Incursions dans une vie antérieure avec retours sarcastiques sur des errements sociopolitiques plus actuels,
Bakha El Kamel, père de la belle Mongia ma mère…
Depuis le début des années 1920, papa Bakha Kamel, en bon nabeulien, avait pris l’habitude de passer tous ses congés annuels à Nabeul où ses parents lui avaient légué une maison arabe au cœur de la ville, à quelques centaines de mètres de la maison de mon grand-père Mohamed Haouet…Il passait ainsi régulièrement le mois d’août à Nabeul, emmenait, tous les jours, sa femme et ses enfants à la plage, avant le lever du soleil et les ramenait à la maison, bien avant la chaleur du jour et la cohue des baigneurs ; étant lui-même nageur, et pratiquant alors la nage à l’indienne (couché sur le coté et progressant de profil, un bras en dessous et l’autre au-dessus de l’eau), il essayait d’apprendre à ses enfants à nager.
Bien entendu, lorsque, vers la fin des années 20, mon père eut intégré leur famille en tant que pensionnaire, il se joignit à eux durant ces baignades matinales et profita des cours de natation de son futur beau-père.
C’est surtout Mama Mongia qui nous rapporta ces faits pendant ma prime enfance et je me souviens, avec une tendresse mêlée de nostalgie, de certains après midis où je me retrouvais avec elle, dans notre nouvelle villa de Nabeul au début des années 50 ; elle avait commencé à grossir et ses jambes, fines et élégantes, la faisaient un peu souffrir, ne pouvant supporter cette surcharge pondérale…
Elle était cependant encore alerte et grimpait prestement jusqu’à la soupente située sur la salle de bains à travers une fenêtre, avant de m’inviter à la rejoindre pour qu’on puisse pleurer ensemble son père et sa propre enfance ; elle commençait à égrener ses souvenirs d’une voix presque normale, mais lorsqu’elle abordait ceux se rattachant à papa Bakha, sa voix s’étranglait d’émotion, et c’est en pleurant doucement, qu’elle me décrivait la scène de demande de mariage que son père reçut, alors qu’il était gravement malade et qu’il se savait condamné.
Mais, parfois elle arborait un sourire nostalgique, comme lorsqu’elle me décrivait avec force détails, la scène de la cabine du bain maure, où son papa la tenait tendrement sur ses genoux, à l’âge de quatre ans, en lui lavant les cheveux, pendant que, du vasistas en lucarne dans la voûte, le soleil dardait quelques-uns de ses rayons qui venaient lui chauffer ses tout petits orteils, blancs comme neige…
Elle me disait alors, il suffit que je ferme les yeux pour revoir tous les détails de cette scène et même entendre le clapotis de l’eau que faisait couler papa sur mes cheveux…
D’autres fois, c’est en pouffant de son rire espiègle, qu’elle me décrivait certaines péripéties de son mariage et notamment la cérémonie dite outtya, réunion festive, de toutes les jeunes filles en âge de se marier et de toutes les nouvelles mariées.
Elles se rassemblaient en grand nombre et passaient des heures à danser et à chanter entre elles, les premières pour dire au revoir à celle qui était encore jeune fille, mais qui allait quitter leur consœurie[1]et les secondes, pour souhaiter la bienvenue à celle qui sera bientôt, femme, à leur propre image.
Elle me décrivait d’un air à la fois caustique et malicieux leurs tenues villageoises, lourdes de kilos de paillettes d’or ou d’argent, leurs joues et leurs lèvres gauchement fardées de maquillages criards, ainsi que les regards, envieux jusqu’à la hargne, qu’elles lui lançaient, lorsqu’elle s’était mise au piano pour jouer et chanter de sa belle voix, les airs, alors en vogue, tant en français qu’en tunisois…
Quelques années après la disparition de mon propre père, Mama Mongia continua à évoquer le souvenir de papa Bakha et sa bonté, mais plus souvent, elle nous entretenait tristement du grand bonheur qu’elle connut avec Si Hmeïda son mari (qu’elle a toujours appelé ainsi, même après son décès).
