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Incursions dans une vie antérieure avec retours sarcastiques sur des errements sociopolitiques plus actuels,

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Ma grand-mère paternelle, une Golda Meyer ?

 

Avertissement préalable.

 

Si j'ai cru utile de relater les faits suivants pouvant s'apparenter à du linge familial, à laver en toute discrétion, c'est que je suis convaincu que ce genre de différents est d'abord beaucoup plus répandu dans les familles tunisiennes et autres, qu'on ne peut le penser, et qu'à ce titre, en parler c'est aussi faire un tableau d'une situation sociale globale, à travers des exemples aptes à la généralisation, pendant une époque donnée.

 

Mais ce qui m'incite surtout à illuster cette situation sociale, c'est qu'au delà de sa simple description, son analyse psycosociale nous amène à découvrir que ces désaccords familiaux sont révélateurs de mentalités et de croyances de certaines personnes qui vivent des mutations sociales sur lesquelles elles ont très peu de pouvoir d'action, piégées qu'elles sont dans des conflits d'intérêts et d'alliances qui se tissent souvent en dehors de leur propre volonté,   et parfois contre elle !

 

Ma grand-mère paternelle …cette petite Golda Meyer !

 

Hormis Bourguiba champion hors-pair, le personnage auquel j’ai tenu le plus grief pour avoir été injuste envers ma famille,  fut curieusement ma grand-mère paternelle, dame Khadouja Aounallah, veuve de Mohamed Ben Hmeïda El Haouet, mon vénérable grand-père que je n’ai pas eu le bonheur de connaître, puisque décédé juste deux mois avant ma naissance.

 

Chacun sait que les enfants sont très sensibles aux ondes négatives et sentent, sans presque jamais se tromper, si une personne les aime ou pas ; et depuis mon âge le plus tendre, j’avais ressenti que ma grand-mère paternelle n’aimait, ni Bédye mon frère aîné, ni Lilia ma petite sœur, ni moi-même ; et qu’elle aimait encore moins Mongia ma mère, à laquelle elle n’adressait presque pas la parole.

 

J’ai dit plus haut comment mon père fut élevé par sa tante maternelle Nesria et Skander le mari de celle-ci qui l’avaient virtuellement adopté ; et comment la mère biologique de mon père, Khadouja, n’avait jamais ressenti d’amour maternel envers lui.

 

Mon père se faisait pourtant un devoir de nous amener tous pour lui souhaiter bonne fête, en toutes occasions, que ce fut pour les deux aïds, pour la veille de ramadan, le 27 ramadan ou pour toute autre fête religieuse ou civile…

 

Ce rituel, observé déjà du temps où nous habitions Tunis, devint encore plus régulier dès que nous nous installâmes à Nabeul ; et si mes oncles et surtout mes tantes manifestaient satisfaction et joie à notre vue, ma grand-mère, répondait à peine à nos salutations et souhaits et ne bronchait même pas, lorsque papa nous poussait vers elle, l’un après l’autre, pour nous inciter à l’embrasser…

 

Je me souviens même qu’un jour, elle faillit provoquer sciemment un accident qui aurait pu me causer des blessures graves, voire même provoquer ma mort ; cela se passait justement durant l’été 1949, quelques jours à peine après notre installation à Nabeul où mon père venait d’être affecté en qualité de Khlifa.

 

J’avais 9 ans et Afifa ma tante paternelle préférée, devait en avoir 18 ou 19 ; elle était très belle et très affectueuse envers nous tous, et je me persuadais, unilatéralement,  que j’étais son neveu préféré.

 

Malgré mon appréhension à rencontrer ma grand-mère en dehors de la protection de mon père, j’aimais bien rendre visite à cette si jeune tante et à la regarder en train de s’adonner à la broderie, comme le faisaient alors toutes les jeunes filles de Nabeul.

