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Incursions dans une vie antérieure avec retours sarcastiques sur des errements sociopolitiques plus actuels,

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Once upon a time...

#Once_Upon_a_Time

Il était une fois la maison de plage du #Cadhi_Slimène_de_Nabeul…

Durant les années 40 du siècle dernier, l’un des derniers #Cadhisقاضي [qāḍī] (ou juge musulman), n’ayant pas eu peur de passer pour un fou, comme le pensaient les Nabeuliens d’alors de celui qui s’aventurait à construire une maison de plage, s’en fit construire une, sur le sable fin, à dix mètres du ressac marin…

Bon vivant et homme de bien, il avait pour épouse une très belle femme qui lui donna de nombreux beaux enfants ; moi bambin haut comme trois pommes pus bien placer à l’endroit quelques prénoms des garçons plus âgés que moi : mais devant les autres et surtout devant les filles, toutes fort belles, j’étais admiratif, mais sans voix…

Mon père feu Si Hmeida était tellement ami avec le Cadhi Slimène dont s’agit qu’il décida, dans la même décennie, d’accoler une pièce, puis une autre, puis d’autres encore, et finir par ériger contre la sienne une véritable maison mitoyenne, villa jumelée avant l’heure des villas jumelées d’aujourd’hui…

Durant la décennie qui suivit, les deux familles, pères, mères, filles et garçons compris, passâmes souvent ensemble du bon temps, nageant, plongeant, péchant courant et chantant pour les enfants, se baignant et papotant mais régalant quand même les maisonnées de bons plats, pour les mamans ; se racontant ses bonnes et ses mauvaises journées en jouant aux cartes ou aux échecs, pour les deux juges, en la personne du Cadhi Slimène et du Khlifa Haouet….

La belle époque, la belle vie…

‘’Passe, passe le temps, il n’y en a plus pour très longtemps’’

Les meilleures choses ayant une fin, l’un après l’autre, peu importe lequel partit en premier, le Khlifa, devenu entretemps Kéhia, comme le Cadhi, resté Cadhi jusqu’à la fin des Cadhis, tirèrent leur discrète révérence, partant pour un monde dont on dit qu’il serait meilleur, en emportant le meilleur… pour les deux familles meurtries et endolories…

Bon an, mal an, La #Maison_Haouet continua d’abriter, quasi-régulièrement, la maisonnée du même nom ; il en alla différemment de la maison jumelle…sa maisonnée s’éparpillant plus vite… voire plus profond.

Les Slimène, dont #Mokhtar plus assidûment, #Noureddine et les plus jeunes, moins régulièrement, vinrent partager leurs étés, ne serait-ce que partiellement avec les voisins que nous étions, toujours en bonne intelligence, mais le cœur un peu plus serré chaque année par les multiples maux et bobos et autres choses de la vie…

Et #soudain, quoique ça n’ait rien à voir, avec le film #Sudently_Last_Summer, un dernier été survint…fatidique pour la maison du Cadhi…

L’un des plus jeunes #Slimène décida, un printemps de la fin des années 80 ou au début des années 90 je ne sais plus, décida donc de remettre en état la maison parentale qui croulait sous la charges des ans et des vents marins violents… et menaçait ruine…

Rappelons par parenthèse, que comme je l’ai écrit et réécrit ailleurs, le fameux gouverneur #Amor_Chéchia dans la folie des grandeurs de ses années de règne absolu, avait un beau jour décidé de construire une #riviera_espagnole de plusieurs dizaines de kilomètres de corniche s’étalant de Hammamet à Kélibia en passant #sur toutes les maisons de plage de Nabeul…

De ce fait, tous les conseils municipaux successifs avaient surenchéri comme un seul homme, en adoptant la drôle de politique d’empêcher toute plus-value par tous embellissement ou réparation pouvant occasionner éventuellement à l’Etat voyou un surplus d’indemnités, en cas d’éventuelles problématiques et sempiternelles expropriations toujours attendues, toujours suspendues en véritable épée de Damoclès…