Tout en nous montrant les photos, de plus en plus nombreuses avec la naissance de Bédye et de la mienne, elle nous disait combien ils avaient, tous deux, été aimés et choyés par leurs voisins et appréciés par les nombreux fonctionnaires, tunisiens et français, qu’ils avaient côtoyés, tant à Tozeur, qu’au Kef, Téboursouk et Tunis, où ils passèrent de nombreuses années, soulignant que les choses commencèrent à aller moins bien, surtout avec les fonctionnaires français, de Nabeul…
De quelques étapes heureuses et d’autres qui le furent moins…
Papa et maman se marièrent à Nabeul durant l’été 1935, il avait alors 25 ans et elle seulement 17, ce qui était alors l’âge moyen de mariage pour une jeune fille.[2] Papa avait demandé sa main à la fin de l’année 1933, alors qu’il était déjà affecté au secrétariat du gouvernement à la Kasbah, en qualité d’interprète (depuis le 18 octobre 1931).[3]
Papa Bakha ayant décédé en cette même fin d’année, ils laissèrent passer un nombre de mois suffisant pour le deuil, avant de programmer et officialiser leur mariage, le faisant correspondre globalement à la titularisation de mon père et à son affectation en qualité d’interprète des contrôles civils, carrière à l’intérieur du pays qu’il entama à Tozeur (1934/38).
Lorsque 29 ans après le mariage de mon père, je dus moi-même me marier en 1964, dans les conditions décrites dans la première partie de cette saga, papa qui avait été déçu de ces conditions, me recommanda de dire, au cas où l’un ou l’autre des membres de sa famille me demandait les raisons de ce mariage précipité et sans festivités, que c’était parce que je ne pouvais supporter plus longtemps ma solitude au Kef[4]…
Cela traduisait son amertume, de me voir décevoir ses attentes d’un mariage autrement mieux programmé et réalisé ; mais cela révélait, aussi je crois, sa motivation d’avoir situé son propre mariage à une période de sa vie où il voulait s’éviter une solitude plus longue, lui, qui, tout comme moi plus tard, (esseulé au Kef, loin de ma famille), venait de passer, solitaire et éloigné, quelques mois à Tozeur, au tout début de sa carrière…
Cela pourrait expliquer surtout, je crois, sa grande compréhension vis-à-vis de mes errements et de mon manque de maturité,[5] agissements qu’il avait perçus alors, peut-être à raison, comme les signes d’un manque d’amour et d’affection…
Vous vous souvenez, peut-être, que Kmar était entrée dans la vie de maman, au courant de l’année 1935, alors que papa qui n’était encore que son fiancé, avait tenu à lui montrer la bourgade où ils allaient vivre et la belle maison qu’il avait louée pour abriter leur amour...
Vous vous souvenez, peut-être aussi, que c’était au cours d’une petite promenade que la fiancée du Moutarjem, dûment escortée par un spahi, était tombée sur cette petite fille noire, au visage si beau et aux yeux si tristes, qui la regardait avec tellement d’amour et de détresse, qu’elle ne put imaginer un instant, qu’elle soit capable de tourner la tête et de continuer son chemin…
Elle demanda au spahi, avec déjà une grande autorité, de s’enquérir des parents de la petite et de les inviter à la maison où elle amena Kmar, pour la laver des pieds à la tête et l’habiller de beaux habits neufs, en lui mettant, presque de force, des chaussures, à ses petits pieds abîmés d’avoir marché, depuis trop longtemps, toujours tout nus …
Lorsque, un peu plus tard dans la journée, les parents de Kmar, invités à la table du Moutarjem pour l’occasion et ne reconnaissant presque plus leur fille, transformée en petite princesse aux yeux pleins de malice, ils ne purent qu’agréer la demande de maman et lui déclarer tout heureux, Lella, à partir d’aujourd’hui, Kmar sera davantage ta fille et celle de sidi el Moutarjem que la nôtre…
Et effectivement, Kmar sera, pendant 16 ans[6], la fidèle compagne du couple et la bonne nounou de ses enfants ; elle les accompagnera, tout le long d’une bonne partie de leur périple…en fait, pendant la meilleure partie de ce périple.
