui brandissent leurs épis
dans le vacarme vociférant
d'une traîtrise humée le temps d'un seul printemps
et respirée de la levée du grain à la moisson d'automne
ainsi s'accomplit pour lui la parole qui disait
Isaïe voyait les Séraphins,
chacun avait six ailes et rien à cacher
La maîtrise du fou
est dans la maîtrise du vent
qui couche les blés
plus efficacement
que le fer le roc l'acier le sang
que les images idolâtres du Pazuzu de Babylone
qui n'avait que quatre ailes...
La maîtrise du fou
est dans la maîtrise des papillons blancs
qui volent deux par deux
le plus souvent
dans la splendeur des étés incandescents
selon la parole d'un inconnu
ils l'avaient reconnu
mais il avait disparu de devant eux...
La maîtrise du fou
est dans les silences des grands chênes
de la Sente au Loup dans la forêt d'Andenne
qui virent arriver les chevaux de l'Ankou
sur les pierres glacées d'effroi par la charge qui passait
dans le vent murmurant une note tenue
il adviendra que le temple sera établi au sommet des montagnes...
La maîtrise du fou
est dans la complainte de la nuit
entendue de l'aveugle
dans la lumière des ténèbres
sous les pieds du pèlerin
à travers les silex du chemin
qui parlent en lui montrant la voie du doigt :
Béthanie se trouve au-delà d'une barre montagneuse
infranchissable par le char d'Ezékiel...
On respectera le discours du fou
car le discours du maître ne dispose du titre de maîtrise d'hume-être
que s'il est énoncé par un homme agenouillé devant le fou
selon qu'il fut écrit
tout genou fléchira
Alors on se souviendra du passé :
le maître ne peut s'autoriser du discours d'hume-être que s'il s'autorise de son effacement devant l'ombre de l'enfant qui s'allonge et qui grandira devant lui
C'est de lui qu'il fut écrit
il faut qu'il advienne et que je diminue...
On reconnaîtra le discours d'un maître à la vision qu'il aura dans le regard à savoir que le maître est maître à l'instant où il respecte ce qu'il voit et qu'il avait respecté de tout temps avant même d'avoir vu
selon qu'il fut écrit
tu n'exigeras rien au-delà de ce qui fut fixé...
L'essence d'un maître reste de ne savoir ce qu'il cherche
selon ce qu'il a appris à lire dans l'écriture
celui qui tient en sa main la pelle à vanner pour nettoyer
son aire recueillera le blé dans son grenier...
L'essence du fou est dans son #êtravec avec le maître.
Elle est fondue dans la parole de son regard qui annonce le dire du maître que lui, fou, rencontrera dans les yeux du maître quand son regard à lui, lecteur fou, l'aura croisé
selon qu'il fut écrit
le soir tombe et déjà le jour touche à son terme...
sur l'heure, ils partirent et revinrent à Jérusalem...
On se souviendra à jamais du discours du fou :
l'essence de son être est dans le savoir qu'il possède sur l'#êtrensemblavec, savoir dont il fait don au maître pour lui conférer un titre de maître sur les secrets des fous, secrets à précipiter en savoir de maître, savoir dont il n'a que faire lui, fou, afin que fut entendue la parole :
il n'a pas moissonné et pourtant...
On entendra dans le discours du fou :
le savoir du maître est objet de désir,
la vérité du maître est dans la vérité à advenir du fou, dans sa reddition de maître au discours du fou
selon la parole
il pansera les cœurs meurtris
il annoncera aux captifs la délivrance...
On lira dans le regard du fou :
Le maître est homme de désir, l'objet de son désir lui parvient gratuitement sans être gratuit pour autant par conséquent :
l'homme de désir est maître silencieusement
son désir est plus grand que lui
selon la parole
je ne prendrai pas un chemin de grandeurs
ni de prodiges qui me dépassent...
On gardera en mémoire
que le fou est l'enfant du désir qui seul parle d'amour, que le discours du fou est un discours d'amour et que parler d'amour est un désir fou selon l'énigme de son origine :
il était le narcisse de Saron
la fleur des vallées,
il fut fait dans le secret
au plus profond de la terre...
Le discours du fou engendrera le discours du maître à naître
car le maître à naître n'est pas né.
Il verra le jour
dans le lit du silence de l'été qui s'enfuit
dans la source du feu du printemps de l'été
dans les vignes de l'automne du printemps
dans les chardons étoilés d'une complainte d'hiver
selon qu'il fut écrit:
les hommes ne connaîtront
ni le jour, ni l'heure
le jour les conduira là où
ils ne veulent aller...