 

La porte de ma grand-mère, donnant directement sur la rue, était souvent entrebâillée, et un jour, sans faire de bruit, pour ne pas éveiller l’attention de Khadouja, je me glissais à travers cette porte et traversant le petit vestibule, je débouchais dans le patio où, voyant une échelle accolée au mur, je compris qu’Afifa s’était installée sur la terrasse avec son canevas, comme elle le faisait par beau temps.  

 

J’avais atteint les échelons les plus hauts de cette échelle et je m’arrêtais un instant, pour me reposer[1] en même temps que pour admirer Afifa et lui laisser le temps de prendre conscience de ma présence ; elle leva effectivement la tête de son ouvrage et me souriant, elle se leva pour m’aider à franchir les derniers échelons, tout en me grondant, gentiment, pour ne pas l’avoir appelée, avant de m’engager sur cette échelle branlante.

 

Penchée au-dessus de moi, elle me prit sous une aisselle d’une main pour me hisser vers elle, consolidant en même temps sa prise en m’attrapant fermement le bras de son autre main, lorsque je l’entendis soudain hurler à l’intention de sa mère : Echbik yammi, yekhi ihbelt ouella chnoua ? (Qu’est ce qui t’arrive ma mère,  tu es devenue folle ou quoi ?) Khadouja, ma grand-mère était en effet venue, sournoisement, tirer sur le bas de l’échelle pour la faire glisser et me faire tomber.

 

Heureusement pour moi, Afifa m’avait déjà bien saisi et j’étais alors tellement frêle, qu’elle n’eut aucune peine à achever de me hisser sur le toit !!!

 

Lorsque plus tard, je rapportais cet incident aux miens, maman me recommanda de me tenir dorénavant loin de la portée de Khadouja, me disant (pour la première fois), que c’était une vielle femme méchante et que, ‘Si Hmeïda’ son propre fils, ne trouvait pas grâce à ses yeux, malgré tout ce qu’il faisait pour elle et pour ses frères et sœurs ; papa pâlit, quant à lui, quand je lui dis ce qui a failli m’arriver, par la faute de sa méchante mère, puis se reprenant, il m’embrassa tout songeur, en me disant que, c’était péché de dire que ta grand-mère est méchante, il ne faut plus le dire…

 

J’appris le lendemain qu’il était parti voir sa mère pour lui demander des explications sur son geste inconsidéré et qu’elle s’était contentée de lui raconter des sornettes pour se disculper… et en profiter aussitôt après, pour lui soutirer davantage d’argent…

 

Papa décéda en mai 1966. En juin 1967, soit treize mois plus tard, Khadouja nous fit dire, qu’elle entendait avoir sa part de l’héritage de Hmeïda son fils.

 

Cela n’était nullement scandaleux en soi, même si, dans les bonnes familles de Nabeul, la coutume voulait que les grands parents se désistent automatiquement, en pareil cas, au profit des enfants de leur fils décédé.

 

Ce qui me paraissait condamnable (et qui continue de l’être à mes yeux), ce fut la proportion de ses prétentions, ainsi que la manière qu’elle eut de nous les faire connaître.

 

A la disparition de papa, ma mère possédait une belle oliveraie, tandis que papa nous laissait par ailleurs la maison de la plage, la villa du centre ville et une belle sénia[2] de cinq hectares confiée à un métayer, à Sidi Achour, ainsi que des parts d’une maison en ruine à valeur vénale quasi-nulle que lui avait léguées sa tante Nesria ! (Patrimoine global qui n’était pas énorme en soi, pour un notable dont tout le monde, y compris sa propre mère pensait qu’il fût multimillionnaire.)

 

Chacun sait que le droit musulman veut qu’une mère ait le huitième de l’héritage de son fils ; ma grand-mère nous fit savoir qu’elle voulait la maison de la plage comme part de son héritage, ce qui représentait aux yeux de tous, plus du double de ce qui devait lui revenir légalement ; en plus, elle prétendit d’emblée, avant même de connaître note avis sur la question, qu’elle ne transigera pas sur ses droits et qu’elle n’acceptera rien d’autre à la place de cette maison !