C’est en 1952, que Kmar nous fut ravie par Othmane, le mari qui l’épousa et l’amena à Tunis, sans avoir su la rendre heureuse et qui n’accéda même pas à son vœu de nous appeler à son chevet, lors de sa dernière maladie, elle qui voulait tant nous revoir une dernière fois avant de mourir…
Et c’est trois ans plus tard, en 1955[7], que Bourguiba viendra semer le chaos et l’amertume dans notre famille, avec son incontestable injustice et son sens erroné du patriotisme, conjugués à ses fausses certitudes d’avoir, seul contre tous, toujours raison …
Kmar suivra partout mes parents, qui comme toutes les familles de fonctionnaires débutants, furent amenés à changer de lieu de résidence au gré des décisions administratives.
Elle poussera des youyous de joie, toujours de concert avec Mama Douja, ma grand-mère, à Tunis, le 14 janvier 1937, à la naissance de Bédye Ezzamène, le gros beau premier bébé du couple, puis le 5 juillet 1940, au Kef à ma naissance et un même 5 juillet, trois ans plus tard, à celle, toujours au Kef, de ma sœur Lilia Faouzia, naissance de la seule et unique fille que le couple souhaitait ardemment et qui fut fêtée comme il se devait, surtout que cette naissance préluda à la première promotion de papa, attendue pour cette même année :
Trois mois après la venue au monde e Lilia, papa devenait en effet, le 1er octobre 1943, Khlifa stagiaire à Téboursouk.
Avec la naissance de Lilia, Kmar avait dorénavant trois enfants à chouchouter et cela commençait à faire beaucoup, aussi, lors de notre passage à Téboursouk, la famille s’enrichit d’un autre membre en la personne de Algia, la fille rebelle, aux cheveux crépus en boucles courtes et aux yeux ronds et toujours aux aguets, qui viendra seconder Kmar, tout en la jalousant et qui trouvera le moyen de se venger d’elle, en martyrisant, parfois Lilia, lui infligeant moult pincements vicieux en des endroits cachés, méchanceté de cette Algia, enfant mal aimée, qui sera mise à nu et corrigée après la naissance de Mohamed Féthi (février 1946 à Tunis), ce bébé tellement pincé et mordu par Algia qu’il se mettait à hurler à la seule vue de sa tignasse crêpelée.
C’est Lilia qui dénonça finalement Algia, celle-ci continuait à lui faire subir épisodiquement ces sévices, et tant qu’il ne s’était agi que d’elle, elle s’était tue, mais voyant son petit frère devenir le souffre-douleur d’Algia, elle en parla à Kmar ; celle-ci guetta la tortionnaire à travers le trou de la serrure et la prit en flagrant délit, alors qu’elle martyrisait le tout jeune Féthi. …
Kmar se fit un devoir et une joie de punir Algia ; un jour où elle s’était retrouvée seule avec elle, étant plus âgée et plus forte, elle lui ligota les chevilles et les poignets et faisant rougir à blanc le plat d’un couteau de table, elle lui en infligea une marque indélébile et douloureuse ; et ce n’est que, quelques jours plus tard, que Lella Mongia fût informée et de la faute et de la punition .
Maman savait que cette pratique de marquage au fer rouge était alors courante, même pour les enfants que certaines mères avaient désespéré de corriger autrement, mais elle fut surprise de voir à quel point le remède, quoiqu’aussi sadique que la faute, était efficace et radical.