Devant cette situation autant aberrante qu’injuste, le bon jeune Slimène, tout feu tout flamme, entamant en douce des travaux plus ou moins frappés d’interdit (sans que cela n’ait jamais été explicitement dit et encore moins écrit), envoya tout le monde officiel paître, comme je l’aurais à sa place fait ; il joua de malchance lorsque les maçons embauchés pour la restauration firent tant et si bien (sic) qu’ils firent tomber le toit, sans vraiment le vouloir, croyant savoir bien placer les étais de soutien, sans vraiment le savoir, comme de plus en plus souvent pour les pseudo-maçons d’aujourd’hui…

Bref, Monsieur Le Maire du jour, alerté par les indics et les flics, fit confisquer les outils et matériaux de construction et s’appuyant sur le fait que partie de la maison était trop proche du littoral, interdit à la famille de #reconstruire… sa maison…alors qu’il ne s’agissait en fait que de réparation !!!!

La Justice étant toujours et partout rendue à la tête du client, celle du jeune Slimène n’a pas du beaucoup plaire aux conseillers municipaux qui appuyèrent la décision de #moossieur le maire…

D’année en année la jolie maisonnette (en fait il y en avait deux accolées l’une à l’autre), de construction pour honnêtes estivants se transforma d’abord en WC pour gens malpropres puis en véritable bouge malfamé pour ivrognes et prostituées…

Cela dura des années …et perdura tant et si mal, que fort de son pouvoir mesquin premier qui lui a fait assumer cette catastrophique situation…et de son devoir moral vis-à-vis des voisins et des autres estivants, ce monsieur le Maire prompt à agir pour interdire la reconstruction, finit par pondre un arrêté de démolition du site bordélique auquel il avait donné naissance par ses bordéliques décisions…

Ainsi, depuis la fin des années 90 à ce jour, le cadavre de la maison de plage du #Cadhi_Slimène gît sous un amas, chaque année plus dense, de gravas, de mauvaises herbes et de pourritures animales et d’excréments humains et de pisses d’ivrognes…

Je crois savoir qu’assez récemment, des membres de la #Famille_Slimène croyant que le vent de la ‘’révolution’’ du fameux pseudo jasmin avait rétabli une certaine justice, firent une apparition sur les lieux pour constater qu’en plus des pourritures diverses qui avaient envahi leur pauvre terrain, un nouveau propriétaire voisin leur en aurait rogné quelques mètres carrés pour élargir, sans frais, sa maison et prendre ses aises, sans façons…

Par parenthèse finale, ce monsieur dont je ne sais s’il a empiété ou pas sur le terrain de ses voisins absents (les absents ont parait-ils toujours tort) a eu lui, l’opportunité non seulement de reconstruire la maison que sa famille a racheté à Feue #Fatma_Khadhara épouse #3Ajmi( et ce, sans provoquer un quelconque courroux d’un quelconque vénérable conseiller ou maire de la ville), mais d’élever aussi un premier étage en dur ce qui, selon les nouveaux responsables d’aujourd’hui serait légal…donc permis !

Je n’ai rien à perdre ni à gagner dans cette affaire, mais je me pose quand même cette question :

Si ce nouveau propriétaire a le droit de #reconstruire et d’ériger un #étage_supplémentaire, je dis #bravo_et_tant_mieux pour lui ; et pour les voisins qui pourraient avoir, le cas échéant le même droit…

Mais alors au nom de quelle loi, posthume ou nouvelle née, les héritiers du Cadhi_Slimène, n’auraient pas le droit légitime, qu’on semble leur refuser #de_nouveau, de reconstruire leur propre maison sur leur terrain de plein droit, d’effacer l’horreur qui a pris sa place …et embellir du même coup ce pauvre coin de notre plage qui en a plus qu’un sérieux besoin…

#A_bon_entendeur_salut… mais y aura-t-il entendeur…par le temps-chaos qui court ? On verra bien.

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