 

Ce fut mon oncle Mohamed qui se chargea de nous transmettre les prétentions de Khadouja, celle qui n’était venue voir qu’une seule fois mon père malade depuis des mois, et ce, trois ou quatre jours avant son décès ; elle vint une autre fois, le jour de sa mise en terre ; et plus jamais elle n’est venue nous rendre visite, nous ses petits enfants, après le décès de notre père qui n’avait jamais été un fils à ses yeux de méchante femme, doublée d’une mère indigne ; et voila qu’après son décès, elle venait nous déclarer sans vergogne, vouloir hériter son fils et nous rappeler avec insistance que Dieu n’a jamais proscrit les droits de quiconque à un  héritage (La harama Allahou Warith)…

 

Ce fut d’abord Bédye qui, en frère aîné, discuta avec mon oncle Mohamed des prétentions de sa mère, en faisant valoir des arguments affectifs  et d’autres plus simplement logiques ; à savoir nos fortes attaches à cette maison qu’elle ne connaissait guère et qui représentait à nos yeux beaucoup plus que sa valeur vénale par les souvenirs heureux qui s’y rattachaient ; la modestie relative de l’héritage global et le fait que cette maison représentât beaucoup plus que les droits légaux de cette grand-mère qui semblait agir par pic, avec pour seul objectif de nous priver de cette maison, précisément pour nous amputer de partie de nos souvenirs heureux… sinon pourquoi à son âge (plus de 85 ans, alors), et sachant qu’elle avait une sainte horreur des bains de mer, voulait-elle avoir coûte que coûte cette maison et rien d’autre à la place ?

 

Rien n’y fit ; et au bout de deux ou trois mois de tractations pénibles, Bédye, tout colérique de tempérament qu’il était, craignant de manquer de respect à son oncle qui ne voulait, ni entendre lui-même raison, ni encore moins raisonner sa mère, abdiqua et nous conseilla d’accepter la dernière proposition que nous fit notre oncle : « Faire estimer l’ensemble du patrimoine (auquel, il incluait l’oliveraie de ma mère, parce qu’achetée par mon père, sic !), et nous payer lui-même, la différence si cette maison s’avérait valoir effectivement plus, que les droits de Khadouja… »

 

Mon oncle Mohamed avait été jusque là, celui envers lequel j’avais un penchant certain ainsi que beaucoup d’admiration.

 

Il avait fait des études prestigieuses d’ingénieur et, pendant ma prime enfance. Il venait souvent nous rendre visite ; il était très respectueux envers mon père et très courtois avec ma mère qui l’aimait bien aussi ; chaque fois qu’il revenait de l’étranger, où il se rendait souvent, il avait l’habitude de nous ramener à chacun, un cadeau ou un petit souvenir et je me souviens encore de l’extase que me procurait l’un de ses cadeaux que j’appelais boite magique qu’il m’avait rapportée des USA, alors que je ne n’avais que 6 ou 7 ans, bien avant que la TV ne voit le jour au pays .

 

C’était une visionneuse en forme de jumelles plates à l’intérieur de laquelle on voyait défiler des scènes de vie sauvage, avec des lions en mouvement, des gazelles bondissantes et des singes se balançant aux arbres, apeurés par les éléphants qui prenaient leur bain en s’aspergeant de leurs trompes…

 

Plus tard, lorsque j’eus 18 ou 19 ans, mon oncle Mohamed qui avait toujours eu des voitures flambant neuves vint nous voir à la plage à bord d’une belle voiture anglaise dont j’ai oublié la marque ; à la vue de cet engin si bleu et à la coque si basse, j’eus une envie irrésistible de me mettre à son volant, mais je n’osais le demander, de peur d’avoir à en vouloir à mon oncle préféré, au cas où il aurait refusé de me le permettre ; mais il était tellement fin et mon envie transpirait tellement à travers mon attitude, qu’il me présenta les clés, le bras tendu, affichant un sourire de fierté légitime…

 

J’avais déjà conduit quelques voitures, mais ce fut la première décapotable anglaise à bord de laquelle, j’eus le plaisir de parader sur l’unique route de la plage, alors vierge de tout autre véhicule…

 

Encore plus tard en 1963/64, au moment où j’attrapai, au Kef, l’une de mes horribles angines qui me mettaient totalement à plat pendant ma jeunesse, au point que je devenais une véritable loque incapable de faire quelques pas, c’est encore mon oncle Mohamed qui, obéissant sans discuter, à mon père, s’était déplacé de Tunis, pour me ramener à Nabeul, sachant que j’aurais été incapable de conduire ma Borgward.