Algia, qui nous suivit durant encore de nombreuses années, ne s’aventura plus jamais, à pincer ou à mordre les enfants laissés à sa garde…mais elle fugua à Nabeul, avec un inconnu, à l’âge de 20 ans .
Papa informa le frère d'Algia, le seul parent qu’elle avait à Téboursouk, mais celui-ci n’en fut pas autrement ému ...
Algia, après avoir disparu pendant plus d’une année, vint rôder un jour de l’été 49, devant l’une des maisons de la plage que nous avions louée, et où elle avait passé auparavant des vacances, avec nous ; mais, lorsque l’ayant reconnue malgré les haillons qu’elle portait, je lui fis gentiment signe d’approcher, elle me sourit tristement, en faisant non de la tête et elle partit presqu'en courant, … nous ne la revîmes plus jamais.
Kmar poussa chez nous ses derniers youyous de joie, à la naissance de Mohamed Kamelleddine, le 18 février 1952 au quartier Bab Salah à Nabeul, et elle nous quitta, pour se marier, quelques mois plus tard .
Ainsi Kamel, le benjamin de notre famille, ne connut presque pas la douceur de ses bras et ne profita pas de l’amour, quasi maternel, qu’elle nous a toujours donné… et, si je me rappelle clairement les youyous que Kmar roucoula à la naissance de Féthi, puis à celle de Kamel, je ne me souviens pas l’avoir entendu pousser ces joyeuses vocalises, à l’occasion de son propre mariage….
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Le 6 décembre 1946, et avant qu’il ne fut question de rejoindre Nabeul, mon père fut affecté à la section d’Etat à Tunis, avec mission d’interprète en chef, et ce, par nécessité de service, (malgré son grade de Khlifa). iI fut mis à la disposition du Grand Conseil.
Papa, tout heureux de nous rejoindre à Bir Lahjar chez Mama Douja, ne songea même pas à protester.
En effet, après Téboursouk, (43/44), il avait été muté en sa qualité de Khlifa titulaire, auprès du caïdat de Gabès (décembre 1945, en remplacement de Si Mohamed Erriahi), il avait alors préféré nous faire réintégrer Tunis, pour que Bédye Ezzamène (âgé de 8 ans) et plus tard moi-même puissions faire nos études à l’école primaire, annexe de Sadiki ; et il vécut à Gabès en célibataire forcé, tout en nous rendant visite le plus souvent possible.
Cette nouvelle mission et nos retrouvailles à Tunis, ne durèrent qu’une année, et le 20 décembre 47, mon père dut rejoindre encore une nouvelle affectation, à Souk El Khmis[8], en remplacement du Khlifa Si Mohamed Daoud.
Auparavant, papa avait obtenu le bel appartement du 16, rue d’Angleterre avec ses fenêtres et balcons donnant sur la rue, ses arbres et ses moineaux et ses autres fenêtres, coté cour, à partir desquelles, nous observâmes Kmar endeuillée, enterrer l’embryon de notre presque frère Kamel Premier, à l’ombre du mûrier du bain moderne, que nous avions eu, tous, tant de plaisir à fréquenter[9]…appartement dans lequel Bédye et moi avions vécu notre double circoncision, fêtée et chantée par Sidi Ali Erriahi, le chardonneret de Tunis la Verte, le copain de Stoufa mon oncle, le tombeur de ces dames….Nous occupions donc cet appartement, pendant que mon père reprenait son cycle d’allers et retours bimensuels…
Ce n’est qu’en juin 1949 que parut le décret affectant mon père au caïdat de Nabeul en sa qualité de Khlifa titulaire…il y prit ses fonctions le 8 juillet.
Si les prises de position systématiques de mon père en faveur des tunisiens musulmans, tant à Souk El Khmis qu’à Gabès, procédaient du simple patriotisme et de son sens de l’équité, et s’il n’avait à les protéger alors, que des brimades et des injustices du pouvoir colonial, à Nabeul, sa ville natale et la bourgade de ses ancêtres, où il connaissait presque tout le monde, il en fût différemment.
