Incursions dans une vie antérieure avec retours sarcastiques sur des errements sociopolitiques plus actuels,
La plage est désertée, sur #terchetlihoud, trône sur mât le drapeau tunisien que le vent léger peine à faire flotter; je suis seul ou presque, à le regarder....
Nabeul 28 septembre 2016.......et deux jours plus tard...
Déluge sur ma plage et dans ma cour, il y a au moins un heureux; mon gazon qui revit... La mer, jusqu'à hier plutôt calme et agréable, se déchaîne depuis ce matin...le bruit assourdissant des vagues n'a aucune peine à recouvrir celui des clapotis de la pluie pourtant drue sur le carrelage inondé de ma cour... Le drapeau qui flottait avec peine sur #terchetlihoud, à quelques mètres de mes fenêtres, a disparu; je ne sais si c'est le sympathique proprio de la buvette qui l'a mis, avec son mât, à l'abri; ou si c'est la fureur des vagues qui les a engloutis.... Seul dans la salle donnant sur la véranda qui surplombe le sable imbibé, je jouis de la vue des ondes en furie...la douzaine de touristes russes de l'hôtel voisin qui avait coutume de venir batifoler dans la mer quel que fut son état, a fui. Il y a quand même deux adolescents qui essaient d'apprendre à surfer sur les vagues ...celles ci s'y seraient bien prêtées, vu leur hauteur assez impressionnante, n'eut été la maladresse des jeunes débutants autodidactes que leurs planches fuient inlassablement, en leur glissant entre les bras maigrichons... Toutes les cinq minutes passe un nouveau chercheur de quelques bijoux qu'aurait perdus une baigneuse malheureuse de l'été furtif qui s'achève; ils ont tous la même attitude de fausse nonchalance, trempés jusqu'aux os qu'ils sont dans leurs jeans ou shorts et chemises; ils scrutent le sable, juste à l'endroit où vient mourir la vague, qui peut être, espèrent-ils, va charrier le bracelet ou la bague qui les récompenserait de leur quête amphibie inlassable... Il est quatorze heures passées, ma plage est maintenant totalement désertée, il n'y a plus de baigneurs-surfeurs, ni de chercheurs d'or perdu...il continue à pleuvoir, mon gazon et moi sommes ravis... Je suis seul avec mes pensées, le reste de ma famille (Alya et Greeshka) est dans le salon cloîtré...grève du zèle, je résiste encore...La Marsa les appelle...elles finiront (peut-être) par avoir le dernier mot.
Nabeul 30 septembre 2016