 

Il le fit, en me reprochant quelque peu mon irresponsabilité, mais il le fit sans se faire prier, alors qu’il aurait pu invoquer n’importe quelle excuse pour échapper à cette corvée à laquelle il n’était en aucune façon obligé, en dehors d’accéder au désir de son frère aîné…

 

Et plus tard encore, en 1966, lors de la dernière maladie de mon père, mes oncles Mohamed et Tahar, qui étaient alors devenus des personnalités nationales de premier rang, nous aidèrent moralement, à faire face à cette catastrophe.

 

Tout cela pour préciser que jusqu’à cette sordide affaire d’héritage dont on voulait nous dicter les conditions, mon oncle Mohamed était pour nous tous, et plus particulièrement pour moi, l’objet d’amour quasi-filial et d’admiration profonde ; mais dorénavant, il semblait avoir pris fait et cause pour sa mère contre ses neveux et la veuve de son frère, ce qui pourrait à la limite se comprendre si ceux-ci avaient été dans leur tort, ce qui n’était pas du tout le cas à mes yeux ; et je décidais de prendre la relève de Bédye.

 

Je pris rendez-vous avec mon oncle Mohamed pour tenter de trouver un terrain

d’entente.

 

Les premières discussions que nous eûmes, se déroulèrent soit dans sa voiture soit dans la mienne, pendant que l’un ou l’autre conduisait, avec des pauses à la plage ou en périphérie de Nabeul pour des échanges de plus en plus tendus.

 

Chacun restait sur ses positions, lui, réclamant vigoureusement la maison de la plage '‘pour sa mère’' et continuant à proposer des compensations pécuniaires, moi essayant de lui démonter, chiffres estimatifs en mains, que dans le meilleur des cas pour elle, une partie importante de la  sénia de Sidi Achour  devait normalement la satisfaire, soulignant qu’en aucun cas, l’oliveraie de ma mère ne devait entrer en compte dans l’héritage, étant sa propriété exclusive et enregistrée en son nom propre… ce qu’il continua de contester contre vents et marées.

 

Au bout de plusieurs rencontres stériles, mon oncle qui était diabétique, comme le fut mon père avant lui, commença à s’énerver et à très mal réagir dans cette situation conflictuelle où il s’était engagé pour défendre les intérêts de sa mère, et ce suite au refus de ses frères et sœurs d’apporter à cette dernière un soutien déterminant.

 

Il commença à avoir des mots assez durs, me menaçant de recourir aux tribunaux pour nous obliger à céder la maison de la plage à sa mère ; je réagis aussitôt de façon encore plus dure et plus directe, en l’accusant de batailler pour obtenir cette maison, non pas pour sa mère, qui n’en avait rien à faire à près de 87 ans, mais pour lui-même, parce qu’il  n’avait pas fait construire de maison à la plage de Nabeul ; et qu’il nous avait toujours jalousés pour cela !

 

En fait, je savais que même si j’avais été un peu dur en portant cette accusation de jalousie, certains faits allégués étaient parfaitement exacts et que, lorsqu’il avait cherché à acquérir un terrain proche de note maison, il n’y en avait pratiquement plus un seul à vendre.