En effet, non seulement il eut à défendre la cause de ses concitoyens, face aux excès du pouvoir du contrôleur civil, mais il eut aussi à le faire contre l’apathie de différents caïds, nommés provisoirement dans la ville et qui n’entendaient surtout pas avoir de problèmes avec le représentant omnipotent du Résident Général[10]en épousant la cause de populaces locales, qu’ils ne connaissaient ni d’Eve ni d’Adam.
Dans le premier volume consacré à ces pérégrinations, j’ai raconté comment j’avais vu de mes propres yeux, le Kéhia Si Hmeïda mon père, échapper de peu aux balles des soldats français qui le tenaient en joue lorsqu’il s’était interposé pour les empêcher de tirer sur les manifestants au cours des événements de l’année de janvier 1952.
Dans ce chapitre, je vais laisser la parole à un chercheur universitaire, qui, intrigué par le parcours atypique de ce Kéhia révolté, lui a consacré en 2004 un article dans une revue d’histoire, et ce, après une recherche approfondie dans les Archives Nationales, et une fouille rendue possible par les 50 années écoulées après les événements relatés….
Je vous livre ci-après la traduction de larges extraits de cet article, publié en arabe[11], dans la revue d’histoire maghrébine.
[1] Ne vous affolez pas, ce terme n’existe pas dans le dictionnaire, c’est un néologisme parmi ceux que j’aime bien m’inventer, et vous comprendrez que c’est l’équivalent de la confrérie qui rassemble étymologiquement les frères, ; la consœurie aurait donc du être ce qui rassemble les sœurs… ça viendra peut-être.
[2] Mama Douja Tourki, épouse El Kamel, sa mère, s’est mariée à 14 ans, ce qui n’était pas très rare à cette époque où le mari pouvait ainsi, selon la coutume, parachever l’éducation de sa jeune femme…
[3] Pour préciser toutes les dates concernant les états de service de mon père, tout en faisant confiance au journal que tenait maman, j’ai pu consulter son dossier administratif aux Archives Nationales : Document série A, carton169/, dossier 1/12 1949.
[4] Fin 64, j’avais presque 25 ans, comme mon père en 1935, mais lui eut un beau mariage traditionnel, et il aurait voulu que moi aussi, je me marie en grande pompe…
[5] Je rappelle pour mémoire, que je m’étais rendu, ni plus ni moins, d’un détournement de mineure en cohabitant pendant plusieurs semaines avec Néjette qui n’avait alors qu’un peu plus de 18 ans…
[6] Elle avait 5 ans quand elle rôdait pieds nus sur une place de Tozeur ; elle nous quittera à l’âge de 21 ans, ce qui était alors, tard pour le mariage d’une jeune fille…
[7] Le 10/11/55 sera décidée la mise en disponibilité de papa, Kéhia qui attendait une promotion au grade de Caïd après de nombreuses années d’intérim et qui se retrouvera, du jour au lendemain, sans ressources, sa pension de retraite ne lui revenant de droit qu’à l’âge de 60 ans et dont il ne percevra pas un centime, étant décédé à l’âge de 56 ans…
[8] Appellation initiale deBousalem Jendouba étant alors connue comme Souk El Arbaa, personnellement je préfère d'ailleurs les anciennes appelations, mais bon....
[9] Voir première partie de la saga familiale (volume I)
[10] Sous le protectorat, le caïd et les Khlifas représentaient le pouvoir beylical et étaient censés gérer et administrer les populations locales en défendant au besoin leurs intérêts, tandis que les contrôleurs civils (français) prolongeaient le pouvoir colonial de la France et recevaient leurs ordres du Résident Général qui se comportait comme le véritable maître du Pays.
[11]Revue d’Histoire Maghrébine, 31ème année ; numéro 114 ; janvier 2004 ; Publications Témimi pour la recherche scientifique…Zaghouane ; pages 123 à146.