Le maître à naître dira le temps des graines
et le temps des bêtes
le temps du ciel
et le temps de l'outil
le temps du souvenir
et le temps de l'oubli
le temps d'un homme à être
et d'un esclave émancipé...
Et l'homme à être entendra l'air du fou
il dira le temps de taire les airs de maître
il donnera au temps un air de silence
il intimera le silence au silence
en traçant son aire dans l'air du temps...
Un maître à être a-t-il jamais connu
le temps du silence à réfléchir avant que de parler
le temps du silence après l'avoir parlé...
A-t-il jamais trouvé le murmure du temps perdu
dans le souffle du vent glacé de l'eau ?
L'homme à être qui connaîtra le temps du silence
sera un maître du désir
parole de l'oracle
le maître de la mort enlacera
celle qu'il désigna d'un seul regard.
Car elle avait lu dans l'écriture des Ecritures
Malheur à vous, scribes,
qui transcrivez des sentences perverses
refusant justice aux indigents...
Le moissonneur de l'être-avec, le squelette à la faux,
l'Ankou, le trépas qui surgit dans la ruelle
celui dont le nom n'est jamais prononcé,
apparaîtra à l'aube pour mieux séduire la belle
et enlever à jamais la malédiction posée sur elle.
Le cocher de l'Ankou mourra de misère
pour n'avoir jamais quitté sa carriole
tel l'ouvreur des barrières
qui mourra d'abondance
pour avoir trop prêté sa clef.
Le silence du trépas fut celui de l'être de silence,
qui, en son attente de vie,
pleurera le silence du désir interdit devant lui.
Telle une brebis, il avait obéi au berger
qui avait prêté sa voix à l'Ecriture...
Il fit venir son fils et parla ainsi :
Quand je mourrai, enterre-moi comme il convient.
Et quand ta mère mourra, enterre-la auprès de moi.
Et puis, pars le jour même, entoure tes beaux-parents de respect et d'attention.
Et il les enterra sans que personne en sache rien...
Le silence du trépas est la récompense de la fin avec fin,
se console sans peine le m'Etre fou,
race de ceux qui conservent la parole sacrée
celui qui touchera au plus petit d'entre les miens
périra par le glaive le feu la géhenne
qui de tout temps furent réservés
à ceux qui oublient le sacre du feu...
Les enlèvements et les déportements signeront le bruissement redoutable des ailes
de l'ange nocturne dans le cri de l'essieu mal graissé de la carriole qui, dit-on,
dissout les boyaux de celles qui par leurs artifices ont échappé une
nouvelle fois à la malédiction passante...
Le rire du maître est semblable à celui du fou
à la pensée première près, qui revient de droit au maître.
La pensée du fou garde le bénéfice de la métaphore,
conservée dans le secret au cœur même de l'alliance.
Le rire du Maître est celle de l'hume-mort
selon le dicté d'un acte de parole :
Laissez les morts enterrer leurs morts,
he that is able receive it, let him receive it,
Silence du Temps, du passé et du futur.
On écoutera le fou silencieusement
car de toute éternité
il a dit la vérité
la sienne présente
celle du maître-fou
présent devant lui
afin que s'accomplisse la parole
de l'annonce d'une parabole :
le peuple qui marchait dans les ténèbres voit une grande lumière,
sur les habitants du sombre pays, la lumière rayonne sur eux.
Le silence du fou annulera le libellé de ses adversaires...
Sa jeunesse lui appartiendra,
il a bu au torrent pendant la sentence,
c'est pourquoi il relèvera la tête,
il recevra dans ses pupilles
la marque de son existence.
Et le silence du Temps
contera l'Histoire
pour mettre les faits en vérité
en fondant La Mémoire....
Ici prend fin, ce que j'aurais pu écrire, ce que j'aurais voulu écrire...
Ici s'achève aujourd'hui ce que j'avais, comme propos, à dire...
Prêtons encore à Ghannouchi le maître de ces jours, ce qui n'appartiendra jamais à Khriji, le vrai faux esclave de demain...
Et empruntons à la fin,
sans plagiat ni scrupule aucun
à #Aboul_Kacem, l'anti- khriji de toujours,
ce qui dorénavant et pour toujours, nous appartient:
Car demain, si le peuple le décide,
il fera jour...
le ciel ou le destin, devra bien s'y faire... et révéler, dès demain, le nouveau jour,
pour la Tunisie de toujours...