 

Mon père étant l’aîné de ses frères, fut le premier à entrer dans la fonction publique et le premier à acheter un terrain pour y construire une maison à la plage de Nabeul, et ce,  en 1950/52, à une époque où certains nabeuliens trouvaient bizarre de construire une maison pour y passer un ou deux mois et la laisser fermée le reste de l’année…

 

Son frère cadet, mon oncle Hédi qui épousera Ella Zeïneb Kaak, sera le premier à l’imiter ; et mon père sera heureux de l’appuyer et de lui faciliter l’achat d’un terrain équivalent au sien auprès du même propriétaire juif nabeulien ; et ainsi les deux frères purent passer leurs vacances d’été l’un auprès de l’autre, durant de nombreuses années…

 

Mon oncle Tahar fut le deuxième qui se décida à acheter un terrain proche de ceux de ses frères, mais pour des raisons que je ne connais pas, il ne s’est jamais décidé à y construire…

 

Afifa ma tante paternelle préférée fit également acheter à son mari feu Si Abdelkader El Gouddi, ancien  chef greffier du tribunal de Grombalia et Imam orateur de l’une des mosquées principales de Nabeul, un terrain proche sans y avoir construit non plus, à ce jour…

 

Papa malade en 1965, avait prêté notre maison à oncle Tahar  pour y passer ses vacances avec sa famille.

 

Et en 1966, mon oncle Mohamed, ayant vainement cherché à trouver un terrain à acheter, avait eu quelque scrupule à demander à son frère aîné, alors mourant (il décédera en mai), ni à sa famille endeuillée durant l’été de la même année, de pouvoir passer des vacances dans cette maison de plage qu’il semblait convoiter.

 

Il ne s’était pas non plus décidé alors à demander à mon oncle Hédi de pouvoir passer quelques temps dans la sienne…Il s’y décidera plus tard, précisément durant l’été 74, dans des conditions sur lesquelles je reviendrais plus loin si Dieu me prête vie jusque là[3].

 

Toujours est-il qu’en cette triste année 1967, les rapports étaient définitivement envenimés dans cette famille élargie au sein de laquelle, je m’étais imposé comme défenseur acharné contre mon oncle Mohamed représentant les intérêts de sa mère Khadouja.

 

En ces temps là, Golda Meyer, Premier ministre d’Israël et Moshé Dayan, son ministre de guerre, menaient la vie dure au peuple palestinien que leurs successeurs continuent d’écraser et de massacrer  de nos jours ; et c’est tout naturellement, qu’ayant déjà hérité de la propension de ma mère à coller des étiquettes et des surnoms sarcastiques à certaines personnes peu appréciées, je décernai d’une manière quelque peu outrancière, le surnom de Golda Meyer à ma grand-mère qui rappelait l’israélienne par sa cruauté mentale, sans oser toutefois traiter de Moshé Dayan, mon oncle Mohamed, qui eut le tort de défendre trop partialement sa mère.

 

Dieu nous pardonne tous nos excès et tous nos torts respectifs !

 

Pour la petite histoire, cette question d’héritage connut un premier épilogue, conclu en ce qui concerne ma grand-mère, après quatre ou cinq années et de nombreux procès,[4]par l’attribution à cette dame au cœur de fer, de près du tiers de la surface de la sénia de Sidi Achour, sénia que j’avais pourtant fini de proposer de lui attribuer en totalité, afin d’éviter de recourir aux tribunaux, ce que Golda Meyer et mon oncle Mohamed avaient refusé, réclamant vaille que vaille la maison de la plage…

 

Dieu a voulu que ni Khadouja alias Golda, ni mon oncle Mohamed ne pussent bénéficier d’un centime de la vente de leur quotepart de cette sénia, puisque la somme qui en résulta fut dépensée en totalité pour désintéresser l’Etat dans une affaire de mauvaise gestion dans laquelle s’était trouvé impliqué à tort ou à raison, un autre de mes oncles …

 

Et malheureusement, cette lamentable question d’héritage paternel continue à ce jour, en 2006, à avoir des retombées délicates et complexes mettant en conflit larvé, d’autres cohéritiers, péripéties sur lesquelles je reviendrais peut-être…  

 

*********

Je suis convaincu que des centaines de familles tunisiennes ont eu à connaître des conflits d’intérêts analogues, à la suite de liquidations d’héritages et autres ; et que cela continuera d’arriver, dans les meilleures familles de par le vaste monde ;  seule une petite minorité des divers ayant-droits, se convaincra du fait, maintes fois avéré, qu’un mauvais partage vaut mieux qu’un bon procès.

 

Ainsi va la vie des hommes, ainsi va la vie des femmes…

 

 

 

[1] La terrasse était relativement haute, les échelons trop espacés et mes jambes, alors frêles et maigrichonnes.

 

 

[2] Cette sénia  était en fait un beau verger contenant et des arbres fruitiers et des oliviers centenaires…

 

 

[3] Le 14 juillet 1974, alors que son frère Mohamed occupait la maison pour des vacances, mon oncle Hédi, venant spécialement de Radés pour se baigner à Nabeul accompagné de son seul tout jeune fils Ali, incapable de l’assister,  eut un malaise et se noya le plus bêtement du monde à quelques mètres de sa propre maison…

 

 

[4] Première instance, appel et cassation.

 

 

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T
<br /> Je voudrais bien savoir ce que je n'ai pas pu savoir auparavant, maintenant je n'ai plus personne qui pourrait m'expliquer certaines choses... Tu pourrais me traumatiser, "it's Ok, i'm ready"...<br /> n'hésite plus, j'ai besoin de comprendre pour pouvoir avancer car je ne te cache pas, il y à des choses qui me tracassent et qui m'empèchent de dormir parfois... Mais ça ira Inchalah.<br /> <br /> <br />
Répondre
T
<br /> Tout ce que mon oncle a raconté montre qu'en fait j'ai raison d'avoir certaines accusations et condamnations même vis à vis de certains membres de la famille Haouet ainsi que Turki... Ce qui est<br /> arrivé aux enfants de Fethi ressemble bcp à ce qui est arrivé aux enfants de Hmaïda, allah yarhamhom, mais biensûr avec des pourcentages différents. Sinon ma grand mère Monjya allah yarhamha n'a<br /> jamais été Golda, et je ne peux pas non plus désigner l'un de mes oncles par Moshé Dyan... Sinon je me demande pourquoi si mes oncles ont vécu ce genre d'histoires n'ont pas pû se voir en nous et<br /> n'ont pas pû nous soutenir comme il faut, et pourquoi jusqu'à maintenant après le décès de papa depuis 2003 mes oncles ne nous redent visite que rarement et pour parler que trop peu... Pourquoi mes<br /> oncles ont commis des fautes qui ressemblent en quelque sorte à celles de leurs propres oncles (ceux qui ont commis des fautes, je ne parle pas de tout le monde)... Plusieurs passages dans ce que<br /> je viens de lire m'ont trop touché, parce qu'en fait décrivent en quelque sorte mes propres sentiments ainsi que ce que nous avons vécu, nous les enfants de Fethi et sa veuve Nadia ou comme a pu la<br /> nommer quelques uns par DAHYA, rien que parce qu'elle a voulu défendre sa famille et ses enfants qui à un certain moments étaient menacés par certains faits...<br /> J'espère que mon oncle ne va pas s'énerver contre moi à cause de ce que je viens de dire, car je ne comptais pas le dire, mais ce que je viens de lire m'a encouragé à le dire...<br /> Une dernière remarque: il m'arrive de détester le fait d'être Haouet et le fait d'être lié à la famille Turki par des liens de parenté, et surtout aussi le fait d'être tunisienne et arabe.<br /> <br /> <br />
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F
<br /> <br /> Tu as le droit de penser ce que tu veux, mais saches que même en écrivant certaines choses, j'évite d'en dire d'autres qui pourraient te traumatiser personnellement, parce qu'il y a des choses<br /> que tu ignores, tu n'étais qu'un bébé innocent; et jusqu'aujourd'hui j'hésite à t'expliquer pourquoi, ce qui reste de tes oncles sont un peu bloqués quand il s'agit d'extérioriser leurs<br /> sentiments...<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br />